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Systèmes d'information

Expérience réussie de télépsychiatrie au CH de Lannemezan

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(Par l'envoyée spéciale de TICsanté, Elodie GRANGE)

AVIGNON, 18 novembre (TICsanté) - Le Dr Dominique Boyer a fait part de son expérience sur l’utilisation de la télépsychiatrie au CH de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), lors des 17èmes journées nationales des Technologies de Communication Hospitalière d’Athos, la semaine dernière à Avignon.

La télépsychiatrie a beaucoup de mal à s’implanter en France, alors qu’elle devrait être un soin sur mesure pour les psychiatres, affirme le Dr Boyer. En effet, ces spécialistes se déplacent beaucoup et connaissent de nombreux imprévus. Pourtant, la télépsychiatrie est aujourd’hui loin de faire l’unanimité. Son utilisation génère quelques difficultés, reconnaît-il.

La psychiatrie est une spécialité qui souffre de la carence en praticiens, rappelle-t-il et gagne à devenir interactive. "La journée d'un psychiatre hospitalier, c’est au minimum trois coups de téléphone par jour du personnel soignant pour informer qu’un malade va mal…", cite-t-il en exemple. Dans ce contexte, la télépsychiatrie pourrait alors présenter un intérêt réel et permettre une véritable interactivité, ainsi que la prise rapide de décisions, assure-t-il.

Après discussions avec le Professeur Lareng, directeur de l'Institut européen de Télémédecine au CHU de Toulouse, le Dr Boyer a obtenu il y a environ un an que la télépsychiatrie soit utilisée à titre d’essai et de manière irrégulière au CH de Lannemezan, pour une dizaine de patients en psychothérapie. Les infirmiers suivent ces patients sur place une à deux fois par semaine et Dominique Boyer, chargé de superviser la psychothérapie, une fois par mois à travers un écran. Il est d’ailleurs le seul médecin à utiliser cet outil au sein de l’établissement.

La télépsychiatrie lui offre ainsi la possibilité de discuter à distance avec ses patients, ce qu'il estime être très pratique. "Cela évite les déplacements, permet de gagner du temps et d'avoir plus de disponibilité à l’hôpital", commente-t-il.

Toutefois, bon nombre de psychiatres restent réticents vis-à-vis de cette technologie. Ils parlent de "dénaturation de la relation entre le patient et le praticien", alors que pour le Dr Boyer, elle peut aider à l’épanouissement du patient. Il "semble moins nerveux et plus paisible que lors d’un face à face", fait-il observer. Les entretiens en télépsychiatrie sont d'ailleurs généralement plus courts, ajoute-t-il. Il n'est pas forcément "mauvais ou décadent qu'un contact se fasse par l'intermédiaire de la télépsychiatrie", estime-t-il.

"Cette réticence est peut-être également due au fait que les psychiatres craignent que les administrations contournent la pénurie de praticiens en mettant en place ces technologies nouvelles", avance-t-il.

Pour lui, la télépsychiatrie représente un outil véritablement différent du téléphone. "Grâce à l’image, le praticien peut aider son patient à distance". Une image qui n'est pas forcément très bonne, admet-il. "Les mouvements sont un peu ralentis, il y a également un problème d'éclairage". Il faut impérativement essayer d'obtenir "la meilleure image possible", afin d'oublier la distance et de se concentrer sur le contenu du discours, explique-t-il.

Une maison de retraite de la région est actuellement en train de s’équiper et Dominique Boyer a formulé le souhait que la télépsychiatrie soit également réactivée en prison, ce qui, selon lui, enlèverait du stress au praticien. Mais à ce jour, une telle mesure apparaît laborieuse.

Les premiers résultats de cette expérience au CH de Lannemezan se révèlent néanmoins positifs et le Dr Boyer espère que d’autres établissements de santé s’équipent. La télépsychiatrie peut, en outre, être parfaitement en harmonie avec une psychothérapie. "En effet, la possibilité d’enregistrer la situation et de pouvoir visualiser ensuite le film, peut se révéler intéressante et permettre de retravailler avec le patient", souligne-t-il./eg/ajr

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