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E-santé

La pérennisation de la télémédecine doit permettre d'améliorer la santé respiratoire (association de patients)

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PARIS (TICsanté) - L'association Santé respiratoire France a appelé les pouvoirs publics à pérenniser la télémédecine afin d'améliorer la prise en charge des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et de manière plus générale la santé respiratoire, à l'occasion de ses rencontres annuelles mi-octobre.

Habituellement accueilli par le Sénat, ce colloque s'est déroulé le 16 octobre en visioconférence en raison de la reprise de l'épidémie de Covid-19. "La crise sanitaire a d'ailleurs favorisé l'accessibilité à des innovations organisationnelles ou technologiques comme la télémédecine, grâce à des dérogations", a rappelé le président de l'association, le Dr Frédéric Le Guillou.

"Cette tendance rejoint nos propositions formulées en 2019 de concevoir et expérimenter de nouveaux outils intégrés dans le parcours de soins des patients", a-t-il fait observer. "Une dynamique est en marche. Il faut à présent maintenir un haut niveau de pratique de la télésanté en ville et à l'hôpital, promouvoir une mise en oeuvre territorialisée favorisant l'accès aux soins."

"Il est important et urgent de repenser l'accès à la santé respiratoire que ce soit par la téléconsultation, la télé-expertise, la télésurveillance et d'autres objets connectés", a ajouté le vice-président de Santé respiratoire France, Vincent Daffourd, patient respiratoire.

Il a rappelé que pendant le confinement, selon les résultats d'une enquête menée auprès de quelque 600 patients, 42% ont déclaré avoir annulé ou reporté une consultation prévue avec le pneumologue et 24% ont testé à cette occasion la téléconsultation.

Elle peut être "un gage de continuité du parcours de soins pour tous, à condition d'être financée par l'assurance maladie sans reste à charge pour le patient". "La multiplication des points de téléconsultation physiques (cabines connectées, par exemple) est un autre moyen d'éviter les ruptures de soins, notamment dans les déserts médicaux. Les établissements hospitaliers et la médecine de ville n'ont pas d'autre choix que de prendre le virage du numérique et d'adopter des solutions pour une meilleure qualité de suivi de leurs patients malades chroniques."

Lors d'une table ronde, Grégory Tempremant, pharmacien et président de l'union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens des Hauts-de-France, a confirmé qu'il était possible notamment d'assurer des télésoins à l'officine pour un bilan partagé de médication ou un entretien pharmaceutique. Il est également possible de faire intervenir une infirmière à domicile pour assister le patient dans une téléconsultation s'il n'est pas habitué.

"Tous les patients ne sont pas des geeks et pour ceux-là, on a davantage développé les consultations téléphoniques", a fait observer le Dr Bruno Stach, président du Syndicat de l'appareil respiratoire. Il a également considéré qu'il fallait que la téléconsultation par vidéo ou par téléphone ainsi que la primo-consultation soient autorisées pour l'ensemble des professionnels de santé, avec une traçabilité.

Responsable du département des prestations et maladies chroniques à la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), Stéphanie Schramm a également estimé que "des barrières étaient tombées chez les professionnels de santé mais [que] la fracture numérique restait forte chez les patients". "Il est important de conserver une offre présentielle, en temps de crise ou sur des territoires mal couverts."

Concernant la télésurveillance, le Dr Stach a rappelé que pour le moment elle ne s'applique qu'aux patients atteints de BPCO sous ventilation non invasive dans le cadre du programme Etapes (Expérimentations de télémédecine pour l'amélioration des parcours en santé), "dont les résultats sont attendus prochainement". Le souhait est de l'élargir à un plus grand nombre de patients, en particulier ceux atteints de BPCO.

"Toute proposition d'expérience sera bien accueillie par les agences régionales de santé pour les patients insuffisants chroniques à connotation médico-économique sévère", poursuit-il dans le dossier de presse. Pour cela, les objets connectés permettront un suivi personnalisé au domicile des patients ou dans des structures allégées.

Développer la réadaptation, à distance ou non

Outre la téléconsultation, la télésurveillance et la télé-expertise ("des avenants conventionnels vont être signés prochainement", a indiqué le Dr Stach), l'association demande de développer également en urgence la réadaptation respiratoire (en particulier la télé-réadaptation). C'est un "pilier" de la prise en charge des insuffisants respiratoires chroniques qui profite seulement à moins de 10% des patients, alors que son efficacité est démontrée.

Là encore, l'épidémie de Covid-19 et le confinement ont mis en exergue les besoins en réadaptation respiratoire et en activité physique adaptée au domicile des patients, coordonnées à distance par les kinésithérapeutes.

Dans son dossier de presse, l'association rapporte l'expérience de FormAction Santé, une équipe mobile proposant de la réhabilitation respiratoire à domicile dans le Nord et le Pas-de-Calais. Avec la fermeture de quasiment tous les centres ambulatoires de réadaptation respiratoire pour les réserver aux patients ayant des formes sévères de l'infection, "la crise sanitaire a mis en exergue l'importance du domicile et de la téléréadaptation comme alternatives utiles et efficaces", commente le Dr Jean-Marie Grosbois, responsable de FormAction Santé.

"La pandémie a accéléré considérablement l'essor du domicile et de la réadaptation par tous les moyens permettant d'entrer en relation avec les patients: téléphone, visio par smartphone ou ordinateur. Sur les 64 stages en cours le 17 mars, 58 ont été terminés durant le confinement, 6 patients ayant préféré le reporter après le déconfinement. Durant le confinement, 63 diagnostics éducatifs ont été réalisés, 47 stages débutés et 16 patients ont préféré attendre la fin du confinement pour le mettre en place. Il s'agissait majoritairement de patients respiratoires chroniques non Covid."

L'intervention consistait en un à deux contacts par semaine, d'une quinzaine de minutes à une heure selon les besoins, consacrés à de l'éducation thérapeutique et à de l'approche motivationnelle et comportementale. Des vidéos d'activités physiques adaptées étaient disponibles sur le site internet et deux personnes de l'équipe passaient au domicile des patients, une à deux fois au cours du stage, afin de déposer du matériel et des outils éducatifs, et de s'assurer que le stage était correctement suivi.

Une partie non négligeable des patients ne disposaient pas d'internet ou d’applications comme WhatsApp, nécessitant des adaptations, précise le Dr Grosbois. Pour Santé respiratoire France, la télé-réadaptation est utile mais doit être associée à du présentiel, que ce soit au domicile ou en structure hospitalière à temps complet ou à temps partiel.

Durant la crise du Covid-19, la direction générale de l'offre de soins (DGOS) a encouragé la diffusion de la télé-réadaptation. "Un retour d'expériences est en cours d'analyse, qui aboutira sans aucun doute à des propositions de ce type de prise en charge pour des typologies de patients à définir, de même que pour la réadaptation à domicile", de manière à proposer des réponses adaptées aux besoins, dans le cadre du parcours de soins", poursuit l'association.

Au-delà de la télémédecine, l'association plaide pour une meilleure prise en charge de la santé respiratoire, rappelant l'importance d'une détection précoce des patients, de l'environnement et des polluants, notamment sur les exacerbations, ainsi que de la prévention.

"Il faut trouver de nouvelles solutions avec le médecin et le patient sur des éléments connus du parcours, comme le dépistage, les hospitalisations ou la réadaptation respiratoire, afin d'améliorer la prise en charge et la qualité de vie des malades", a indiqué la responsable du département des prestations et maladies chroniques à la Cnam.

"L'un des leviers chez les professionnels de santé est de renforcer la coordination dans un cadre conventionnel, au sein de nouvelles structures comme les maisons de santé pluriprofessionnelles ou les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), ou le développement des nouveaux métiers", a-t-elle ajouté.

Une autre association, "Josiane Salone, tous unis contre la BPCO", a par ailleurs lancé un appel au dépistage systématique de la BPCO, le 15 octobre dans un communiqué, en amont de la journée mondiale de lutte contre cette maladie, qui se tient le 21 novembre. Une part importante des malades reste sous-diagnostiqués.

Luu Ly Do Quang

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