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Systèmes d'information

L'Agence du numérique en santé publie son rapport d'activité pour 2019

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PARIS (TICsanté) - Urbanisation des systèmes d'information (SI) en santé, interopérabilité des SI et cybersécurité... L'Agence du numérique en santé (ANS, ex-Asip santé) a publié le 21 septembre son rapport d'activité pour 2019, une année placée sous le signe de la transformation numérique du système de santé.

Annoncée par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, le 25 avril lors de la présentation de la feuille de route du numérique en santé, l'Agence des systèmes d'information de santé partagés (Asip santé) est devenue le GIP "Agence du numérique en santé" (ANS) le 20 décembre 2019, après la publication au Journal officiel (JO) d'un avenant à la convention constitutive de l'Asip santé, rappelle-t-on.

Placée sous le pilotage de la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), l'agence est présidée par le Dr Jacques Lucas, ancien premier vice-président et délégué général au numérique du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) et est dirigée par Annie Prévot, ex-directrice générale déléguée de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) chargée des systèmes d'information, rappelle-t-on également.

Sa mission, définie par l'avenant publié au JO, est de "créer les conditions du développement des systèmes d'information, des services ou outils numériques utilisés dans le cadre de la prise en charge sanitaire et du suivi social et médico-social des usagers du système de santé, pour la coordination des actions des professionnels y concourant, ainsi que pour la télésanté, la recherche, le dépistage et la prévention, la veille et l'alerte sanitaires".

Tout au long de l'année 2019 et jusqu'à la transformation de l'Asip santé en ANS, la structure a œuvré à la mobilisation de l'écosystème et au renforcement de la gouvernance du numérique en santé, premiers actes de la feuille de route ministérielle.

Sur le terrain, l'ANS a contribué à "l’enrichissement des référentiels de sécurité, d’interopérabilité et du référentiel d’acteurs de santé RPPS+. Elle a mis en production Pro Santé Connect' permettant l’authentification par e-CPS, lancé des audits de cybersurveillance et élargi son accompagnement en cybersécurité au secteur médico-social", a-t-elle énuméré dans son rapport d'activité.

L’agence a mis en place un service de gestion des terminologies de santé et a lancé en concertation le référentiel fonctionnel socle de la télémédecine, elle a aussi activement travaillé au déploiement de la MSSanté (espace de confiance "messagerie sécurisée de santé"), a apporté son appui à l’élaboration et la concertation de la doctrine technique du numérique en santé et a créé l’outil 'Convergence' pour mesurer la conformité des solutions à cette doctrine.

"Pendant l’année 2019, cette feuille de route a été présentée et débattue au plus proche du terrain auprès de l’ensemble de l’écosystème dans le cadre du Tour de France de l'e-santé, emportant une adhésion massive. De même, des ateliers citoyens du numérique en santé ont été organisés sur les territoires afin de recueillir les attentes de la population en la matière. Cet alignement de tous les acteurs lance à présent une nouvelle phase pour 2020 avec le déploiement des différentes actions sur le terrain", a annoncé l'ANS.

La dynamique se poursuit en 2020

L'ensemble de ces outils est amené à évoluer et continue d'être mis à jour en 2020, une année, notamment, "marquée par l’accélération du déploiement de l’identifiant national de santé (INS) dans les logiciels et systèmes d’information de santé comme prérequis indispensable à un développement cohérent de l'e-santé en France", a-t-elle souligné dans son rapport.

Plusieurs expérimentations sont également prévues ou menées cette année concernant, par exemple, le portail de signalement des événements sanitaires (PSIG) ou l'Annuaire santé pour les professionnels (testé à la fin de l'année), a-t-on également appris.

Une mise à jour de plusieurs référentiels contenus dans la politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) est prévue en 2020 "pour les aligner avec les principes décrits dans la doctrine technique" et "la gouvernance sera renforcée".

Concernant le cadre d’interopĂ©rabilitĂ© des systèmes d’information de santĂ© (CI-SIS) : la gouvernance de l’interopĂ©rabilitĂ© sera" Ă©largie aux maĂ®trises d’ouvrage et aux professionnels de santĂ©", a annoncĂ© l'ANS.

"Un espace de tests d’interopérabilité sera mis à disposition des industriels courant 2020." Cet espace permet de vérifier la capacité des services numériques à assurer l’interopérabilité de leurs documents et données de santé. Les résultats de ces tests seront publiés sur le site de l'ANS, "pour permettre aux utilisateurs finaux de vérifier le niveau d’interopérabilité de leurs solutions".

Le chantier de la cybersécurité se poursuit également. "L’année 2019 a permis d’éviter des conséquences nuisibles sur la prise en charge des patients face à une recrudescence des cyberattaques. En 2019, 300 établissements ont déclaré 392 incidents, soit une augmentation de 20% par rapport à 2018", a fait savoir l'ANS dans son rapport. Ce nombre d’incidents est majoritairement d’origine malveillante (43%).

Après avoir mené une campagne nationale de sensibilisation et d’information sur la cybersécurité à la fin de l'année 2019, l'agence poursuit en 2020 l’extension du dispositif de déclaration des incidents de sécurité à l’ensemble des acteurs de santé dont le médico-social et travaille à la mise en place d’un véritable service national de cybersurveillance en santé alors que la crise sanitaire du Covid-19 a provoqué une multiplication des attaques informatiques.

On peut également citer le développement -prévu- d'un répertoire opérationnel des ressources (ROR) national. Ce référentiel de données, déjà déployé dans chaque région, décrit l’offre de santé sanitaire et médico-sociale sur le territoire, rappelle-t-on. Dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de Covid-19, il a permis de répondre à un besoin de visibilité des lits formulé par les hôpitaux alors en tension.

Toujours dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire, l'ANS s'est félicitée de voir le numérique en santé devenir "l’une des réponses" et s'est engagée à "poursuivre, déployer et accélérer" pour proposer des outils numériques en santé performants et opérationnels.

En interne, l'année 2019 a été marquée par 18 recrutements à l'ANS, pour un nombre moyen de 134 collaborateurs, a-t-elle également fait savoir dans une annexe du rapport.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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