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E-santé

Feuille de route numérique: la DNS présente un point d'étape

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PARIS (TICsanté) - Les responsables ministériels du numérique en santé, Dominique Pon et Laura Létourneau, ont présenté le 18 juin un point d'étape sur les différents chantiers engagés par la délégation du numérique en santé (DNS) autour de la feuille de route du numérique en santé, à l'occasion d'un Conseil du numérique en santé (CNS) organisé en ligne et au ministère des solidarités et de la santé.

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a ouvert la matinée en saluant "une filière [de l'e-santé] riche de promesses" et un "écosystème dense et riche".

Il a insisté sur le besoin de "confiance" des patients comme des professionnels de santé, qui repose sur "l'éthique et la sécurité".

"Les outils numériques ont été parmi les premiers gestes barrières pour les professionnels de santé", a-t-il ajouté. "S'il fallait trouver une vertu à l'épidémie [de Covid-19], c'est d'avoir révélé la pertinence de certaines pratiques numériques, notamment la télémédecine."

Jusqu'à 1 million d'actes de télémédecine par semaine ont été enregistrés. A l'heure actuelle, plus de 600.000 actes ont lieu chaque semaine, a indiqué le ministre.

"Le numérique en santé est aujourd'hui à la croisée des chemins. Nous allons poursuivre nos efforts, notamment dans le secteur médico-social. Je souhaite que le déploiement de l'espace numérique de santé (ENS), du bouquet de services professionnels (BSP) et du Health Data Hub (HDH) soit mené à bien dans les 18 mois qui arrivent" comme le prévoit la feuille de route, a déclaré Olivier Véran.

2020, année de la mise en oeuvre de la feuille de route

La DNS a présenté les projets numériques lancés par les pouvoirs publics dans le cadre de l'appui à la gestion de la crise sanitaire.

Des représentants de la direction générale de l'offre de soins (DGOS), de la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), de l'Agence du numérique en santé (ANS, ex-Asip santé) et de la DNS ont détaillé les différentes actions de la feuille de route du numérique en santé.

Du fait de la crise sanitaire, les échanges ont été limités à des séries de questions-réponses. Le responsable ministériel du numérique en santé, Dominique Pon, a assuré que le CNS reprendra son rôle d'instance de coconstruction prochainement.

"L'année 2020 est celle de la mise en oeuvre de la feuille de route. L'e-santé doit pénétrer dans toutes les maisons pour préparer l'arrivée de l'ENS au 1er janvier 2022", a-t-il ajouté.

La Cnam a lancé fin mai un appel d'offres pour "la réalisation, l'hébergement, l'exploitation et la maintenance" de l'ENS d'un montant estimé à 156 millions d'euros et d'une durée de 3 ans. Ce marché sera notifié fin 2020, a-t-on appris lors du CNS.

La feuille de route est passée de 26 à 30 actions, mais ses cinq orientations restent identiques, a indiqué la déléguée ministérielle du numérique en santé, Laura Létourneau.

"L'agenda sera tenu" malgré l'épidémie de Covid-19, ont-ils souligné.

Parmi les nouveautés annoncées lors de ce CNS, la doctrine technique du numérique en santé (action n°3) doit être mise à jour d'ici fin 2020.

Des audits de cybersurveillance doivent être menés dans 44 groupements hospitaliers de territoire (GHT) en 2020 (action n°5).

Le dispositif de déclaration des incidents de cybersécurité doit être étendu progressivement au secteur médico-social.

Par ailleurs, "il n'y a pas eu d'augmentation importante des déclarations d'incidents pendant l'épidémie, mais une forte hausse de demandes d'accompagnement", a indiqué l'ANS.

En 2019, 392 incidents ont été signalés et 70 demandes d'accompagnements déposées à l'ANS. Au mois de mai 2020, 121 incidents ont été signalés et 39 demandes d'accompagnements.

Le référentiel national d'identitovigilance (action n°6), qui est soumis à concertation depuis le 18 juin, sera publié d'ici à la fin de l'année. Il sera opposable à l'ensemble des acteurs, l'obligation d'utiliser le numéro d'inscription au répertoire d'identification des personnes physiques (dit "NIR" ou numéro de sécurité sociale) comme identifiant national de santé (INS) ayant été reportée au 1er janvier 2021.

L'expérimentation e-carte Vitale, suspendue du fait de l'épidémie, a redémarré le 15 juin. Elle sera étendue à 10 nouveaux départements en avril 2021.

L'enregistrement des acteurs du secteur médico-social et social dans le Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) débutera fin 2020 (action n°8). Les infirmiers y seront ajoutés en 2021, et le fichier Adeli (Automatisation des listes) doit être mis hors service.

Près de la moitié des établissements de santé utilisent une messagerie sécurisée de santé

Concernant les messageries sécurisées de santé (MSsanté, action n°11), une messagerie permettant aux patients de contacter directement un professionnel de santé sera expérimentée "en conditions réelles" d'ici fin 2020.

Exactement 1.429 établissements de santé, soit 44,6% d'entre eux, sont aujourd'hui connectés à "l'espace de confiance" MSsanté, de même que 199 laboratoires de biologie médicale (44,4%) et 230.000 professionnels de santé libéraux (60%).

Environ 2,5 millions de messages sont échangés chaque mois par ce biais.

Depuis le dernier CNS, le bilan de l'e-prescription est "positif", a indiquĂ© Annelore Coury, directrice dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la gestion et Ă  l'organisation des soins Ă  la Cnam. Les syndicats de mĂ©decins et de pharmaciens sont ouverts Ă  une extension de l'expĂ©rimentation, a-t-elle indiquĂ©. Une rĂ©union concernant le dĂ©ploiement gĂ©nĂ©ralisĂ© du dispositif aura lieu fin octobre.

Depuis le début de l'expérimentation dans les départements du Maine-et-Loire, de la Saône-et-Loire et du Val-de-Marne, 117.200 e-prescriptions ont été réalisées par 64 médecins et 48 pharmacies.

Une première réunion concernant l'élargissement du dispositif au-delà du médicament est prévue début août.

Concernant les outils de coordination e-parcours (action n°15), 128 projets territoriaux ont été financés à hauteur de 92,4 millions d'euros, dont 57 millions déjà versés en amorçage et 9 millions pour l'atteinte des cibles d'usage.

Le décret autorisant la mise en production du Health Data Hub (action n°18) est attendu cet été. La plateforme doit accueillir 11 bases de données Covid-19 supplémentaires et 18 nouveaux projets pilotes, a-t-on appris lors du CNS.

Les premières cibles d'usages du programme Hop'EN (hôpital numérique ouvert sur son environnement, action n°20) seront atteintes fin 2020. Malgré l'épidémie, "les établissements ont tenu les délais".

Dans le cadre du plan ESMS numérique (action n°21), le lancement de projets pilotes est attendu en février 2021.

L'appel à candidatures d'établissements pilotes pour la certification des systèmes d'informations (action n°22) sera lancé en septembre 2020. Les candidats seront sélectionnés en novembre, et les tests du référentiel de certification débuteront en janvier.

L'outil convergence, qui "assure le respect de conformité et de convergence à la doctrine technique" (action n°23), a été complété par 14 groupements régionaux d'appui au développement de l'e-santé (Grades) et agences régionales de santé (ARS). Les trois dernières le complètement actuellement.

Cet outil a été ouvert à une vingtaine d'industriels pilotes pour une phase de test le 15 juin, avant une ouverture complète à la rentrée.

Un "appel à témoignages sur les bénéfices de l'e-santé", ouvert aux patients et aux soignants, a été lancé (action n°24).

Enfin, des "trophées de la e-santé" seront remis le 10 décembre 2020 à des acteurs publics et privés du secteur.

LĂ©o Caravagna
leo.caravagna@apmnews.com

http://www.computer-engineering.fr/

Politique

Le Conseil du numérique en santé se met en ordre de bataille

PARIS (TICsanté) - La deuxième réunion du Conseil du numérique en santé (CNS) qui s'est tenue le 20 février a été l'occasion pour les responsables ministériels du numérique en santé, Dominique Pon et Laura Létourneau, de faire un point sur l'avancement de la feuille de route numérique et de participer à la structuration des quatre groupes de travail thématiques du CNS et de la cellule éthique du CNS.

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En bref

Carlos Jaime à la tête d'un groupe de travail du Conseil du numérique en santé (CNS)

Directeur général de l'éditeur informatique InterSystems, Carlos Jaime a été désigné par le Conseil du numérique en santé (CNS) pour piloter un groupe de travail autour de la thématique "développement économique des entreprises en France et à l’international", a annoncé InterSystems le 23 janvier.

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