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Systèmes d'information

Le nombre de Samu connectés au portail SI-Samu multiplié par trois en 2 mois

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PARIS (TICsanté) - Le nombre de Samu connectés au portail SI-Samu "a été multiplié par 3 en 2 mois", passant de 25 à 77, a indiqué Nicolas Billaudé, responsable du déploiement du SI-Samu à l'Agence du numérique en santé (ANS, ex Asip santé), le 5 juin à TICsanté.

Le déploiement du SI-Samu a connu une "forte accélération" due à la crise du Covid-19. "Nous avions moins de 25 Samu opérationnels avant" l'épidémie, a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, 77 Samu et 10 agences régionales de santé (ARS), représentant "5 régions complètes", sont connectés au portail SI-Samu, a complété le directeur du programme, Mikaël Uguen.

Pour répondre aux demandes en forte augmentation, "nous avons revu et allégé le processus de déploiement, et connecté les personnes les plus pertinentes au portail dans les Samu: les directeurs, les directeurs adjoints et les référents SSE [situation sanitaire exceptionnelle]. Ils ont pu créer des événements, gérer leur salle des renforts, partager des informations avec leurs équipes…", a ajouté Nicolas Billaudé.

"Pour la gestion des transferts complexes de la région Grand Est vers les zones moins tendues, le portail a permis de créer du lien entre les régions Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Bretagne et Grand Est, qui disposaient d'un seul outil de communication."

La crise du Covid-19 "a permis de faire entrer le portail dans un usage quotidien et d'adopter des usages qui n'étaient pas intuitifs", a-t-il estimé.

"Le retour d'expérience de l'attentat du Bataclan a montré que l'outil de gestion de crise doit être le même que le logiciel du quotidien", a fait valoir le directeur adjoint du programme, Emmanuel Richard.

L'utilisation du SI-Samu est volontaire. "Evidemment, nous souhaitons un déploiement national et nous espérons que tous les Samu vont adhérer, mais nous ne voulons rien imposer", a-t-il ajouté.

"Le ralliement se fera par les usages et l'attractivité, notamment la possibilité d'avoir un support 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", a renchéri Mikaël Uguen.

Fin février, le Conseil d'Etat a rejeté la demande d'annulation du décret relatif au programme SI-Samu, initiée par plusieurs sociétés développant des logiciels pour les Samu, note-t-on.

Un programme de modernisation ambitieux

Initié en 2014, le programme SI-Samu a l'ambition de "fournir un système d'information [SI] centralisé à l'ensemble des centres Samu de France, qui vient se substituer à toutes les solutions individuelles", a rappelé son directeur.

"L'objectif est de moderniser l'outillage des Samu, de permettre la gestion de crise comme dans le cas du Covid-19, et la coopération territoriale en cas de crise locale."

Le programme repose sur deux outils: "une partie télécom d'acheminement des appels, et la création d'un système de régulation médicale".

Le premier outil, baptisé "OTN" (opérateur téléphonique national), vise à sécuriser l'acheminement des appels téléphoniques aux Samu et à fournir des statistiques sur les appels entrants. Cette solution est fournie par Orange Business Services (OBS), filiale du géant télécom Orange, a indiqué l'équipe SI-Samu.

Depuis janvier 2018, 16 Samu en sont équipés, et une trentaine de centres supplémentaires ont vocation à être équipés, a indiqué Mikaël Uguen. "OTN permet aussi de l'articulation entre les Samu, par exemple, de faire déborder les appels d'un premier Samu vers un second quand le second est fermé", a-t-il ajouté.

Le second outil est le portail SI-Samu.

Il regroupe "un ensemble d'outils collaboratifs pour fédérer les Samu, dont des outils de communication, une messagerie instantanée qui permettent de communiquer à l'échelon du plateau d'appels, local, régional ou national; des outils de gestion de crise, par exemple en cas d'épidémie ou d'attentat, qui permettent de créer un événement et d'organiser une communauté autour; une cartographie de cet événement, et des outils de reporting de l'événement pour les ARS", a déclaré Emmanuel Richard.

Le portail est opérationnel depuis janvier 2019 et déployé progressivement depuis cette date. Il est accessible en SaaS (software as a service), depuis un navigateur web.

La société Worldline, auparavant filiale de l'entreprise de services numériques (ESN) Atos, développe et héberge le portail.

De nouvelles fonctionnalités prévues dans les prochaines semaines

De nouvelles fonctionnalités sont ajoutées au portail au fil de l'eau, en parallèle du déploiement du SI.

La dernière en date, baptisée "Voir", est disponible depuis vendredi. Elle permet d'intégrer les solutions de vidéotransmission au SI-Samu pour faire de la visiorégulation, a expliqué l'équipe SI-Samu à TICsanté.

L'intégration de la vidéo-régulation correspond à la mesure n°6 du "pacte de refondation des urgences" présenté par l'ex-ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, en septembre 2019, rappelle-t-on.

La prochaine fonctionnalité déployée sera le "bandeau de communication". "C'est un outil graphique de gestion des appels: les transferts, les mises en attente…", a expliqué Mikaël Uguen. Le bandeau de communication "fait le lien entre la partie télécom et le monde applicatif", a-t-il ajouté.

Il sera déployé dans un premier centre pilote, le Samu de Mulhouse, à compter du 7 juillet, puis dans d'autres centres dans les prochains mois.

Grâce au bandeau de communication, "tout se fait à l'écran, il n'y a plus de téléphone physique", a indiqué Emmanuel Richard.

"La solution sait détecter la gravité des appels et les faire passer en priorité ou pas dans la file d'attente, grâce à un algorithme développé par Worldline sur la base des spécifications de l'ANS."

Par ailleurs, "une centaine de réunions ont été menées avec des équipes Samu de presque tous les départements pour prendre en compte les spécificités locales", a-t-il ajouté. "Par exemple, à Mulhouse, nous sommes en zone frontalière. Il a fallu ajouter une option de gestion de la langue de l'appelant."

Le système "reconnaît les appels perdus et facilite le rappel par l'assistant de régulation médicale", a ajouté Nicolas Billaudé. "Ça enlève une charge mentale très importante aux assistants de régulation. C'est un saut technologique par rapport aux autres éditeurs", a-t-il fait valoir.

Le programme SI-Samu a été lancé "notamment pour permettre la sécurisation des appels", a insisté Mikaël Uguen.

Cependant, le portail "n'est pas encore un logiciel de régulation médicale" (LRM) en tant que tel, a précisé le directeur. Pour l'heure, il est autonome par rapport aux LRM utilisés par les Samu, mais a vocation à les remplacer.

En septembre, une fonctionnalité de gestion des patients en situation de crise sera déployée dans tous les centres équipés du SI-Samu. Ce sera "le début du logiciel de régulation médicale", a indiqué Emmanuel Richard.

Par ailleurs, fin 2020, le portail SI-Samu sera équipé d'un "LRM secours", a-t-il fait savoir.

"Il s'agit d'une version 'light' du logiciel de régulation médicale, qui pourra être activée par le Samu en cas de problème ou de fragilité de leur solution actuelle et sera disponible en situation dormante via le portail." Les personnels du Samu seront formés pour pouvoir l'activer rapidement, sans faire appel à l'ANS, a-t-il précisé.

Enfin, "au niveau local, des indicateurs de suivi [des appels] seront proposés nativement par le LRM", a indiqué Mikaël Uguen.

Les données du LRM "sont prévues pour être exploitables". "Une des grandes ambitions du programme est de constituer une base de données des appels au Samu. Pour y parvenir, il faut déployer et généraliser le LRM, et collecter suffisamment de données pour qu'elles aient un intérêt scientifique", a-t-il ajouté.

La Société française de médecine d'urgence (SFMU) est associée au programme et "suit le projet", a-t-il complété.

LĂ©o Caravagna
leo.caravagna@apmnews.com

http://www.computer-engineering.fr/

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