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Systèmes d'information

Plan Hôpital 2012: huit centres hospitaliers de Poitou-Charentes vont se doter du dossier médical des urgences

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POITIERS, 28 octobre (TICsanté) - Le projet d'informatisation des services d'urgences en Poitou-Charentes ayant été retenu dans le cadre du plan hôpital 2012, huit centres hospitaliers vont être équipés d'ici l'été 2009 du logiciel libre DMU (Dossier médical des urgences), a-t-on appris auprès du Syndicat interhospitalier régional (SIR) Poitou-Charentes, chargé de piloter le projet.

Parmi les 250 premiers projets retenus dans le cadre du plan hôpital 2012 figure un vaste projet d'informatisation des services d'urgences de huit centres hospitaliers (CH) de la région Poitou-Charentes. Porté par le SIR sous l'impulsion de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), ce projet sera financé à hauteur de 834.000 euros, pour un investissement total de 1,39 million d'euros.

Alors que la plupart des centres hospitaliers français choisissent chacun leur propre logiciel de gestion des urgences et passent généralement par des éditeurs privés, le SIR a décidé d'uniformiser le système pour les huit centres hospitaliers de Poitou-Charentes n'étant pas encore informatisés et a opté pour le logiciel libre DMU.

Développé par le Centre de ressources en informatique hospitalière (CRIH) des Alpes pour le CHU de Grenoble, le DMU a l'avantage d'être le seul logiciel de ce type accessible sans coût de licence. Il équipe actuellement 32 services d'urgences en France. Les dix autres CH que compte Poitou-Charentes sont déjà équipés d'un des quatre logiciels de gestion des urgences actuellement sur le marché, dont la licence peut atteindre les 10.000 euros par poste informatique.

"Le logiciel DMU a l'avantage de pouvoir être intégré à la plate-forme de logiciels Cristal-Net qui équipera progressivement les CH concernés par le projet", explique Stéphane Cernon, chargé du pilotage du projet DMU au SIR, au cours d'un entretien accordé à l'APM. Cet ensemble d'applications, développé et mis en service au CHU de Grenoble, est également d'accès libre et regroupe plusieurs outils en Intranet, qui couvrent les principales activités des unités de soins et des urgences.

"L'installation de ces logiciels dans les divers services hospitaliers s'inscrit dans la mise en place progressive du dossier médical personnel, qui devrait être effectif courant 2010", précise Stéphane Cernon. Le DMU devrait être opérationnel avant l'été 2009 sur l'ensemble des huit centres hospitaliers. "Ensuite, il est prévu de passer à l'informatisation du circuit du médicament d'ici fin 2009", a-t-il ajouté.

INTEROPERABILITE SUR LA PLATE-FORME DE L'ARH

Selon le SIR, le DMU permet une prise en charge plus rapide du patient. Il allège les tâches administratives, en supprimant notamment les doubles saisies lors de l'identification du patient, et diminue le temps de génération des documents bureautiques, puisque leur édition est automatisée, tout comme celle des certificats et ordonnances. La mise en place du logiciel facilite également la communication entre professionnels et contribue à la "capitalisation" des échanges de pratiques.

Du côté de l'ARH et des responsables d'établissements, la volonté est d'améliorer, à travers ce logiciel, la veille sanitaire. Le DMU est en effet conçu pour que soient transmis automatiquement les résumés de passage aux urgences (RPU), ainsi que les informations ciblées, vers le serveur de veille de l'Observatoire régional des urgences (ORU) et de l'Institut de veille sanitaire (Invs), ce qui permettra un suivi régional des indicateurs d'alertes.

D'un point de vue technique, l'équipement informatique des services des urgences ne se cantonnera plus à la salle centrale, mais sera élargi aux box d'examen. Cette informatisation se traduira par une installation d'un poste informatique dans chacun des box. Les données inhérentes aux patients pourront ainsi être saisies par les urgentistes en temps réel.

Selon le Dr Jean-Luc Gadé, chef du service des urgences du CH de Royan, ce nouveau système "devrait apporter plus de rigueur dans les prescriptions, mais pas vraiment de gain de temps", compte tenu de l'accroissement continu de l'activité du service. Le SIR reconnaît qu'une "saisie complète des dossiers engendre une augmentation du temps passé à intégrer les informations", mais affirme que le gain de temps sera perceptible sur le long terme.

Pour ce CH où le nombre de passages aux urgences croît de 7 à 10% par an, avec un total de 19.000 passages en 2007, "le DMU aura l'avantage de faciliter l'évaluation médicale grâce à l'informatisation des données concernant les patients, qui font encore aujourd'hui l'objet d'une saisie fastidieuse", précise à TICsanté le Dr Gadé. "C'est une révolution intellectuelle qui va totalement reconsidérer notre façon de travailler, mais nécessitera une longue période d'adaptation", estime-t-il.

L'intérêt majeur soulevé par le Dr Gadé reste cette possibilité pour l'ARH de surveiller les flux d'activités de l'ensemble des établissements, par retour des données sur leur serveur et ainsi assurer une meilleure gestion des services hospitaliers. Encore faut-il que les problèmes de compatibilité entre les divers logiciels soient résolus, une mission qui a été attribuée au SIR, chargé d'assurer cette interopérabilité sur le portail des urgences de l'ARH./vr/ajr

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