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E-santé

Covid-19: un arrêté autorise le recours au télésoin pour les kinésithérapeutes

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PARIS (TICsanté) - Un arrêté publié au Journal officiel le 18 avril autorise le recours au télésoin par vidéotransmission pour les kinésithérapeutes.

Le texte modifie l'arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire qui précisait, dans son article 8, les dispositions relatives à la télésanté, rappelle-t-on.

"Considérant que la télésanté permet à la fois d'assurer une prise en charge médicale et soignante à domicile pour les patients présentant les symptômes de l'infection ou reconnus atteints du Covid-19 et de protéger les professionnels de santé de l'infection ainsi que les patients qu'ils prennent en charge", l'arrêté indique "qu'il y a lieu de prendre les dispositions nécessaires pour l'étendre aux activités des masseurs-kinésithérapeutes".

Ainsi, "à l’exclusion des bilans initiaux et des renouvellements de bilan", certains actes de masso-kinésithérapie peuvent être réalisés à distance par télésoin.

"La pertinence du recours au télésoin est déterminée par le masseur-kinésithérapeute", dispose l'arrêté.

Les actes "sont conditionnés à la réalisation préalable, en présence du patient, d'un premier soin par le masseur-kinésithérapeute".

Ils doivent être réalisés par vidéotransmission, en présence d'un des parents majeurs ou d'un majeur autorisé pour les mineurs, d'un aidant pour les patients présentant une perte d'autonomie.

Ils peuvent être facturés à l'assurance maladie.

L'arrêté dispose également que "les conventions des stagiaires associés peuvent être prolongées par avenant jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire".

Les organisations professionnelles saluent l'arrêté

Dans un communiqué publié le 18 avril, le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeute (Cnomk) s'est réjoui de la publication de cet arrêté, qualifié de "nécessité" par sa présidente, Pascale Mathieu.

L'ordre invite les kinésithérapeutes à "contacter leurs patients ayant interrompu les soins et à leur expliquer la possibilité de prise en charge par cette nouvelle modalité".

"Pour les nouveaux patients, il est également possible d'être pris en charge en télésoin un kinésithérapeute après une première séance au domicile", a déclaré le Cnomk.

"Les modalités de prise en charge par l'assurance maladie et par les mutuelles sont les mêmes que pour les consultations classiques", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué diffusé le 20 avril, la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) a qualifié le télésoin en kinésithérapie d'"avancée attendue dans la gestion de la crise du Covid-19", en particulier parce que cela "permet de diminuer la perte de chance et de prévenir le risque de séquelles fonctionnelles pour bon nombre de patients, tout en permettant d’assurer la continuité des soins". En outre, la publication de cet arrêté autorise la rémunération de tels actes de télésoins pratiqués "bénévolement jusque-là dans un souci permanent de suivi du patient", précise le syndicat.

Même si "cet outil ne remplacera jamais la prise en charge habituelle, il pourra cependant permettre d'assurer un suivi de l'évolution fonctionnelle du patient à distance, de rappeler les conseils d'hygiène de vie, de prophylaxie, d'éducation à la santé, et d’adapter les protocoles d'auto-rééducation", relève la FFMKR.

Le syndicat regrette néanmoins que le texte ne prévoit pas "la possibilité de réaliser des bilans et de laisser au seul kinésithérapeute l’appréciation de la pertinence du télésoin pour son patient, quelle que soit sa pathologie", alors qu'il l'avait demandée.

Les kinésithérapeutes, notamment par la voix du Cnomk, ont demandé le 13 mars dans une lettre au ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, de leur permettre "en urgence" de "pratiquer le télésoin", rappelle-t-on.

Deux organisations syndicales ont appuyé cette demande dans une lettre au ministre et au directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, le 14 avril.

Le Conseil d'Etat a rejeté le 9 avril une requête visant notamment à enjoindre au ministre des solidarités et de la santé, "d’ordonner la réouverture des cabinets de médecins et de kinésithérapeutes fermés", rappelle-t-on.

(Journal officiel, samedi 18 avril, texte 9)

Léo Caravagna
leo.caravagna@apmnews.com

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