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Covid-19: Doctolib équipe gratuitement les centres éphémères de consultation et les Samu pour "désengorger l'hôpital"

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PARIS (TICsanté) - Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, Doctolib a décidé d'équiper gratuitement les centres éphémères de consultation avec sa suite logicielle (gestion de cabinet, téléconsultation, agenda) et offre aux Samu "une fonctionnalité permettant d'adresser les patients symptomatiques non graves vers ces centres plutôt qu’à l’hôpital", a expliqué le 9 avril à TICsanté son fondateur, Stanislas Niox-Chateau.

Le 5 mars, Doctolib, leader de la téléconsultation en France, avait choisi de mettre à disposition gratuitement son outil de téléconsultation en mars et avril 2020 pour répondre à la propagation du coronavirus Sars-CoV-2 et lançait "une cellule dédiée à l'accompagnement des médecins" pendant la crise du Covid-19 en interne, rappelle-t-on.

La société française, leader de la prise de rendez-vous en ligne, revendiquait, en outre, le 30 mars un nombre de téléconsultations multiplié par 100, avec un million réalisées avec son service depuis le début de la crise sanitaire. Cette fois, Doctolib a choisi d'équiper les centres éphémères de consultation Covid-19 avec sa suite logicielle.

"Ce n'est pas du tout prévu mais, depuis le début de la crise, nous sommes passés de 3.500 à 30.000 médecins équipés de nos solutions de téléconsultation, pour identifier les patients atteints de Covid-19, pour réorganiser leur activité ou adapter leurs agendas etc. Certains de ces médecins travaillent dans les centres éphémères de consultation qui ont ouvert dans le cadre de la crise et ils nous ont demandé de les équiper de la même manière", a expliqué à TICsanté Stanislas Niox-Chateau.

Ce sont donc 80 centres éphémères qui bénéficient déjà de la solution de Doctolib "sur les quelques centaines" qui se montent partout sur le territoire. Parmi ceux-là, sont notamment équipés la maison médicale de garde de Metz, le centre Le Rougeville à Valenciennes (Nord) ou encore le centre éphémère hébergé au sein de l’hôpital Fondation Rothschild à Paris. Tous ces centres sont situés dans des zones touchées par de fortes tensions dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

"Les médecins libéraux sont en première ligne dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19 et ils sont à l'initiative de ces centres éphémères. Ils se multiplient aujourd'hui et, depuis quelques jours, il y a une accélération: on compte une dizaine de centres éphémères qui ouvrent par jour. On les retrouve un peu partout, même si c'est majoritairement dans les zones les plus infectées", a souligné le fondateur de Doctolib.

Dans ces centres, des médecins libéraux proposent des consultations à des patients suspectés ou confirmés atteints de Covid-19 ne présentant pas de signe de gravité, sans dépistage.

Ce sont actuellement, "plus de 8.000 rendez-vous" qui ont été pris par ce biais sur Doctolib, évitant ainsi un recours aux services d'urgence hospitaliers.

Un tiers des Samu de France équipés d'une fonctionnalité "d'adressage de patients"

Toujours dans l'optique d'éviter un engorgement des urgences hospitalières, la société de prise de rendez-vous en ligne a choisi d'équiper, également gratuitement, les Samu d'une fonctionnalité d’adressage permettant aux personnels soignants de prendre rendez-vous "en un clic" pour les patients qui les joignent par téléphone dans une structure de soins adaptée à leur état de santé.

"C'est un outil qui existait depuis un an et qui était utilisé pour adresser les patients d'un médecin généraliste vers un spécialiste ou à l'hôpital, et nous l'avons adapté aux services de Samu", a expliqué Stanislas Niox-Chateau.

Selon la gravité des symptômes décrits, les médecins du Samu peuvent désormais utiliser cette fonctionnalité pour orienter les patients atteints ou suspectés de Covid-19:

  • vers un mĂ©decin de ville ou dans un centre Ă©phĂ©mère de consultation Covid-19
  • vers un centre de dĂ©pistage hospitalier si leur Ă©tat de santĂ© est plus sĂ©rieux.

Depuis le 24 mars, Doctolib fournit sa solution à 33 centres du Samu sur tout le territoire sur les 104 répertoriés.

"Au cours des dix derniers jours", l'entreprise a dénombré "plus de 2.500 rendez-vous" adressés par les Samu dans les centres de dépistage hospitaliers et "plus de 1.000 rendez-vous" dirigés vers les centres éphémères de consultation Covid-19.

"Même si nous n'en sommes encore qu'au début du déploiement de cet outil, nous avons déjà observé des changements. Au départ, les Samu adressaient beaucoup les patients vers les centres hospitaliers mais, aujourd'hui, la moitié des patients non urgents qui contactent le 15 est redirigée vers un médecin généraliste ou un centre éphémère de consultation Covid-19", a fait savoir le patron de Doctolib.

Après la crise, Stanislas Niox-Chateau n'exclut pas de continuer à proposer la fonctionnalité aux professionnels des Samu, même s'il reconnaît "ne pas encore avoir réfléchi" au modèle économique.

"Cette solution correspond parfaitement au service d'accès aux soins (SAS) [annoncé par l'ex-ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn le 10 septembre 2019] pour gérer les appels médicaux et d'urgence", a-t-il fait remarquer.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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