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Coronavirus: Doctolib installe une "cellule dédiée" à la téléconsultation (Stanislas Niox-Chateau)

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PARIS (TICsanté) – Après avoir proposé son service de téléconsultation gratuitement pour répondre à la crise du Covid-19, le spécialiste de la prise de rendez-vous médical en ligne Doctolib a mis en place une "cellule dédiée, composée d'une centaine de salariés de la société, pour accompagner les médecins", a expliqué mercredi à TICsanté son fondateur, Stanislas Niox-Chateau.

Le 5 mars, Doctolib, leader de la téléconsultation en France, a choisi de mettre à disposition gratuitement son outil de téléconsultation en mars et avril 2020 pour répondre à la propagation du coronavirus Sars-CoV-2. Pour bénéficier de cette offre, les médecins doivent être équipés du logiciel de gestion de cabinet Doctolib.

"Nous avons eu des centaines de demandes d'accès au service de téléconsultation la semaine dernière par nos médecins utilisateurs. Nous comptons un quart des médecins généralistes et la moitié des spécialistes libéraux parmi les utilisateurs du logiciel Doctolib. Nous avons aussi été sollicités par le ministère des solidarités et de la santé et les syndicats de médecins pour mettre en place une cellule dédiée à la généralisation de la téléconsultation", a expliqué à TICsanté Stanislas Niox-Chateau.

"Nous avons donc mis en place une cellule dédiée, composée d'une centaine de salariés de la société, qui forme les praticiens et gère le service. Nous les formons plutôt à distance car il a fallu le faire en quelques jours et il était impossible pour nous de nous déplacer", a-t-il détaillé.

Pour le fondateur de Doctolib, si "la téléconsultation n'est pas la seule réponse au coronavirus", elle est "une solution parmi d'autres qui a prouvé son efficacité et dans le contexte actuel".

"Cela nous paraissait évident d'avoir un engagement citoyen. Cette démarche s'inscrit dans notre mission d'amélioration de l'accès au soin et la qualité de vie des professionnels de santé", a poursuivi le patron de l'entreprise de prise de rendez-vous ligne.

Vers une explosion du nombre de téléconsultations sur Doctolib

Lancé le 15 janvier 2019, le service de télémédecine conçu par Doctolib affichait "près de 180.000 téléconsultations, toutes remboursées" à "fin janvier 2020".

Pour rappel, en septembre 2019, un an après l'entrée en vigueur du remboursement de droit commun de la télémédecine, "deux tiers des actes [de téléconsultation] pris en charge par l'assurance maladie" étaient réalisés par Doctolib.

"Avant la crise du coronavirus, nous représentions déjà 90% des téléconsultations remboursées dans toute la France et 3.500 médecins étaient inscrits sur notre plateforme de téléconsultation. La gratuité n'a aucun impact sur notre activité", a souligné Stanislas Niox-Chateau.

"Dans les prochaines semaines, nous allons presque doubler le nombre de médecins utilisant la téléconsultation. Depuis fin janvier, nous avons également doublé le nombre de téléconsultations", a-t-il fait savoir.

Sur Doctolib, le fondateur de la plateforme a noté deux cas d'usages à la télémédecine: "le premier n'est pas lié au Covid-19 mais est un moyen pour le patient de faire une consultation à distance, en protégeant le médecin et en évitant les interactions avec d'autres patients. Ils téléconsultent pour d'autres raisons que le Covid-19 mais ils en limitent la propagation", a-t-il expliqué.

"Dans le deuxième cas d'usage, que nous n'avons pas encore vu, il s'agirait d'un patient diagnostiqué comme atteint du coronavirus mais avec des symptômes légers et ne nécessitant pas d'hospitalisation. Depuis son domicile, il peut être suivi par téléconsultation."

Espérant que la crise du Covid-19 "se termine vite parce qu'elle coûte très cher et est très handicapante", le patron de Doctolib a fait savoir aux médecins qui recourent aujourd'hui gratuitement à la téléconsultation sur sa plateforme qu'ils pourront continuer à le faire "aux mêmes conditions que les 3.500 praticiens qui étaient là avant l'épidémie, au prix de 79 euros par mois pour ce service".

Inquiétude autour de l'utilisation des outils Gafam

Un décret publié mardi au Journal officiel assouplit jusqu'au 30 avril les dérogations aux modalités de réalisation des actes de télémédecine qui encadrent leur remboursement, afin de prendre en charge les personnes atteintes par le Covid-19, rappelle-t-on.

Les téléconsultations "peuvent être réalisées en utilisant n'importe lequel des moyens technologiques actuellement disponibles pour réaliser une vidéotransmission (lieu dédié équipé mais aussi site ou application sécurisés via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, équipé d'une webcam et relié à internet)", explique le gouvernement dans la notice, même si aucune disposition du décret ne traite des modalités techniques de réalisation des actes.

"J'ai autorisé à ce qu'un patient qui ne peut pas aller voir son médecin ou qui estime que ce n'est pas prudent d'y aller puisse contacter de préférence un médecin indiqué par l'assurance maladie ou un médecin traitant dans son territoire, mais s'il n'en trouve pas qu'il puisse contacter par FaceTime ou WhatsApp, un autre médecin qui est capable de lui faire son ordonnance, son arrêt de travail", a détaillé Olivier Véran sur France Info le 10 mars au matin.

Pour rappel, parmi les outils cités par le ministre des solidarités et de la santé à titre d'exemple, FaceTime est développé par Apple et WhatsApp appartient au réseau social Facebook. Les autres solutions d'échange en ligne largement utilisées par les particuliers sont Hangouts (Google) et Skype (Microsoft), elles aussi conçues par des Gafam, dont certains acteurs ont déjà été épinglés par la Cnil par le passé eu égard à leur politique de protection et de confidentialité des données.

Interrogé par TICsanté sur l'éventuelle incursion temporaire des Gafam sur le marché de la téléconsultation, Stanislas Niox-Chateau a confié son inquiétude quant à la protection des données personnelles des patients.

"Peut-on utiliser WhatsApp, Skype, FaceTime? Pour moi la rĂ©ponse est non et je ne comprends pas le sujet. Peut-on envoyer une ordonnance, des documents, facturer le patient et tĂ©lĂ©transmettre tout cela Ă  l'assurance maladie avec ces outils ? Non. Très sincèrement, je n'y crois pas une seule seconde et j'y suis complètement opposĂ©", a-t-il martelĂ©.

"Comment le mĂ©decin qui fait une tĂ©lĂ©consultation sur Skype va-t-il envoyer une ordonnance de manière sĂ©curisĂ©e et en cryptĂ© sur des hĂ©bergeurs agrĂ©Ă©s donnĂ©es de santĂ© oĂą le patient a le contrĂ´le exclusif de sa donnĂ©e ? C'est une blague!"

Le décret paru mardi ouvre également l'accès au remboursement des téléconsultations hors du cadre établi par l'avenant 6 à la convention médicale.

"Cette mesure, nous ne l'avons pas appliqué. La téléconsultation sur Doctolib n'est possible que si vous connaissez déjà le médecin. Nous avons élargi un peu le cadre de l'avenant 6 à la convention médicale ce 11 mars si un patient veut téléconsulter avec son médecin traitant qu'il n'aurait pas vu dans les 12 derniers mois mais dans les 24 ou 36 mois", a expliqué Stanislas Niox-Chateau.

"Cependant, nous n'avons pas ouvert cette mesure aux nouveaux patients même si le décret le permet car nos médecins ne sont pas favorables à l'idée de suivre par vidéo-consultation des patients qu'ils n'ont jamais vus et la procédure de télétransmission à la Cnam [Caisse nationale d'assurance maladie] n'est pas encore claire", a-t-il complété.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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