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Systèmes d'information

Feuille de route numérique: les quatre chantiers de l'Asip santé sur l’interopérabilité

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PARIS (TICsanté) - L'Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) mène quatre actions pour l'instauration d'un cadre d’interopérabilité des systèmes d’information (SI) de santé, a-t-elle expliqué jeudi lors de sa Journée nationale des industriels.

Sempiternel refrain dans le monde de l'e-santé, l'absence d'interopérabilité avait été pointée par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, comme un frein majeur à l'utilisation "fluide" des logiciels, contribuant à la "rupture" des parcours numériques, lors de présentation de la feuille de route du numérique en santé, en avril.

Pour répondre à cette problématique, la ministre a confié le chantier de l’interopérabilité à l’Asip santé -qui sera prochainement transformée en Agence du numérique en santé (ANS).

Dans le cadre de ses missions, l’Asip santé met actuellement en œuvre quatre actions pour instaurer le cadre d’interopérabilité des SI de santé attendu par les professionnels de santé, les éditeurs de solutions techniques et les industriels.

-> Proposer un espace de tests d’interopérabilité des SI de santé

S’il a d’abord été envisagé pour répondre aux développements techniques du dossier médical partagé (DMP) et de la messagerie sécurisée de santé (MSSanté), le cadre d’interopérabilité des SI de santé s’ouvre désormais à d’autres usages.

Pour cela, l’Asip organise depuis avril des "projectathons", marathons informatiques permettant aux éditeurs d’effectuer des tests d’interopérabilité.
Des "projectathons" dédiés au volet "information de liaison" doivent être mis en place en avril 2020. Par ailleurs, l'Asip santé va ouvrir aux industriels un espace de test d’interopérabilité, accessible en permanence directement via le site de l’agence, à partir de juillet 2020.

Les résultats de ces tests réalisés par les industriels seront mis en ligne à la fin de l’année 2020 et des tests d’interopérabilité seront aussi menés dans des régions pilotes sur des cas d’usage précis déterminés par la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), les agences régionales de santé (ARS) et les groupements régionaux d’appui au développement de l’e-santé (Grades).

Ces tests doivent permettre de "réduire les coûts d’implémentation des spécifications d’interopérabilité en aidant les industriels à détecter les non-conformités aux standards plus rapidement et plus tôt dans le processus de développement", a souligné l'Asip dans un communiqué de presse.

Les sessions marathons de tests d’interopérabilité se déroulent durant deux jours pendant lesquels les moniteurs de l’agence valident les tests réalisés et accompagnent les industriels.

Lancé le 21 novembre, un "projectathon" portant sur le volet de synthèse médical (VSM) doit permettre aux éditeurs de tester en situation réelle la production et l’intégration de VSM conformes au cadre d'interopérabilité des SI de santé. Neufs éditeurs y participent: Medimust, Orion Health, Silk Informatique, OpenXtrem, Sestim, Prokov Editions, Agfa Healthcare et Weda.

"Les éditeurs ont pu s'entraîner librement depuis une semaine et 504 tests ont déjà été effectués", a expliqué à TICsanté Thierry Dart, directeur des affaires médicales de l'Asip.

-> Converger vers la cible d’urbanisation des SI via un outil spécifique

Défini dans la feuille de route numérique, la cible d’urbanisation des SI implique une convergence de chacun des acteurs de santé. Pour cela, un outil d'auto-évaluation, sous forme de questionnaire, a été mis au point par l'Asip.

Depuis début octobre, de premières expérimentations sont menées dans trois régions: Occitanie, Ile-de-France et Grand Est. Déployé à l'ensemble des Grades à partir du 18 décembre, il doit permettre de publier en ligne les résultats pour accompagner les acteurs vers la trajectoire de convergence établie par le ministère.

"Il sera proposé dans un premier temps dans un périmètre restreint aux plates-formes régionales pour s’élargir ensuite aux industriels à partir de fin mai 2020", a précisé l'Asip santé.

->Développer le Centre de gestion des terminologies de santé (CGTS)

Pour répondre à la problématique des données non structurées et inexploitables, notamment dans le cadre du Health Data Hub, Agnès Buzyn avait annoncé la mise en œuvre d’un Centre de gestion des terminologies de santé (CGTS) offrant notamment un guichet national public distribuant gratuitement les ressources sémantiques nécessaires, et la mise à disposition d’un serveur national multi-terminologies (SMT), afin de soutenir la structuration sémantique des données de santé.

"Avec 32 terminologies et 700.000 termes recensés dans le catalogue des terminologies de l’Asip santé, les utilisateurs souhaitent un guichet unique de publication des terminologies de santé à jour et disponibles sous des formats communs et standardisés. Leurs intégrations et leurs mises à jour par les éditeurs seront ainsi facilitées", a expliqué l'agence.

Ce guichet unique appelé CGTS proposera des services d’accompagnement (support, formations, etc.) à partir du premier semestre 2020 et il sera outillé du SMT en juillet 2020. Avant cela, une étude sur la terminologie clinique Snomed CT doit être menée, en avril 2020.

->Renforcer la gouvernance de l’interopérabilité des SI de santé

La gouvernance de l’interopérabilité couvrait jusqu’à présent la production des spécifications par l’Asip santé pour la France des standards d’interopérabilité des SI santé (28 volets de contenu et de services).

L'agence a désormais la mission "d’impliquer les maîtrises d’ouvrage, les professionnels de santé dans le déploiement des standards d’interopérabilité sur le terrain" pour permettre une meilleure couverture des cas d’usage d’échange et de partage des données de santé par des standards d’interopérabilité et une meilleure garantie de l’usage des services mis en œuvre par les industriels.

Ainsi, "à partir de 2020", l'Asip va étendre la gouvernance du cadre d'interopérabilité à la gouvernance de l’interopérabilité des SI santé en France pour aligner les activités de production de spécifications d’interopérabilité avec les terminologies publiées par le CGTS et les services de validation mis à disposition des industriels sur l’espace de tests des SI santé, en février 2020.

L'Asip a également annoncé qu'elle mettra en place des "processus transparents" de délégation de la production de standards d’interopérabilité à des industriels ou des maîtrises d’ouvrage régionales en février 2020.

La future ANS se muscle

Parallèlement aux missions menées dans le cadre de l'interopérabilité des SI santé et des services socles qu'elle fournit, l'Asip santé est en cours de transformation pour devenir l'ANS "au 1er janvier 2020", a précisé sa directrice générale Annie Prévot.

Une vague de recrutements importante a été lancée. L'agence, qui compte déjà 139 salariés, "va recruter d'ici la fin de l'année 46 personnes" a-t-elle détaillé.

"Nous avons eu un relèvement du plafond d'emplois. Ces nouvelles recrues vont travailler à l'assistance de la maîtrise d'ouvrage, par exemple. Nous allons également en profiter pour 'réinternaliser' des fonctions jusqu'alors externalisées et recruter des experts sécurité et interopérabilité de l'ANS", a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, l'enveloppe de fonctionnement de l'agence a été revue à la hausse: elle "bénéficiera de 15 millions d'euros supplémentaire pour mettre en œuvre son programme d'accélération de la feuille de route numérique en santé", a déclaré Annie Prévot.

La nomination du Dr Jacques Lucas à la présidence de l'agence a été annoncée fin octobre.

Pour rappel, l'ANS est placée sous la houlette de la délégation du numérique en santé (DNS) qui est, elle, directement rattachée à la ministre des solidarités et de la santé.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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PARIS, 27 décembre 2018 (TICsanté) - Près de deux mois après sa généralisation, le dossier médical partagé (DMP) est très scruté et pour garantir son succès, "la compatibilité des logiciels des professionnels, l'implication de tous acteurs ou encore l'articulation du DMP avec les autres projets numériques sont essentielles", a estimé Pierre Albertini, directeur général de la CPAM de Paris.

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