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Politique

La DGOS souligne "plusieurs défis importants" du programme e-Parcours

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VALENCIENNES (Nord) (TICsanté) - Marie-Gabrielle Rietsch, chargée de mission e-Parcours à la direction générale de l'offre de soins (DGOS), a exposé le 4 octobre les défis auxquels ce programme fait face pour se développer, inclure les aidants, ou encore s'harmoniser avec le dossier médical partagé.

Le programme e-Parcours, lancé en 2017 prend le relais des Territoires de soins numériques (TSN) afin d'améliorer la coordination des professionnels de santé et la prise en charge des patients avec la mise en place d'outils numériques, rappelle-t-on.

Marie-Gabrielle Rietsch a évoqué un financement de 150 millions d'euros "sur les 5 ans à venir", consacré à l'"amorçage pour les projets" et à "l'usage pour les services numériques" afin de "s'assurer que les outils soient utilisés".

La chargée de mission e-Parcours est intervenue lors de la 23e édition du Séminaire national des hospitaliers (ex-séminaire de l’Etude nationale des coûts à méthodologie commune -ENCC), organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF), le centre hospitalier (CH) de Valenciennes et la Société francophone d’information médicale (Sofime).

Parmi les "défis importants" pour "réussir le virage numérique des parcours territoriaux de santé en appui aux organisations émergentes", elle a évoqué la nécessité d'un appui à "la transformation des pratiques professionnelles pour mettre en oeuvre la coordination", estimant que "la coordination ne se décrète pas et ne s'installe pas par les outils informatiques".

Le programme e-Parcours articule "pratiques professionnelles, organisation et numérique", mais "clairement l'outil ne fait pas tout [...]. Notre gros sujet à tous est comment mettre en oeuvre la coordination. Le numérique ne suffira pas et la coordination n'est pas quelque chose qu'on décrète."

Marie-Gabrielle Rietsch a souligné l'importance de trouver "comment on met en place un process au travail, de la confiance entre les personnes pour agir, et comment faire travailler tout le monde ensemble".

Selon elle, cela nécessite "du temps, un cadre de fonctionnement ad hoc" et de "retravailler sur le cadre réglementaire, sur comment on partage l'information, quelle information circule, à destination de qui et dans quel contexte". "On ne peut pas outrepasser ces questions sans se dire qu'on va brusquer un certain nombre de professionnels", a-t-elle avancé.

Travail avec la Cnam pour harmoniser les accès au DMP

Elle a également mis en avant l'idée que "les services numériques de coordination" ne "viennent pas concurrencer le DMP qui a un rôle de stockage des informations médicales" pour "ne pas dupliquer les informations dans tous les sens" afin de pouvoir y accéder de façon cohérente". "On va mener un travail avec la Cnam [Caisse nationale de l'assurance maladie] qui copilote le programme e-Parcours, pour que justement les accès soient bien harmonisés, que les informations soient plus accessibles", a-t-elle précisé.

"Le dernier gros sujet sur lequel on arrive tous est la place à donner à l'usager et aux aidants qui sont des acteurs des parcours de santé et qui vont prendre une place de plus en plus importante avec l'espace numérique en santé (ENS). L'enjeu sera de "trouver la bonne place", mais aussi de "bien partager les informations".

L'objectif d'e-Parcours "est de développer, simplifier tous les liens entre les professionnels de tous les secteurs, sanitaire, médico-social et social dans une vision holistique de la personne et leur parcours" et "ne pas s'arrêter aux frontières de nos institution et de nos établissements", mais également de "déployer des services numériques de coordination à imbriquer dans les services socles", a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, e-Parcours "cible" les CPTS et les expérimentations de type "article 51" qui visent à "faire circuler l'information sur un territoire et qui ont une responsabilité populationnelle, et les dispositifs d'appui aux parcours complexes", a-t-elle poursuivi.

Les services issus d'e-Parcours sont "en cours de déploiement les territoires", a-t-elle signifié, évoquant les régions TSN "qui sont parties avec des longueurs d'avance" et les "régions qui ont commencé à s'équiper à déployer les services il y a un moment comme la Bretagne et les Hauts-de-France". "Il y a une urgence à agir sur les territoires" où "il n'est pas souhaitable de mettre en place les organisations sans les outils."

Marie-Gabrielle Rietsch a indiqué que les régions "qui ont demandé des financements" dans le cadre d'e-Parcours "ont jusqu'à 2022 pour démontrer que leurs organisations ont atteint la maturité dans l'usage des outils".

Jean-Yves Paillé

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