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GIP RTR Midi-Pyrénées: une illustration de la valeur ajoutée de la télémédecine

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PARIS, 14 décembre (TICsanté) – A l'occasion d'un symposium organisé en partenariat avec le réseau national de compétences en télésanté Catel et le Centre national de l'expertise hospitalière (Cneh), le Dr Monique Savoldelli, directrice du groupement d’intérêt public (GIP) réseau télémédecine régional (RTR) Midi-Pyrénées, a rendu compte des bénéfices et de la valeur ajoutée que constitue la télémédecine, à travers des exemples concrets.

La région Midi-Pyrénées fait figure de pionnière en matière de télémédecine. Identifié au CHU de Toulouse dès 1989 avec la création de l’Institut européen de Télémédecine puis la création en 1991 de la société européenne de télémédecine, ce "nouveau mode de pratique médicale" est développé dans une démarche pluridisciplinaire au sein du GIP RTR Midi-Pyrénées (dont le noyau a été constitué en 1996-1998). Il réunit aujourd’hui 60 établissements de santé publics et privés, l’Association Télémédecine Ville-Etablissements de santé, un réseau de santé et compte l’Union régionale des médecins libéraux (URML) de Midi-Pyrénées, l’Institut européen de télémédecine et l’Université Paul Sabatier, indique le Dr Monique Savoldelli. Le Pr Louis Lareng, père de la télémédecine en France, est le président du GIP RTR et de la société européenne de télémédecine.

"Les finalités du GIP sont de favoriser les échanges multidisciplinaires inter-établissements et de développer des partenariats avec les professionnels de santé libéraux, dans une dimension de maillage du territoire régional". Une telle démarche prend tout son sens dans la région Midi-Pyrénées (la plus vaste de France), commente Monique Savoldelli. Les travaux conduits visent à assurer aux patients "un meilleur accès à des soins de qualité en tout point du territoire régional", rappelle-t-elle.

Aujourd’hui, plus de 20.000 dossiers patients ont été traités par télémédecine. Les spécialités médicales les plus sollicitées sont la cancérologie,la radiologie et la neurochirurgie, cite-t-elle. Toutes les spécialités ont été impliquées, témoignant ainsi que la télémédecine est au coeur de toutes les disciplines et qu’il appartient aux acteurs de se l’approprier. Le nombre de dossiers entre 2006 et 2008 a progressé de 82,2%, passant de 1.712 dossiers à 3.119 dossiers, rapporte-t-elle. "Les échanges réalisés dans le cadre du réseau ont pour objet la demande d'avis à visée diagnostique pour 32%; thérapeutique pour 47% et diagnostique et/ou thérapeutique pour 21%", rapporte le Dr Monique Savoldelli. A l'issue des échanges réalisés entre praticiens entre 1996 et 2008, "5.425 transferts de patients ont pu être évités, soit 37,4% des dossiers traités", révèle-t-elle. La télémédecine a par ailleurs un impact sur la complémentarité de l’offre de soins. "Les pôles spécialisés toulousains gardent toutes leurs missions de référence de recours, mais des axes de coopération de proximité se développent au niveau des territoires entre le secteur public et privé", de même "avec les départements des Hautes-Pyrénées, du Tarn et du Lot", énumère-t-elle.

Concernant les téléformations et téléstaffs, 280 sessions ont été réalisées en 2008. Elles correspondent à 1.081 connexions d'établissements. Ces séances de formation entre professionnels sont réalisées au niveau régional, national et international. Sur le plan régional, elles ont pu être conduites dans 30 disciplines. Au total, 16.081 professionnels de santé ont pu bénéficier durant ces cinq dernières années de formation par télémédecine, relève le Dr Savoldelli.

La télémédecine constitue une "valeur ajoutée pour le patient et les professionnels de santé". Elle a un impact sur la pratique professionnelle ainsi que sur la qualité du service de santé avec pour le patient, "un meilleur accès aux soins et un niveau d’expertise requis", ainsi que l'accès à un réseau de compétences pluridisciplinaires, relate la directrice du GIP RTR Midi-Pyrénées. Sa prise en charge est optimisée avec "une précocité et une pertinence du diagnostic"; "un traitement plus adapté et un accès aux innovations thérapeutiques"; "des investigations et des transferts non justifiés évités" et dans le cas d’un transfert, un retour plus précoce du patient à son domicile grâce à un partenariat entre les équipes (...), observe-t-elle. Pour les professionnels de santé, la télémédecine permet "une mise en complémentarité des compétences", pour "faciliter la concertation pluridisciplinaire sans déplacement, assurant ainsi une optimisation du temps médical au profit des patients", mentionne-t-elle.

Ces échanges d’expériences doivent avoir un effet "catalyseur", notamment pour la mise en place de programmes de coopérations et de partenariats dans le domaine de la recherche clinique (pour Alzheimer, par exemple) ou dans celui de la santé publique dans le cadre de travaux de prévention, estime-t-elle. Les solutions techniques utilisées par le réseau sont désormais matures. Des travaux de recherche doivent néanmoins être poursuivis, notamment dans le champ de la santé à domicile, informe-t-elle. De forts besoins sont aussi exprimés sur le terrain en matière d’interopérabilité des processus organisationnels et de formalisation des échanges pour l’hôpital, la ville et le domicile, note-t-elle./eg/ar

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