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Politique

Déployer des services socles et des plateformes nationales pour accélérer dans l'e-santé (Agnès Buzyn)

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PARIS (TICsanté) - Déployer le dossier médical partagé (DMP), accompagner l'utilisation des messageries sécurisées de santé (MSSanté), développer l'e-prescription, installer le Health Data Hub... la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a présenté le 25 avril une série de mesures pour accélérer dans l'e-santé via les services socles et les projets de plateformes nationales.

Agnès Buzyn a fait ces annonces à l'occasion d'un déplacement à l'Espace Boucicaut, à Paris, pour la présentation de sa feuille de route pour le numérique en santé.

Déployé nationalement depuis le 6 novembre, le dossier médical partagé (DMP) est le dernier programme phare de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), qui oeuvre à sa généralisation et vise les 40 millions de dossiers ouverts "d'ici 2022".

Le ministère des solidarités et de la santé souhaite continuer à travailler sur le développement de son utilisation et son alimentation.

Ainsi, le DMP "doit progressivement intégrer de nouveaux services tels que l’interfaçage avec des applications ou des objets connectés, l’ajout d’un carnet de vaccination, la création automatique du DMP pour les nouveau-nés" d'ici 2020 et le développement d’un "moteur de recherche facilitant l’accès aux informations ciblées par les professionnels de santé" d'ici 2020, a précisé la ministre dans un dossier de presse.

En parallèle, le ministère et l'assurance maladie planchent sur l'ergonomie de la plateforme, qui sera "améliorée afin de faciliter l’usage par les professionnels de santé et les patients à partir de 2019". D’ici 2022, le DMP sera intégré au futur Espace numérique de santé (ENS) et au bouquet de services numériques des professionnels de santé, dont il constituera l’une des briques fondamentales.

Deuxième "service socle" que le ministère souhaite encourager pour accélérer dans l'e-santé: les messageries sécurisées de santé (MSSanté).

Déplorant les lenteurs de son déploiement, notamment dans le secteur du médico-social, Agnès Buzyn a appelé à une généralisation de ce service réservé aux professionnels de santé, avec un "renforcement des relais dans les régions" en 2019 et une extension au médico-social d'ici fin 2021.

Le pilotage national de ce projet sera confié à la nouvelle Agence du numérique en santé avec le soutien de la direction générale de l'offre de soins (DGOS), de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), de l’assurance maladie, des agences régionales de santé (ARS) et des groupements régionaux d'appui au développement de l'e-santé (GRADeS).

Entériné dans le cadre du projet de loi "relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé", adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 26 mars, le déploiement de l'e-prescription en France débutera dès 2019 avec les médicaments, qui correspondent à 50% des ordonnances aujourd’hui.

Pour l'encourager, la ministre a prévu plusieurs points d'étapes: une expérimentation de l'e-prescription de médicaments en ville en 2019, le début de généralisation en ville et en établissements de santé en 2020, une expérimentation de l'e-prescription de biologie et des actes infirmiers en 2020, une expérimentation de l'e-prescription des actes de kinésithérapie en 2021, le début de généralisation de l'e-prescription biologie et actes infirmiers en 2021, et le début de généralisation à l’ensemble des auxiliaires médicaux en 2022.

Enfin, concernant les services socles comme vecteur d'accélération du numérique en santé, Agnès Buzyn a ciblé le développement d’outils numériques de coordination de parcours de santé en région avec le programme e-Parcours.

Ce programme doit permettre "d'améliorer la prise en charge des patients et de faciliter les échanges entre les professionnels de santé" sur la période 2017-2021, rappelle-t-on.

Dans le cadre du projet de loi de santé, la ministre a plaidé en faveur de cette nouvelle organisation territoriale et a appelé le secteur médico-social, via les projets de modernisation du système d’information des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), à "s’intégrer en cohérence avec les outils numériques territoriaux de coordination des parcours de santé".

De façon générale, le programme -officiellement lancé fin 2018- devra prendre fin en 2022.

Des projets de plateformes nationales de santé

Outre les services socles, plusieurs projets de plateformes nationales sont lancés pour accompagner la montée en puissance de l'e-santé.

L’Espace numérique de santé , prévu dans le projet de loi de santé, doit permettre de "promouvoir le rôle des usagers en tant qu’acteurs de leur prise en charge tout au long de leur vie". Il est attendu pour janvier 2022 dans sa version définitive.

Une preuve de concept doit être présentée dès 2020 par la nouvelle délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), chargée de son pilotage. Par ailleurs, "afin de réduire les risques d'exclusion numérique de certains publics" (personnes âgées, migrants, personnes en situation de handicap etc.), la DNS va plancher sur des dispositifs d'accompagnement spécifiques.

Le "bouquet de services numériques intégrés" à destination des professionnels est également repris dans la feuille de route pour le numérique en santé.

La ministre des solidarités et de la santé a insisté sur la nécessité de favoriser la sécurité et l'interopérabilité des systèmes d'information pour assurer le succès du projet. Les premières preuves de concept sont attendues pour "fin 2020" et la plateforme devra être opérationnelle à la fin de l'année 2022.

Enfin, dernière plateforme nationale très attendue: le Health Data Hub. Les 10 premiers projets retenus pour constituer cette future grande plateforme de données de santé ont été dévoilés le 16 avril, rappelle-t-on.

Piloté par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), la structure du hub est attendue pour fin octobre 2019 et les résultats des premiers projets pour "la fin de l'année 2019". La plateforme dans sa version fonctionnelle devra, elle, être disponible pour 2022.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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