https://global.agfahealthcare.com/france/systemes-informations/srd_restauration/
https://vieviewer.com/

Politique

Comment Agnès Buzyn souhaite "intensifier" la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé

0 272

PARIS (TICsanté) - La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a rappelé l'importance d'"intensifier" la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information (SI) en santé pour établir un cadre numérique efficient et fiable, le 25 avril à l'occasion de la présentation de sa feuille de route pour le numérique en santé, à Paris.

La ministre a évoqué dans un dossier de presse plusieurs axes de travail, avec des projets à destination des professionnels comme des patients.

En premier lieu, Agnès Buzyn souhaite procéder à la généralisation de l'identification numérique des acteurs du système de santé.

"C'est une condition préalable indispensable au bon fonctionnement des systèmes d’information de santé. Elle se caractérise par la mise à disposition de deux référentiels, un pour les professionnels et un pour les structures", a-t-elle précisé.

La ministre entend permettre aux acteurs du système de santé de "disposer d'un identifiant public stocké dans un référentiel national, grâce à un dispositif de délégation de l'enregistrement de ces personnes auprès d'autorités d’enregistrement locales (agences régionales de santé -ARS-, établissements de santé et médico-sociaux, conseils départementaux, etc.)."

La même démarche d’identification nationale sera appliquée aux différentes structures de santé et sera "à terme étendue à la description de l’offre de soins en provenance des répertoires opérationnels de ressources (ROR)".

Concrètement, ce référentiel national des acteurs doit fournir des interfaces de publication supportant l’ensemble des usages requis par la e-santé: identification, authentification, contrôle d’accès, habilitation et équipe de soin.

La mise à disposition des infrastructures pour la généralisation de l’identifiant national pour les acteurs de type personnes physiques est attendue pour "fin 2021".

Deuxième action ciblée pour intensifier la sécurité et l'interopérabilité des SI: la mise à disposition de la e-CPS (carte professionnelle de santé), "assortie d’un fournisseur national d’identité sectoriel dit 'pro santé connect' pour l’authentification numérique des acteurs de santé".

"Les situations de mobilité et la généralisation des smartphones pour l’usage de téléservices imposent la dématérialisation de la carte CPS en tant qu’outil d’identification et d’authentification des acteurs du système de santé", a expliqué la ministre.

Pour répondre à ce besoin de mobilité, les pouvoirs publics ont décidé de s'inspirer de France Connect, le portail unique d'identification de l'administration.

Mis en place par l'assurance maladie, le fournisseur national d’identité sectoriel "pro santé connect" permettra aux professionnels de santé utilisant un service numérique de santé de réaliser l’authentification à leur place via "différentes méthodes d’authentification choisies par les acteurs de santé sans impact sur les services utilisateurs", a rassuré le ministère.

Agnès Buzyn souhaite que "l’expérimentation de ce dispositif en situation d’usage réel" démarre "au plus vite", avec de premiers tests avec l’assurance maladie et des industriels de juin à décembre, une expérimentation en situation d’usage réel en 2020 et une montée en charge progressive en 2020-2022.

Des SI aussi pensés pour les patients

Pour les patients, le virage numérique en santé passera d'abord par "l'accélération du déploiement de l'identification national de santé" (INS).

Le déploiement de l’INS dans les logiciels et systèmes d’information de santé est "un prérequis indispensable à un développement cohérent de la e-santé en France", a rappelé Agnès Buzyn.

Prévue dans le décret n°2017-412 du 27 mars 2017, avec une échéance au 1er janvier 2020, la mise en oeuvre concrète de l'INS "a pris du retard", a déploré la ministre. Ainsi, pour passer en "phase opérationnelle", la publication du référentiel INS est annoncée pour juin et la mise en oeuvre de pilotes intégrant les téléservices de l’assurance maladie pour 2020. En outre, une nouvelle date de généralisation en janvier 2021 a été arrêtée.

Outre l'INS, la mise à disposition de l’application carte Vitale "apCV", pour l'authentification des patients, est évoquée.

Cette e-carte Vitale est à l'agenda de l'assurance maladie depuis le printemps 2018. Elle doit permettre aux patients d'accéder à leurs droits et démarches en ligne "en toute circonstance". Elle sera associée à "la consultation des droits en ligne des organismes complémentaires en santé".

Pour cela, la publication d’un décret d’expérimentation est prévue pour "l'été 2019". L'expérimentation entrera quant à elle en phase opérationnelle au "troisième trimestre", pour une généralisation de cette future e-carte vitale "à partir de 2021".

Cap sur la cybersécurité pour "garantir la confiance"

Sempiternel refrain dans le monde de l'e-santé, l'absence d'interopérabilité a été pointée par Agnès Buzyn comme un frein majeur à l'utilisation "fluide" des logiciels et contribuerait à la "rupture" des parcours numériques.

Pour y remédier, la ministre a décidé de lancer une étude relative à l’opposabilité des référentiels de sécurité et d’interopérabilité, et au renforcement des dispositifs de contrôle de conformité pour les SI en santé financés sur fonds publics".

"L’opportunité d’actualiser les référentiels d’une part, et de proposer des évolutions législatives d’autre part, devra être étudiée dans les prochains mois. En particulier, les services numériques en santé financés sur fonds publics doivent être exemplaires en matière de sécurité, d’interopérabilité, et d’urbanisation."

Des dispositifs de mesure de conformités vis-à-vis des textes, méthodes, guides et bonnes pratiques de référence seront élaborés selon un calendrier allant jusqu'en 2022: étude d’opportunité fin 2019, enrichissement des référentiels de sécurité et d’interopérabilité, et accompagnement à leur mise en oeuvre en 2020-2022, identification d’un socle minimal opposable et d’une trajectoire de mise en œuvre dans les SI nationaux en 2020, et mise en place d’un observatoire de la conformité à la doctrine e-santé en 2020.

En outre, la ministre a plaidé pour un "renforcement de la sécurité opérationnelle des systèmes numériques en santé pour garantir la confiance dans la e-santé" et a décidé, pour le permettre, d'étendre le dispositif de déclaration des incidents de sécurité à l’ensemble des acteurs de santé et de mettre en place un service national de cybersurveillance en santé, d'ici 2020.

Enfin, pour répondre à la problématique des données non structurées et inexploitables, notamment dans le cadre du Health Data Hub, Agnès Buzyn a annoncé la mise en en oeuvre d’un Centre de gestion des terminologies de santé (CGTS) offrant notamment un guichet national public distribuant gratuitement les ressources sémantiques nécessaires, et la mise à disposition d’un serveur national multi-terminologies (SMT), afin de "soutenir la structuration sémantique des données de santé".

Ces chantiers seront confiés à la nouvelle Agence du numérique en santé (ANS), qui va remplacer l'Agence des systèmes d'information de santé partagés (Asip santé). La mise en œuvre du SMT doit débuter en 2020, tout comme l'installation "progressive" du CGTS.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

https://aznetwork.eu/nos-offres/

E-santé

L'usager "oublié" du virage numérique du système de santé (rapport Pon/Coury)

PARIS, 27 septembre 2018 (TICsanté) - Les pilotes du chantier numérique de la stratégie de transformation du système de santé, Dominique Pon et Annelore Coury, ont déploré que l'usager ait été "oublié" du virage numérique du système de santé dans leur rapport publié le 18 septembre.

0 425

Systèmes d'information

"Ma santé 2022": de nouveaux services numériques pour professionnels de santé et patients

PARIS, 19 septembre 2018 (TICsanté) - La mise à disposition des professionnels de santé d'un "bouquet de services numériques" pour "gagner du temps médical" et la création d'un espace numérique personnel de santé pour les patients figurent parmi les principales mesures du volet numérique de la stratégie "Ma santé 2022" présentée le 18 septembre.

0 395

Vos réactions

Anti-spam : Veuillez saisir le résultat de ce calcul S.V.P
7 + 7 =
http://www.canyon.fr/
https://www.groupepsih.com/decouvrez-hospivision/?utm_source=ticsante&utm_medium=banner&utm_campaign=Hospivison%20juin%2019
https://www.evolucare.com/articles/salon-sfar2019-palais_des_congres.html?utm_source=ticsante&utm_medium=banniere&utm_campaign=sfar2019

TICpharma.com

Découvrez le site de référence sur la transformation numérique des industries de santé

Découvrir le site

événements

  • Sommet European AI for Health

    Le 05/09/2019

  • 7èmes Rencontres du progrès médical

    Le 10/09/2019

  • Université des déserts médicaux et numériques

    Du 20/09/2019 au 21/09/2019

  • Catel Paris 2019

    Le 03/10/2019

  • 5ème Colloque cybersécurité en santé

    Le 03/10/2019

  • FASN Hôpital du futur

    Le 03/10/2019

  • 2ème SOPHI.A Summit

    Du 20/11/2019 au 22/11/2019