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"L'innovation dans le big data risque d'échapper aux CHU" (conférence des DG)

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(Par Jean-Yves PAILLE, aux Assises hospitalo-universitaires)

POITIERS, 28 décembre 2018 (TICsanté) - L'innovation en santé reposant sur l'intelligence artificielle et le big data risque d'échapper aux CHU s'ils ne se positionnent pas sur le créneau, a prévenu mi-décembre Catherine Geindre, récemment élue présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU.

Elue à l'unanimité le 12 décembre à cette fonction, la directrice générale des Hospices civils de Lyon (HCL) va succéder à Jean-Pierre Dewitte, directeur général du CHU de Poitiers. Son mandat de trois ans commence le 1er janvier 2019.

Catherine Geindre a fait part de "sa perception sur l'innovation en CHU" lors des 16es Assises hospitalo-universitaires, qui se déroulaient à Poitiers les 13 et 14 décembre.

Elle a dans un premier temps jugé nécessaire de "mieux repérer" les innovations. "Quel que soit le type de porteur et la nature de l'innovation, un extracteur ou un sourceur d'innovation doit pouvoir être mieux identifié, en lien avec les enjeux de propriété intellectuelle et de transfert technologique", a-t-elle insisté.

"Aider les porteurs d'innovations dans l'instruction" est le deuxième objectif mis en avant par Catherine Geindre. Il s'agit d'"être en soutien aux apporteurs d'idée, notamment dans l'aide à la qualification de l'innovation et à l'instruction pluridisciplinaire des projets, à la mise en contact", ou encore "à l'orientation pour la recherche des financements".

Catherine Geindre a en parallèle estimé qu'il fallait aider les décideurs à "introduire l'innovation et à l'évaluer". Pour ce faire, "il faudra développer des outils partagés d'évaluation des projets, pour permettre de valider les étapes de test de mise en oeuvre, mais aussi de diffusion plus large".

Elle a en outre préconisé d'"intégrer l'innovation dans la politique de gestion professionnelle des emplois et des compétences, les nouveaux métiers à créer ou à développer, comme les chargés de valorisation". Elle a aussi souligné l'intérêt de "renforcer la thématique de l'innovation dans la formation initiale et continue des professionnels".

Les CHU, un lieu d'innovations "par essence"

Catherine Geindre a estimé que les CHU "sont par essence un lieu d'innovations de nature scientifique, technique, organisationnelle ou managériale". La mise à disposition "rapide" de celles-ci "est un enjeu majeur pour la réponse aux besoins de santé aux patients, sous réserve qu'elle se fasse dans un cadre évalué et sécurisé" et "un enjeu pour l'attractivité de nos médecins en CHU".

"Le champ de l'innovation en santé autour de l'intelligence artificielle et du big data devient un enjeu concurrentiel international pour les Gafam [Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft] qui risquent, si l'on n'y prend garde, non seulement d'échapper aux CHU, mais aussi de s'exprimer dans un cadre très dérégulé sans tenir compte par exemple du consentement des patients".

"Dans le même temps, les innovations viennent très rapidement percuter des compétences établies, des organisations historiques et rendent plus que jamais nécessaire un accompagnement au changement dans des modalités elles aussi revisitées à défaut d'avoir été ou de pouvoir être anticipées", a-t-elle poursuivi.

"L'accompagnement du développement de l'innovation, tant au plan interne que national, apparaît indissociable de la transformation du système de santé", a conclu la directrice générale des HCL, faisant référence au plan gouvernemental "Ma santé 2022".

L'expertise des CHU est "insuffisamment utilisée, valorisée et coordonnée"

Elle a également prôné un "renforcement" du fonctionnement en réseau des CHU, "condition sine qua non" pour atteindre une "masse critique", bénéficier d'un accompagnement financier suffisant et d'une bonne gestion de risque, afin de faire face à un "niveau de concurrence de plus en plus exigeant" dans l'innovation.

Elle a estimé que "chaque CHU doit trouver sa place distincte sur le territoire", sans se substituer aux acteurs que sont "les sociétés d'accélération du transfert de technologies (Satt), les pôles de compétitivité, les académies" ou encore "les régions", "mais en valorisant les apports qui distinguent les CHU".

Elle a mentionné "les forces vives" des CHU "qui connaissent le besoin réel sur le terrain", ainsi que la capacité de ces derniers "à organiser sur le territoire des coconceptions d'innovations avec les utilisateurs [living labs]", par exemple, en partenariat avec les centres hospitaliers (CH), les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et la médecine de ville.

La future présidente de la conférence a jugé que l'expertise des CHU est "insuffisamment connue, utilisée, valorisée et coordonnée". Selon elle, "un positionnement commun harmonisé des CHU sur l'innovation en santé sera un atout".

Autre objectif, l'articulation d'un "réseau" avec "les outils de pilotage de l'innovation pour accompagner le transfert efficace de l'innovation en facilitant la fertilisation du tissu économique".

"Depuis les lois Allègre et Macron, les CHU en situation financière favorable peuvent soutenir la création d'entreprise, voire y contribuer en première ligne. Mais ces dispositifs juridiques se heurtent parfois, trop souvent, à d'autres règles qui enserrent notre activité", a pointé Catherine Geindre. Elle a cité "le code des marché publics, le droit de la propriété intellectuelle, le statut de la fonction publique, la tarification à l'activité, la réglementation sur la recherche", ou encore "le régime des autorisations".

Enfin, une autre priorité a été pointée: "anticiper" et "préparer" les évolutions réglementaires. "L'objectif est de renforcer les exigences par rapport aux produits, d'encadrer l'activité des organismes notifiés et d'améliorer la sécurité sanitaire. Nous devrons être vigilants sur les risques de rupture d'approvisionnement, d'arrêt de commercialisation et d'explosion des coûts après la disparition de la concurrence", a-t-elle signifié.

jyp/nc/wz/gb

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