https://global.agfahealthcare.com/france/systemes-informations/srd_restauration/
https://www.ctm-telemedecine.fr/

Systèmes d'information

L'interopérabilité des SI et la codification des données: "clés" du succès du DMP

0 675

PARIS, 27 décembre 2018 (TICsanté) - Près de deux mois après sa généralisation, le dossier médical partagé (DMP) est très scruté et pour garantir son succès, "la compatibilité des logiciels des professionnels, l'implication de tous acteurs ou encore l'articulation du DMP avec les autres projets numériques sont essentielles", a estimé Pierre Albertini, directeur général de la CPAM de Paris.

Invités par l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique (Acip) à répondre à la question "DMP, vraiment?", Pierre Albertini, directeur général de caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris, le Dr Stéphane Landais, secrétaire général de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et Bernard Delorme, président de l'association Maladies rares info services, ont livré la vision de leur profession sur ce carnet de santé numérique.

Officiellement déployé le 6 novembre (lire dépêche du 8 novembre 2018), le DMP est piloté par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) depuis 2016, rappelle-t-on.

Avant de le généraliser, l'assurance maladie s'est appuyée sur une phase d'expérimentation de 18 mois dans 9 territoires pilotes (lire dépêche du 20 juillet 2018), qui avait permis d'ouvrir, au 30 octobre, près de 1,9 million de dossiers.

Le chiffre symbolique de 3 millions de DMP ouverts a été atteint le jeudi 13 décembre (lire dépêche du 18 décembre 2018).

Le directeur général de la CPAM de Paris a rappelé l'objectif des pouvoirs publics d'atteindre les 40 millions de DMP ouverts en 2022.

"Pour attendre ce résultat, il y a plusieurs actions à mener: identifier et cartographier les équipements SI [système d'information] des établissements de santé et accompagner les établissements de santé dans l'outillage et l'interopérabilité des SI pour favoriser la création et l'utilisation du DMP", a-t-il détaillé.

"Le plus important pour garantir l'alimentation du DMP est de le rendre compatible avec les logiciels des professionnels de santé. Pour cela, il existe déjà des initiatives locales comme le projet Terr-eSanté (lire dépêche du 12 mars 2018) en Ile-de-France."

Pierre Albertini a insisté sur la nécessité de déployer "simultanément" les projets Territoire de soins numérique (TSN) (lire dépêche du 23 avril 2018) et le DMP pour favoriser la coordination des soins à l'échelle du territoire et garantir le succès du carnet de santé numérique.

"Le déploiement du DMP ne sera pas une ligne droite. Il y a un certain nombre d'échéances et d'obstacles à surmonter mais cela doit être fait avec tous les acteurs", a-t-il déclaré.

L'enthousiasme "vigilant" des professionnels de santé

Au nom de la CSMF, le Dr Landais a salué le lancement du DMP -"un bon outil pour améliorer qualité des soins, la prise en charge patients et la coordination pour atteindre l'efficience"- et a déploré que "seulement 4% des médecins" en aient ouvert jusqu'ici.

Cependant, pour ce médecin généraliste, l'enthousiasme doit être modéré par "les objectifs variables assignés au DMP".

"On lui a assigné des qualités qu'il n'avait pas et qu'il n'aura jamais. On nous a dit que ce sera fait rapidement, que le DMP permettra de réaliser des économies par milliards et même de faire croître l'espérance de vie!", a-t-il expliqué.

Le Dr Landais a insisté sur l'importance du volet de synthèse médical, "qui doit pouvoir se faire en clic", sans quoi le DMP ne serait alors qu'un "dossier de dossiers" et là encore, les éditeurs de logiciels sont attendus au tournant par les professionnels de santé qui espèrent gain de temps.

"En moyenne, un médecin généraliste gère 300 patients par mois. Il faut compter 30 minutes par volet de synthèse, soit 150 heures de travail au final! Alors, nous pouvons payer 1 euro par ouverture de DMP aux officines mais son alimentation ne peut pas être gratuite", a-t-il plaidé.

Une revendication partagée par Philippe Gaertner, qui a souligné que "1 euro ne correspond pas au temps passé à ouvrir un DMP".

Le pharmacien est, néanmoins, convaincu de la nécessité du dispositif, "indispensable pour permettre aux professionnels de santé de travailler de façon coordonnée".

Il a également encouragé les "31% de médecins non équipés de logiciels DMP-compatibles à s'en équiper".

"La pharmacie d'officine a toujours été en avance sur la question technologique. Elle a participé au développement de la carte vitale, elle a soutenu le tiers payant souvent critiqué par d'autres professionnels, alors j'espère que demain, par son rôle dans le déploiement du DMP, elle pourra contribuer à sa généralisation", a-t-il déclaré.

Le représentant des pharmaciens a aussi mis en avant un "élément structurant pour le dossier pharmaceutique [DP] et qui faciliterait l'alimentation du DMP": la codification.

Enfin, Philippe Gaertner a appelé à l'ouverture de l'accès au DMP aux pharmaciens d'officine qui "bâtissent une relation de confiance avec les patients et pour lesquels l'analyse de l'ordonnance pourrait être plus pertinente en ayant accès au DMP".

Le déploiement du DMP sera réussi si demain, il permet une bonne prise en charge des patients en ville, évite les hospitalisations et renforce les échanges entre les différents acteurs intervenants dans le parcours de soins du patient, a-t-il considéré, tout en demandant aux pouvoirs publics de "rémunérer les pharmaciens de manière appropriée au vu du temps passé sur un dossier".

Le patient, un acteur "à ne pas négliger"

Pour Bernard Delorme, président de l'association Maladies rares info services, "il ne faut pas négliger le destinataire: le patient, élément central du partage".

"J'ai noté que pour l'assurance maladie, tout le succès du DMP repose sur le patient", a-t-il observé.

"Leur adhésion au projet n'est pas surprenante, il y a une position très volontariste chez les patients atteints de maladies rares, prêts à partager plus fortement leurs données parce que leurs attentes sont justement très fortes." Les maladies rares concernent 3 millions personnes, "alors tout ce qui peut favoriser l'évolution du diagnostic est perçu comme un facteur de l'amélioration des soins", a expliqué le président de l'association.

Pour lui, les données non structurées contenues dans le DMP ont leur importance. "J'entends les critiques émises concernant les données non structurées mais même si elles ne sont pas directement exploitables, le fait qu'elles soient réunies dans un seul et même endroit est déjà une avancée."

A terme, le représentant associatif souhaiterait que les spécificités relatives à la prise en charge des maladies rares soit intégrées au DMP et que le patient puisse participer de façon plus importante au dossier.

"Les parcours complexes peuvent amener beaucoup de choses aux professionnels", a-t-il conclu.

wz/gb

La Rédaction
redaction@ticsante.com

http://www.computer-engineering.fr/

Acteurs

Comment InnovHealth veut booster le déploiement de son passeport médical numérique

PARIS (TICsanté) - Lancé en 2018, PassCare est un passeport numérique de santé personnel développé par la start-up InnovHealth pour "permettre aux patients de récupérer et maîtriser toutes leurs informations de santé et les partager avec les professionnels de santé de leur choix", a expliqué à TICsanté le fondateur de la jeune pousse, le Dr Adnan El Bakri, qui veut désormais proposer aux médecins d’être "prescripteurs de l’offre".

4 930

Systèmes d'information

"Ma santé 2022": de nouveaux services numériques pour professionnels de santé et patients

PARIS, 19 septembre 2018 (TICsanté) - La mise à disposition des professionnels de santé d'un "bouquet de services numériques" pour "gagner du temps médical" et la création d'un espace numérique personnel de santé pour les patients figurent parmi les principales mesures du volet numérique de la stratégie "Ma santé 2022" présentée le 18 septembre.

0 410
https://www.apmjob.com/display-job/74556/?searchId=1567170277.2615&page=1

Vos réactions

Anti-spam : Veuillez saisir le résultat de ce calcul S.V.P
4 + 7 =
http://www.canyon.fr/
https://www.groupepsih.com/decouvrez-hospivision/?utm_source=ticsante&utm_medium=banner&utm_campaign=Hospivison%20juin%2019
https://www.evolucare.com/articles/salon-sfar2019-palais_des_congres.html?utm_source=ticsante&utm_medium=banniere&utm_campaign=sfar2019

TICpharma.com

Découvrez le site de référence sur la transformation numérique des industries de santé

Découvrir le site

événements

  • Université des déserts médicaux et numériques

    Du 20/09/2019 au 21/09/2019

  • Catel Paris 2019

    Le 03/10/2019

  • 5ème Colloque cybersécurité en santé

    Le 03/10/2019

  • FASN Hôpital du futur

    Le 03/10/2019

  • 2ème SOPHI.A Summit

    Du 20/11/2019 au 22/11/2019