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Politique

Tout ce que les professionnels de santé doivent savoir sur le DMP

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PARIS, 8 novembre 2018 (TICsanté) - Le succès du dossier médical partagé (DMP), relancé le 6 novembre dans une nouvelle mouture et désormais généralisé à toute la France, dépendra en grande partie des professionnels de santé et de leurs équipements logiciels.

Instauré par la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie, le DMP doit permettre la collecte sécurisée des données de santé individuelles des patients et des traitements et soins qui leur sont prodigués.

Le dispositif était testé dans 9 territoires pilotes depuis fin 2016 (voir dépêche du 20 juillet 2017). A présent, ce sont tous les assurés qui peuvent créer leur dossier.

"Le DMP a été longtemps attendu, maintes fois annoncé, maintes fois repoussé. Il doit devenir demain une évidence pour tous les Français", a souligné la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, lors d'une conférence de presse le 6 novembre, appelant l'ensemble des acteurs à contribuer à son déploiement.

Pour le patient, l'objectif affiché est d'améliorer la prise en charge, de limiter les interactions médicamenteuses, et d'éviter les prescriptions d'examens redondants. De leur côté, les professionnels de santé sont également très attendus.

"Pour envisager le déploiement du DMP, il faut mobiliser toutes les parties prenantes et il faut surtout que les patients s'en saisissent et que les professionnels de santé incitent leurs patients à ouvrir leur DMP", a insisté Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), lors de la conférence de presse.

Ainsi, les professionnels de santé sont invités à créer des DMP, les consulter et y ajouter tous les types de documents jugés pertinents dans le cadre de leur prise en charge patient.

Il peut s'agir des informations utiles à leur suivi médical, des résultats d'analyses et d'examens, des comptes rendus médicaux ou encore des données de prévention (volet de synthèse médical, compte rendu de consultation, vaccins, date du dernier frottis, date de la dernière mammographie ou coloscopie…).

A chaque fois qu'un professionnel de santé accède à un DMP, son titulaire est averti de la connexion.

Des logiciels métier "DMP-compatibles" pour garantir l'interopérabilité

Pour créer un DMP, le professionnel de santé peut utiliser un logiciel métier "DMP-compatible" ou le faire via le portail consacré aux professionnels sur le site dmp.fr.

Concrètement, via son interface logiciel ou via le site conçu à cet effet, le professionnel de santé clique sur l'espace DMP, muni d'une carte CPS ou CPE. Il peut alors procéder à la création du DMP "en 30 secondes", promet la Cnam.

Il lui suffit alors d'identifier le patient par la lecture de sa carte Vitale et de recueillir son consentement oral.

Ecran d'accueil du DMP

Si la création du dossier est possible via le portail réservé aux professionnels sur le site grand public du DMP, la Cnam encourage néanmoins l'usage d'un logiciel métier compatible.

"Grâce à leurs mises à jour, ces logiciels intégreront en temps réel les améliorations de l'ergonomie et des fonctionnalités du site DMP", a assuré la Cnam dans un communiqué de presse.

Ces logiciels doivent au préalable être homologués par le Centre national de dépôt et d'agrément (CNDA).

Ce processus d'homologation est obligatoire pour s'assurer de la conformité d'un logiciel aux spécifications fonctionnelles et techniques des interfaces DMP et garantir l'interopérabilité du service.

Pour l'heure, "76 éditeurs ont au moins un logiciel du partenaire santé (LPS) homologué comme DMP-compatible et 146 logiciels sont compatibles avec le DMP", a précisé l'assurance maladie.

Sur le terrain, "69% des médecins libéraux sont équipés d'un logiciel métier DMP-compatible", a précisé Nicolas Revel. Concernant, les établissements de santé, aucun chiffre n'a été communiqué.

Nicolas Revel a également souligné que les éléments inclus dans le dossier étaient organisés et que ses services travaillaient avec les éditeurs et les professionnels pour améliorer l'alimentation, notamment à partir de données structurées ou non.

Un accès cloisonné pour certains professionnels de santé

Dès lors que son DMP est créé, le patient pourra y retrouver son historique de soins des 24 derniers mois, automatiquement alimenté par l'assurance maladie.

"Ce n'est pas le même contenu que celui que nous pouvons déjà avoir sur le compte Ameli. Ici, il s'agit de l'historique des soins détaillé: noms des médicaments prescrits, pathologies nommées, motifs des séjours d'hospitalisation, etc. Le compte Ameli compile, lui, les remboursements et donne les sommes des actes mais pas leur détail", a précisé Yvon Merlière, directeur de la mission DMP à la Cnam.

Si toutes les données relatives aux soins sont versées dans le DMP, elles peuvent être temporairement rendues invisibles au patient.

"Certaines informations diagnostiques, comme celles relatives à un cancer, peuvent être masquées par le professionnel de santé jusqu'à la consultation d'annonce pour ne pas brutaliser le patient ", a-t-il complété.

Par ailleurs, toutes les informations contenues dans le DMP ne sont pas consultables par tous les professionnels de santé.

"La Cnam a travaillé avec les ordres de chaque profession de santé et ensemble, nous avons déterminé une grille répertoriant quels accès sur DMP étaient accordés à tel ou tel professionnel. Une matrice d'habilitation a été validée par la Cnil, elle est consultable publiquement sur le site du DMP", a expliqué Yvon Merlière.

Un enrichissement progressif du DMP jusqu'en 2022

A compter du printemps 2019, le DMP inclura également les directives anticipées du patient, tandis que le patient recevra une notification en cas d'accès à son dossier en mode "urgence".

De 2020 à 2022, le dispositif sera progressivement enrichi, avec l'ajout d'un carnet de vaccination, son alimentation via des objets connectés, et l'ajout de données structurées.

Pour un déploiement rapide et effectif, la Cnam mise aussi sur les pharmaciens, dont 8.000 des 22.000 officines se sont équipées pour ouvrir les dossiers, et qui ont déjà l'habitude de gérer le dossier pharmaceutique (DP).

Le DMP sera également intégré au programme national SI SAMU (système d'information du Samu) pour une information en temps réel indispensable au Samu lors d'une intervention d'urgence.

Le rythme d'ouverture de DMP hebdomadaire enregistré la dernière semaine d'octobre atteignait 80.000, a observé Nicolas Revel.

"Ce chiffre va évidemment monter et doit monter si nous voulons atteindre l'objectif que nous nous fixons, c'est-à-dire de pouvoir, dans les quatre ans, avoir 40 millions de DMP ouverts", a ajouté le directeur général de la Cnam.

Des ambitions qui correspondent à celles affichées par Agnès Buzyn dans le cadre des annonces du volet numérique de la stratégie Ma santé 2022 présentée le 18 septembre (voir dépêche du 19 septembre 2018).

"Le DMP sera la première brique de l'espace numérique de santé. Sur la base de cette brique, nous allons agréger d'autres services à cet espace, au fur et à mesure, et permettre aux citoyens de le personnaliser et de se l'approprier de façon sécurisée. Ils auront un accès direct à leur dossier médical, à leur carnet de santé, à leur carnet vaccinal, etc.", avait-elle alors indiqué à TICsanté.

wz-vg/nc

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