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E-santé

Les applications et objets connectés de santé encore peu utilisés par les malades chroniques

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PARIS, 14 septembre 2018 (TICsantĂ©) - Si une majoritĂ© des malades chroniques ont dĂ©jĂ  utilisĂ© un service de prise de rendez-vous en ligne, ou consultĂ© un site d'information santĂ© sur internet, ils sont encore peu nombreux Ă  utiliser des applications mobiles et objets connectĂ©s pour suivre leur maladie, selon les rĂ©sultats d'une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e par la sociĂ©tĂ© B3TSI publiĂ©s le 7 septembre.

Cette enquĂȘte a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e du 3 au 12 juillet 2018 auprĂšs de 501 rĂ©pondants issus du "Chronic Panel", base de 25.000 personnes atteintes d'une ou plusieurs maladies chroniques construite par B3TSI pour mener ses Ă©tudes de marchĂ© santĂ©.

Selon ses résultats, seuls 18% des insuffisants cardiaques et 11% des patients souffrant de spondylarthrite ankylosante ont déjà utilisé une application de santé. Aucun patient atteint de broncopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou de polyarthrite rhumatoïde n'a déclaré avoir recours à ces outils.

Les usages des objets connectés sont également faibles. Ils concernent 12% des diabétiques interrogés, 5% des hypertendus et des migraineux, et 2% des patients atteints d'un cancer.

Ces chiffres sont à mettre en regard avec les autres pratiques numériques des malades chroniques, beaucoup plus développées. L'étude de B3TSI constate ainsi que les sites internet sont consultés par une large majorité des patients (90% des personnes atteintes de splondylarthrite ankylosante, 76% en cas de cancer, 75% pour les diabétiques).

De la mĂȘme façon, 58% des malades chroniques ont dĂ©jĂ  eu recours Ă  la prise de rendez-vous sur internet avec un professionnel de santĂ©, et 14% utilisent ce service "frĂ©quemment". Parmi les patients qui n'ont jamais pris rendez-vous sur internet, 69% pensent le faire Ă  l'avenir pour prendre un rendez-vous avec un gĂ©nĂ©raliste (80%) ou un spĂ©cialiste (55%).

L'étude interroge également le recours à la télémédecine dans le cas des maladies chroniques. Seuls 9% des patients interrogés ont déclaré avoir déjà consulté un médecin à distance, et pour 1% il s'agit d'une pratique fréquente.

Ces consultations à distance se font le plus souvent pour obtenir un conseil ou une prescription, par l'envoi d'un e-mail au médecin (63% des patients interrogés) ou par téléphone (54%). Dans 37% des cas, elles donnent lieu à l'émission d'une ordonnance.

Parmi les patients ayant dĂ©jĂ  eu recours Ă  cette pratique, 87% sont prĂȘts Ă  la rĂ©itĂ©rer. Chez ceux qui ne l'ont pas encore expĂ©rimentĂ©e, une courte majoritĂ© (54%) pense le faire Ă  l'avenir, notamment pour Ă©viter de perdre du temps.

"Il semble donc que malgrĂ© un faible usage actuel de la tĂ©lĂ©consultation par les malades chroniques, les patients soient plutĂŽt favorables Ă  une pratique plus courante de celle-ci dans le futur", a estimĂ© B3TSI dans son enquĂȘte.

Pour rappel, le remboursement de droit commun des actes de tĂ©lĂ©consultation par l'assurance maladie entrera en vigueur le samedi 15 septembre, conformĂ©ment aux dispositions prĂ©vues par la loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale (LFSS) pour 2018 (voir dĂ©pĂȘche du 14 aoĂ»t 2018).

Faible usage du DMP

Seuls 8% des patients interrogés ont déclaré posséder un dossier pharmaceutique, et 12% un dossier médical partagé (DMP). Sur le DMP, cette proportion est plus forte chez les patients atteints de spondylarthrite ankylosante (25%).

Les malades chroniques semblent toutefois comprendre les apports du DMP, puisque 88% y sont favorables, mĂȘme s'ils ne sont que 63% Ă  ĂȘtre confiants vis-Ă -vis de la sĂ©curitĂ© de leurs donnĂ©es stockĂ©es dans cet outil. Cette confiance apparaĂźt particuliĂšrement faible chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoĂŻde (23%).

"Il semble donc que les malades chroniques n'en soient qu'au début de cette nouvelle pratique de la e-santé, mais qu'ils voient en elle un potentiel et qu'ils soient favorables à son développement et à sa pratique dans leur parcours de soins à l'avenir", note l'étude.

rm/ab

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