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E-santé

Les objets connectĂ©s Ă  l'hĂŽpital sont en phase d'Ă©valuation de leur "intĂ©rĂȘt mĂ©dical"

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(Par Wassinia ZIRAR)

PARIS, 8 juin 2018 (TICsantĂ©) - PortĂ© par un marchĂ© en forte croissance, les objets connectĂ©s ont fait leur entrĂ©e Ă  l'hĂŽpital Ă  l'aube des annĂ©es 2010 et sont actuellement en phase d'Ă©valuation de leur "intĂ©rĂȘt mĂ©dical", ont expliquĂ© plusieurs intervenants lors d'une confĂ©rence organisĂ©e Ă  la Paris Healthcare Week le 29 mai.

Dominique Maigne président de l'Agence nationale d'appui à la performance (Anap), Faraj Abdelnour vice-président de l'Association des cadres de l'industrie des dispositifs médicaux (Acidim) et Laure Beyala, gestionnaire de la plateforme Digital medical hub ont échangé lors de la premiÚre journée de la Paris Healthcare Week, le 29 mai, sur le thÚme "Objets connectés à l'hÎpital: enjeux, situation et tendances".

Faraj Abdelnour a d'abord rappelé la croissance exponentielle du marché qui doit permettre la mise en circulation de plus de 161 millions d'objets connectés de santé en 2020 et 410 milliards de dollars investis d'ici 2022, d'aprÚs une étude du cabinet Grand View Research qu'il a citée.

En France, la tendance se confirme également et le cabinet d'études Xerfi prédit plus de 4 milliards d'euros pour le marché de la santé connectée d'ici 2020.

Cependant, la gĂ©nĂ©ralisation des objets connectĂ©s Ă  l'hĂŽpital est encore loin d'ĂȘtre acquise comme l'a soulignĂ© Laure Beyala qui a rappelĂ© que si les objets connectĂ©s en santĂ© ont fait leur apparition entre 2007 et 2010, ils ne sont entrĂ©s en phase d'Ă©valuation de leur intĂ©rĂȘt mĂ©dical qu'en 2015 pour une pĂ©riode de 10 ans (2015-2025).

La prochaine étape -prévue entre 2025 et 2030- consistera à définir comment "améliorer le systÚme de soins" grùce aux objets connectés de santé.

"Les objets connectĂ©s de santĂ© impliquent un dispositif mĂ©dical connectĂ© et une application mĂ©dicale. A l'hĂŽpital, pour ĂȘtre fonctionnels, les dispositifs mĂ©dicaux connectĂ©s [DMC] doivent embarquer l'expĂ©rience patients, l'expĂ©rience des professionnels de santĂ© et permettre Ă  tous d'Ă©voluer dans un environnement intelligent", a-t-elle Ă©galement rappelĂ©.

Faire du patient "un acteur de sa santĂ©", permettre la collecte massive de donnĂ©es via les DMC pour alimenter les bases de donnĂ©es pour la recherche, les objets connectĂ©s de santĂ© "doivent encore ĂȘtre rĂ©glementairement cadrĂ©s et dĂ©finir leur business model", a insistĂ© Laure Beyala.

La HAS planche sur un guide

Les objets connectĂ©s en santĂ© supposent aussi d'ĂȘtre dĂ©finis et cadrĂ©s pour permettre aux patients d'obtenir un remboursement. Pour cela, la Haute autoritĂ© de santĂ© (HAS) est chargĂ©e d'identifier les dispositifs mĂ©dicaux (DM) qui sont des DMC.

"La difficultĂ© est de savoir oĂč commence et oĂč s'arrĂȘte le numĂ©rique Ă  partir d'une sĂ©rie de qualifications prĂ©cises. La question de la frontiĂšre entre le bien-ĂȘtre et le mĂ©dical est parfois trĂšs fine et pour y rĂ©pondre, la HAS prĂ©pare un guide d'Ă©valuation des dispositifs mĂ©dicaux connectĂ©s", a expliquĂ© Dominique Maigne, actuel prĂ©sident de l'Anap et ex-directeur de la HAS (voir dĂ©pĂȘche TICpharma du 25 avril 2018).

"Qu'est-ce que le bon et le mauvais numĂ©rique ? Comment les dĂ©finit-on ? La HAS doit y rĂ©pondre et elle prĂ©pare un guide sur le sujet mais elle ne sera pas le 'gendarme' des objets connectĂ©s de santĂ©", a-t-il ajoutĂ©.

Si la HAS devra évaluer les changements impliqués par objets connectés en e-santé, les usages du numérique reposent "sur ceux qui les pratiquent" pour le président de l'Anap qui s'interroge sur la pertinence de créer un "label des professionnels de santé" pour évaluer les DMC.

wz/ab

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