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E-santé

Télémédecine: la moitié des Français prêts à consulter leur généraliste à distance (Observatoire Cetelem)

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PARIS, 4 octobre 2017 (TICsanté) - La moitié des Français se disent favorables à ce que leur médecin traitant exerce en télémédecine, même si les motifs de recours à la consultation à distance varient en fonction des situations, selon les résultats d'une enquête de l'observatoire Cetelem réalisée par Harris Interactive et publiée le 26 septembre.

Cette enquête* a été menée dans le cadre de la deuxième édition des "zooms de l'observatoire Cetelem" portant sur le thème de la santé.

La majorité des sondés choisiraient la consultation à distance du médecin traitant, plutôt que le rendez-vous physique, pour renouveler une ordonnance (62%), demander un certificat médical (57%) ou un conseil médical (51%).

La présence physique du praticien est préférée pour un mal qui semble grave (73%), une consultation d'urgence (73%) ou pour aborder un sujet "intime ou sensible" (70%).

"Les consultations visant à soigner des maux qui semblent peu graves (angines, rhumes, etc.) sont à la croisée des représentations", souligne l'étude, avec 42% des personnes interrogées privilégiant la télémédecine, 39% le rendez-vous physique et 18% choisissant indifféremment l'un ou l'autre.

"Ce type de consultation apparaît ainsi comme l'une des plus intéressantes à surveiller à l'avenir pour comprendre l'évolution du recours à la télémédecine chez les Français", estime l'observatoire Cetelem.

Plus globalement, l'étude constate que "les Français intègrent progressivement dans leurs habitudes de santé le recours aux technologies", 78% des sondés estimant que le développement de l'e-santé est "une bonne chose pour l'univers médical".

L'e-santé est d'abord perçue comme un moyen de fluidifier la transmission des informations médicales entre les différents professionnels de santé (79%) et de mieux suivre sa santé au quotidien (77%).

Près de 7 personnes sur 10 estiment qu'elle peut être efficace pour améliorer la qualité de la prise en charge et des soins, et la majorité (57%) pense qu'elle peut contribuer à limiter le déficit de la sécurité sociale.

Partage des données de santé

Les trois quarts des Français interrogés par l'étude estiment qu'augmenter la collecte d'informations personnelles de santé est une évolution nécessaire pour améliorer la qualité des soins et le suivi des patients, mais le degré de confiance sur le partage de données varie en fonction de l'interlocuteur.

Les Français sont plus enclins à partager leurs données personnelles de santé avec leur médecin (91%) ou pharmacien (71%), qu'avec leurs mutuelles (47%) ou des entreprises de services en e-santé (24%).

Les 25-34 ans se montrent plus méfiants sur le sujet : 76% n'ont pas confiance en l'utilisation qui est faite de leurs données de santé, et 59% se disent opposés à leur collecte.

Une courte majorité des personnes sondées (52%) considère par ailleurs que la collecte et l'utilisation des données ne sont pas suffisamment encadrées par la loi.

Consulter l'étude de l'observatoire Cetelem

*Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 5 au 7 septembre 2017 sur un échantillon de 1.019 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquées aux variables sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e)

rm/ab

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