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Données de santé: il faut investir dans la création de modèles "prescriptifs" (IMS Health)

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LA DEFENSE (Hauts-de-Seine), 18 janvier 2016 (TICsanté) - La "vraie question" en matière de données de santé est de passer de l'analyse prédictive à l'analyse "prescriptrice", et c'est dans celle-ci que l'investissement a "le plus de valeur aujourd'hui", a estimé le directeur consulting et services d'IMS Health France, Jean-Marc Aubert.

"Je ne pense pas qu'il faille investir dans la récupération de nouvelles données", a ajouté le dirigeant, qui s'exprimait le 12 janvier dans le cadre des "Amphis de la santé", coorganisés par l'Essec, le Quotidien du médecin et l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique (Acip) sur le thème "Données de santé: du big data au smart data".

Il y a actuellement beaucoup de données, mais le problème est que celles-ci sont "peu triées et peu connectées" entre elles, a expliqué le dirigeant d'IMS.

Jean-Marc Aubert a affirmé que "l'idée d'avoir des bases uniques est complètement dépassée". Il a donné l'exemple de l'identifiant de sécurité sociale qui permet de connecter des données provenant de sources différentes.

Il a considéré que les régulateurs ont "du mal" à accepter des résultats d'essais cliniques constitués avec du "big data", alors que l'intégration de ces données aux essais a du sens car elle permet d'aller chercher la valeur "en vie réelle".

Ces régulateurs "commencent déjà à être en retard", ce qui pose le problème majeur de la "validation des algorithmes" par ces derniers. Une homologation de ces protocoles serait une nécessaire étape vers une prise en compte du "big data" dans les procédures.

"On va devoir accepter des prescriptions" basées non seulement sur l'expérience scientifique mais aussi sur les données, a-t-il ajouté.

Sur le plan de l'éthique, "la vraie question" est celle de la responsabilité. La demande d'usage explicite de données a un coût, qu'il a jugé exorbitant. Mais si la population a l'impression que l'usage de ses données de santé n'est "pas éthique, pas claire", cela va bloquer le processus car le "frein majeur" du "big data" est la difficulté d'accès à ces données.

"Il faut être transparent", a affirmé Jean-Marc Aubert.

DES PARTENARIATS A VENIR POUR IMS HEALTH

IMS Health, a pour objectif de créer des liens entre les bases de données pour des applications allant de la R&D au marketing, a expliqué son directeur consulting et services. "Nous avons fait de grosses plateformes" de données avec nos partenaires, a-t-il poursuivi. Les sources de ces données sont notamment les payeurs, les essais cliniques et les professionnels de santé.

IMS Health "essaie de récupérer les dossiers médicaux des hôpitaux" et "essaie de mettre en place un réseau virtuel de données entre les hôpitaux" dans le domaine de l'oncologie.

Jean-Marc Aubert a déclaré que son entreprise avait pu augmenter la "force de vente" d'un produit de 20% grâce à certains modèles statistiques, notamment dans les pathologies complexes afin d'identifier le médecin prescripteur.

A l'avenir, il y aura "bien évidemment des partenariats" entre son entreprise et d'autres acteurs car "il y a des données récupérées par certains qui seront nécessaires à d'autres". "Aujourd'hui, on ne peut pas juste être IMS producteur de données": il faut aussi les récupérer, notamment auprès d'acteurs qui n'en sont pas propriétaires, comme les médecins.

La "capacité à créer des partenariats larges" est "importante", a jugé le dirigeant, pronostiquant qu'il y aurait "très probablement" un jour "des partenariats entre IMS et Google" pour récupérer les données issues des réseaux sociaux.

"Nous sommes optimistes sur notre capacité" à affronter la concurrence, a déclaré Jean-Marc Aubert.

Les données de santé font l'objet d'un article du projet de loi de santé (actuellement examiné par le Conseil constitutionnel), rappelle-t-on. Il introduit dans le code de la santé publique un titre consacré à "la mise à disposition des données de santé" issues des bases médico-administratives, et crée un Institut national des données de santé (INDS) qui prendra la suite du groupement d'intérêt public "Institut des données de santé" (GIP-IDS, mis en place en 2007), futur guichet unique pour l'accès aux données (cf APM VG3NMQM0R et APM VG5NYOBZN).

yb/eh/nc

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