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Systèmes d'information

Développement des TIC : des pré-requis indispensables mais des freins toujours présents

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PARIS, 28 mai (TICsanté) – Le congrès européen des Systèmes d’Information de santé HIT (Health Information Technologies) 2009 s’est ouvert mardi à Paris. L’occasion pour les professionnels impliqués d’aborder, lors d’une table ronde inaugurale, intitulée «Organiser la transformation du système de santé avec les TIC», les pré-requis nécessaires comme l’interopérabilité des systèmes, ainsi que les freins au développement des TIC.

« Il faut créer les conditions de l’essor des systèmes d’information partagés de santé (SIS) », indique Michel Gagneux, président du groupement d'intérêt public chargé du DMP (GIP-DMP) et futur président de l'Agence des systèmes d'informations de santé partagés (Asip). Une des missions prioritaires de l’Asip est de créer un cadre d’interopérabilité dans toutes les dimensions d’interopérabilité (qu’il s’agisse de la sélection de formats et de standards ou de la progression en termes d’harmonisation sémantique), qui permette aux différents acteurs et opérateurs de développer des SI qui soient décloisonnés, sûrs et communicants, mentionne-t-il.

Avant l’été 2009, un premier cadre général d’interopérabilité sera publié de façon à permettre à l’ensemble des industriels et des opérateurs de s’inscrire dans la « DMP compatibilité », assure Michel Gagneux. Un document pour favoriser le décisionnel et permettre à l’ensemble des opérateurs et des établissements de ne pas avoir à réinventer les mécanismes indispensables pour piloter un SI.

« Notre volonté est que partout en France, il puisse exister un identifiant national de santé (INS), de même, que les mêmes protocoles et les mêmes formats soient utilisés pour communiquer d’un établissement à un autre, entre médecins hospitaliers et médecins libéraux », souligne-t-il. « C’est un cadre national qui va être contraignant sur les aspects sécurité -car il s’agit d’un enjeu majeur en termes de données de santé-, mais surtout représenter un tremplin de développement et d’innovation », poursuit le président du GIP-DMP.

« Les TIC doivent contribuer au décloisonnement ville-hôpital, mais il ne faut surtout pas construire des systèmes fermés qui s’ignoreraient les uns les autres », recommande Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) et chargé des SIS. C’est un risque qui n’est pas totalement écarté, souligne-t-il. Les SIH méritent une attention et des moyens soutenus.

Il est nécessaire que les établissements puissent échanger entre eux, notamment dans le cadre des communautés hospitalières de territoire (CHT) dont il est question dans le projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Les informations produites à l’intérieur de l'établissement doivent pouvoir être rapidement mises à disposition des médecins libéraux qui prennent en charge le patient à sa sortie de l’établissement, estime Jacques Lucas.

Il persiste de nombreux freins au développement des TIC. Pour Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (Fnehad) « il doit y avoir de la part des opérateurs une véritable compréhension des problématiques des utilisateurs (hospitaliers ou à domicile)». Elle a également pointé les limites techniques, en citant le problème de la couverture en télécommunication (notamment dans les Vosges ou en Lozère). Enfin, les coûts peuvent représenter un frein important, ainsi que les réticences qui sont assez souvent médicales, fait-elle observer.

En outre, «il n’existait pas en France, jusqu’à présent, de véritable politique publique en matière de développement des SIS », remarque Michel Gagneux. Cela s’est traduit par l’absence d’une stratégie et d’organe capable de porter cette stratégie, ainsi que par un morcellement des opérateurs, par un cloisonnement des actions et par une grande faiblesse de la capacité de maîtrise d’ouvrage, qu’il s’agisse de l’hôpital ou de l’administration, estime-t-il.

« De nombreux opérateurs ont certes été créés (Gmsih, Mainh, Meah), mais ils n’avaient ni un axe stratégique national auquel se conférer, ni un cadre dans lequel ils pouvaient inscrire une véritable coopération », observe le président du GIP-DMP.

Selon une enquête d’opinion diligentée par le Cnom, qui sera rendue publique le 3 juin prochain, 70% des médecins interrogés sont impatients de voir les SIS se développer, indique Jacques Lucas. Selon lui, changer d’outil modifie indéniablement les cycles du raisonnement. En outre, une inquiétude est soulevée en termes de sécurité, notamment pour le respect de la confidentialité des données.

Jacques Lucas a évoqué le vol des dossiers médicaux survenus aux Etats-Unis. Dernière affaire en date : le « rapt » fin avril de la base des 8 millions de dossiers médicaux de l’État de Virginie contenant les coordonnés des patients, les prescriptions des médicaments surveillés et peut-être même les numéros d’assurance maladie. L’enquête est en cours. Elle est menée par la police d’état et le FBI, mais n’a pas encore déterminé la nature exacte des informations dérobées.

Pour Pierre Lesteven, un représentant de la Fédération hospitalière de France (FHF), les sujets émergents concernent l’imagerie et les PACS (Picture Archiving and Communication System) régionaux, le circuit du médicament et la qualité du DMP. L’intégration des technologies dans la pratique médicale au sens large change la façon de travailler, ce qui implique des SI sans faille. « Il y a donc une marge à franchir », observe-t-il, tout en ajoutant : « les industriels doivent nous aider à franchir cette marche mais il persiste le problème des coûts ».

Pierre Lesteven a également soulevé le problème relatif aux annonces du plan Hôpital 2012 et les inquiétudes des adhérents, car les établissements sont toujours actuellement dans l’attente de l’obtention des fonds alloués./eg/ajr/vr

La Rédaction
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