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Systèmes d'information

Le CH de Martigues récompensé pour la mise en place d'un outil informatique

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PARIS, 20 mai (TICsanté) - Le CH de Martigues (Bouches-du-Rhône) a reçu le premier prix de la prévention médicale pour la mise en place d'un outil informatique de lutte contre le risque iatrogène. Explications du Dr Patrick Courtin, chef du service d’anesthésie et de réanimation du CH et coordinateur du projet, dans un entretien accordé à TICsanté.

Le DrCourtin, en collaboration avec le Dr Roland Djezvedjian, responsable du département de l’information médicale, ainsi que Sylvie Pracchia, pharmacienne au CH de Martigues et leurs équipes respectives ont été récompensés le 18 mars dernier pour leur travail collectif de lutte contre le risque iatrogène. Ils ont reçu ce prix par le président de la Haute Autorité de Santé (HAS), le Pr Laurent Degos. Une distinction qui récompense la mise en place, au CH de Martigues, d’"un outil informatique capable de reconnaître les patients avec un antécédent pouvant représenter un risque iatrogène lors d'une réadmission à l’hôpital: allergie médicamenteuse, maladie rare"(...), précise le communiqué.

Le but est de "réussir à prévenir le risque iatrogénique le plus rapidement possible avant même la prise en charge du patient", explique le Dr Courtin.

Des patients peuvent avoir une carte mentionnant leurs antécédents ou indiquant qu'ils sont atteints d'une maladie rare, mais encore faut-il pouvoir prendre connaissance de l'existence de cette carte, souligne le médecin. Dans certains cas, le patient n'est pas en mesure de parler et son état nécessite une prise en charge des plus urgentes avant même la consultation de son dossier, ajoute-t-il.

L'outil développé permet donc d'identifier en une fraction de seconde le risque lié à chaque patient, puisque dès la saisie de l'identité, s'ouvre une fenêtre avec un message mentionnant ou non l'existence d'antécédents.

Créé dans un premier temps pour la surveillance des malades porteurs d’une bactérie multi-résistante (en 1997), afin de déclencher au plus vite les mesures d'isolement, l'outil a ensuite été transposé au risque iatrogène, puis enrichi. Il propose un certain nombre d’informations concernant une (ou des) allergie(s) et/ou une (ou des) maladie(s) dont serait atteint un patient, ainsi que les médicaments à éviter. "Il offre ainsi aux médecins une aide à la prescription", estime Patrick Courtin.

"Nous avons travaillé sur ce projet pendant plus d’un an, mais ce qui nous a pris le plus de temps a été la mise en place des listes d’éviction, surtout quand il n’existe pas de centres de référence et de liste nationale officielle", explique-t-il. Le chef de service a pu néanmoins en obtenir certaines, par le biais de groupes de pharmacovigilance, mais dans des cas bien spécifiques. Aujourd’hui, cet outil est alimenté régulièrement avec les listes de médicaments autorisés ou interdits et en fonction des avancées médicales faites dans ces domaines. Les principales difficultés résident dans le fait de devoir relancer les médecins pour signaler systématiquement les malades ayant des antécédents et dans celui d'enrichir les listes d’éviction, informe-t-il.

Le Dr Courtin souhaite que des listes référenciées soient mises en place. A ce jour, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) en a élaboré dans certains cas très spécifiques, note-t-il. Par exemple, il existe un référentiel pour les médicaments sur le déficit en G6PD (glucose-6-phosphate déshydrogénase), mais pas de listes pour la myopathie ou la myasthénie, déplore-t-il.

Anne Castot, responsable du service de l'évaluation, de la surveillance du risque et de l'information sur les médicaments à l'Afssaps, a indiqué mardi à TICsanté qu'une réflexion a été lancée et des travaux sont actuellement menés avec la HAS (Haute Autorité de Santé) sur ce sujet. "On avance mais cela demande un investissement énorme et les difficultés sont grandes", déclare-t-elle. "Concernant la liste relative au déficit en G6PD, cela a demandé près de 3 ans de travaux", relate-t-elle.

Le CH de Martigues bénéficie d'un certain recul sur l'utilisation de l'outil, puisque ce dernier est opérationnel depuis 2001-2002. Les alarmes se sont déclenchées dans plus d’une centaine de cas. "Pour les porteurs de bactéries multi-résistantes, inscrits dans le listing, ce sont plus de 3.000 alarmes qui ont été activées", précise l'anesthésiste-réanimateur. L'utilisation de cet instrument de travail respecte les règles strictes de confidentialité des données et d'authentification des professionnels de santé, assure-t-il.

L'obtention du prix de prévention médicale par le CH de Martigues a permis à l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de PACA d'être alertée de l'existence de cet outil. L'Agence souhaite rencontrer le Dr Courtin en juin prochain, afin d'étudier la possibilité de diffuser cet outil aux différents établissements de la région. La société savante d'anesthésie er de réanimation semble également intéressée pour sa diffusion au niveau national, avance le chef de service. Selon lui, cet outil peut être amené à se diffuser à l’ensemble des hôpitaux. Il est "remarquable de simplicité" et peut sauver des vies, estime-t-il. Il permet également de limiter le risque médico-légal.

Le prix d'une valeur de 6.000 euros a été versé à l’Association des médecins anesthésites réanimateurs du CH de Martigues et sera utilisé pour financer les formations dédiées aux médecins./eg/ajr

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