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GHT: la télémédecine doit être intégrée dans les projets médicaux dès leur définition

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(Par Morgan BOURVEN, au congrès européen de la SFT-Antel)

PARIS, 4 novembre 2015 (TICsanté) - La télémédecine pourra favoriser les parcours de soins gradués au sein des groupements hospitaliers de territoire (GHT), à condition qu'elle soit intégrée dans les projets médicaux, ont souligné plusieurs intervenants au huitième congrès européen de la SFT-Antel, vendredi à Paris.

Ce huitième congrès européen de la Société française de télémédecine (SFT-Antel) s'est tenu vendredi et samedi à Paris. Il avait pour thème "la télémédecine: un atout pour les groupements hospitaliers de territoire".

Les GHT sont "plébiscités par l'ensemble des acteurs" car ils sont "articulés autour de l'idée d'un égal accès à des soins de qualité et sécurisés sur un territoire", a souligné Jacqueline Hubert, directrice générale du CHU de Grenoble, qui a piloté une mission sur les GHT avec Frédéric Martineau, président de la conférence des présidents de commission médicale d'établissement (CME) des centres hospitaliers.

Le projet médical devra être "le ciment des GHT", a-t-elle insisté lors de la session plénière du congrès. "Le projet médical devra traiter de toutes les activités", a-t-elle poursuivi, rejetant l'idée de "GHT de spécialités".

Pour le Dr Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel, "la télémédecine peut contribuer à la mise en place d'un projet médical de territoire". Notant que le décret de décembre 2010 sur la télémédecine "contient tout ce qu'il faut pour structurer les projets", il a expliqué que "la description des pratiques dans le projet médical permettra de définir les besoins".

Il a "espéré" que la télémédecine "équilibre la position de l'hôpital et de la médecine libérale". Cette dernière "va avoir avec la télémédecine la possibilité de suivre de façon différente les patients", ce qui créera "des parcours harmonisés ville-hôpital" et "favorisera la mise en place de parcours de soins gradués".

Ce sentiment est partagé par le Dr Jacques Lucas, vice-président en charge des systèmes d'information au Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), qui a toutefois prévenu que "les professionnels de santé libéraux ne veulent pas être la variable d'ajustement de la politique hospitalière".

Les libéraux sont "prêts" à être impliqués dans ces projets médicaux de territoire, mais "il faut qu'ils soient coconstruits", pas "qu'on nous présente un projet pré-établi qu'on ajustera à la marge". Sur la question de la télémédecine, il a jugé "extrêmement positif" le fait qu'il n'y ait "pas de risque déontologique" à échanger et partager les données personnelles de santé entre professionnels d'un territoire.

Le Dr Simon, pionnier de la télé-néphrologie (voir dépêche du 26 octobre), a aussi souligné qu'il est devenu "fondamental pour certains services d'urgence de demander des avis spécialisés" grâce à la télémédecine. A ce titre, l'expérience de télé-expertise menée dans le domaine des accidents vasculaires cérébraux en région Midi-Pyrénées depuis 1995 "peut être un modèle".

René Caillet, délégué de la Fédération hospitalière de France (FHF), a insisté sur la nécessaire introduction de la télémédecine dès la conception des projets médicaux de territoire. "Si la télémédecine n'est pas posée dans les six premiers mois, elle n'aura pas lieu", a-t-il lancé.

La télémédecine est aussi une demande des usagers, a poursuivi Bernadette Devictor, présidente de la Conférence nationale de santé (CNS). "Elle est un facteur de réduction des inégalités territoriales", a-t-elle souligné, ainsi qu'un facteur "d'autonomisation du patient". De plus en plus, ces derniers "demandent des services en ligne (télémédecine, téléprescription, etc.) pour mieux inscrire leur parcours de santé dans leur vie quotidienne".

Pour Clémence Mainpin, directrice adjointe coopérations et contractualisations à la direction générale de l'offre de soins (DGOS), l'une des difficultés sera de "rendre visible" les actions de télémédecine pour les autorités. "Nous sommes un régulateur aveugle" car beaucoup d'activités de télémédecine et de consultations avancées ne sont aujourd'hui pas codées, a-t-elle observé. "L'enjeu est de construire le cadre de tarification des activités de télémédecine extra et intra-hospitalier dans le cadre des GHT", a-t-elle noté.

mb/ab/

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