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E-santé

Pharmagest Interactive mise sur les outils de suivi et d'amélioration de l'observance

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PARIS, 9 avril 2015 (TICsanté) - La société d'informatique officinal Pharmagest Interactive (groupe Welcoop) complète sa stratégie avec le développement d'outils de suivi et d'amélioration de l'observance, notamment avec la mise en place d'une "plateforme globale de prise en charge de l'observance", a annoncé le 30 mars son directeur général, Dominique Pautrat, lors de la présentation des résultats annuels.

Il y a eu ces derniers temps "beaucoup de communication" sur le sujet de la part des différents acteurs de la santé, a-t-il observé, preuve selon lui qu'il s'agit d'un champ d'investissement porteur.

Une étude d'IMS Health a estimé en novembre 2014 à 40% le taux moyen des patients observants et chiffrait à 9,3 milliards d'euros par an les économies réalisables sur ce terrain. Ce constat a été confirmé fin 2014 par une étude Opinionway pour Pharmagest, dans laquelle 42% des patients ont intégralement respecté leur traitement.

Le directeur général a rappelé que le pharmacien avait un rôle central dans l'observance, en tant que "principal vecteur de communication" sur le bon usage des médicaments auprès du public. Pharmagest entend donc accompagner les officines dans les nouveaux rôles que leur a conféré la loi "hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) de 2009.

Sa plateforme informatique LGPI s'enrichira en 2015 d'un logiciel de suivi d'observance, qui traitera et hébergera sur un serveur sécurisé les données collectées au comptoir. Des questionnaires seront notamment suggérés au pharmacien afin d'évaluer chez les patients le degré de suivi du traitement.

Dominique Pautrat a indiqué que "deux contrats majeurs" d'exploitations de ces données seront mis en oeuvre au cours de l'année avec des partenaires privés. Le premier implique un groupe de mutuelles, désireux d'identifier précocement les patients non observants afin de leur proposer des solutions à même d'éviter une dégradation de leur état et les surcoûts associés.

Le second contrat a été signé avec un laboratoire pharmaceutique. Interrogé par l'APM, le directeur général de Pharmagest a expliqué que l'industriel en question y voyait l'opportunité d'évaluer le service rendu par son médicament après commercialisation.

Le groupe propose déjà un dispositif d'impression d'étiquettes de posologies à coller sur les boîtes de médicaments. Il a également développé une application pour smartphone qui alerte le patient lorsqu'il doit prendre un médicament. Un système de rappels par SMS ou e-mail vient compléter le dispositif, en signalant l'échéance d'un traitement ou d'une ordonnance.

Expérimenté depuis plusieurs années, le "pilulier intelligent" DO-Pill* a été lancé en mars dans la France entière. Il s'agit d'un produit "très nouveau" pour Pharmagest, a commenté son directeur général, car il ne s'agit pas d'un service mais d'une nouvelle source de revenu pour les officinaux.

La société d'informatique avait initialement l'intention d'attendre l'obtention de son remboursement avant de commercialiser le produit. Elle a fait machine arrière au vu des délais réglementaires et à la suite d'une initiative de l'agence régionale de santé (ARS) Lorraine, qui a souhaité qu'il puisse être prescrit à certains patients malgré son prix (une dizaine d'euros par semaine).

Lors de l'exercice 2014, le groupe a enregistré 114,6 millions d'euros de chiffre d'affaires (+1% par rapport à 2013), dont les quatre cinquièmes en France. Les résultats opérationnel et net ont respectivement augmenté de 10% à 25,5 millions et 7% à 17 millions.

A la fin 2014, Pharmagest disposait d'une réserve de trésorerie de 47,5 millions d'euros, en hausse de +3% par rapport à la fin 2013.

LE CONSULTING COMME "BARRIERE A LA CONCURRENCE"

La société avait annoncé en 2014 le lancement d'un nouveau service de "consulting" à destination des officines. Employant 12 personnes, il se propose de réfléchir avec le pharmacien sur ses nouvelles missions, les modifications structurelles qu'elles engendrent et la rentabilité de son fonds de commerce, rappelle-t-on.

En un an, 223 diagnostics ont été vendus, soit un chiffre d'affaire de 817.000 euros. La société parie sur cette activité pour faire barrière à la forte concurrence du marché de l'informatique officinal.

Pour la première fois en 2014, sa filiale Healthlease, spécialisée dans le financement des biens d'équipements médicaux pour les officines, a contribué à 100% au résultat net du groupe, à hauteur de 1,2 million d'euros. Cela fait suite à la création d'une autre filiale, Nanceo, qui a rendu Pharmagest autonome grâce à la mise au point d'une place de marché financière unique. Le service est également vendu à d'autres sociétés, a signalé son directeur général.

Il a par ailleurs souligné le "succès commercial" de Titan soin*, un logiciel de gestion des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) développé par la filiale Malta Informatique. Après l'obtention en 2014 de deux certifications de la Haute autorité de santé (HAS), Malta a enregistré une hausse de 33,4% de son chiffre d'affaires, à 5,34 millions d'euros.

L'activité Kapelse, spécialisée dans l'e-santé, a quant à elle enregistré un chiffre d'affaires de 0,8 million d'euros. Selon Dominique Pautrat, il s'agit là de la preuve que le groupe "n'a pas commis d'erreurs dans ses choix et investissements", il y a maintenant quatre ans.

Les activités de Pharmagest en Belgique ont été entachées en 2014 de "difficultés de transformation commerciale", responsables pour partie d'une baisse de 6,9% du chiffre d'affaires dans le pays à 3,5 millions d'euros.

En France, les revenus associés aux prestations de communication à destination des laboratoires ont chuté de 32,6%. Cette activité est amenée à disparaître en 2015, a anticipé Pharmagest. Malgré une croissance de 12,8% des activités de services "classiques", le chiffre d'affaires total auprès de l'industrie pharmaceutique ressort à 10,5 millions d'euros (-27,3%).

pm/eh/ab

La Rédaction
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