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Systèmes d'information

DMP et SI partagés: les clés pour réussir

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PARIS, 17 mars (TICsante) - Dans le cadre du salon de la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale (Medec), qui s'est tenu Ă  Paris du 11 au 13 mars dernier, trois acteurs de santĂ© (des rĂ©gions Auvergne, Franche-ComtĂ© et Languedoc-Roussillon) impliquĂ©s dans des projets de plateformes rĂ©gionales et de dossiers de rĂ©seaux dĂ©matĂ©rialisĂ©s, se sont rĂ©unis pour faire part de leurs expĂ©riences, lors d'une table ronde organisĂ©e sur le thème "Du DMP aux systèmes d'information partagĂ©s: comment mieux faire ?".

Depuis décembre 2008, la région Franche-Comté a obtenu l’autorisation de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) de proposer des dossiers "personnels" aux patients, rappelle Vincent Bonnans, chef de projet DMP Franche-Comté. Cette démarche a pris un certain temps en raison du niveau d'exigence de la Cnil, notamment sur les aspects de sécurité et de confidentialité. "Tenant compte de toutes les recommandations formulées, ce dossier a pu se concrétiser grâce à la plateforme régionale mise en place depuis 2002", explique-t-il. La constitution d'un Groupement de coopération sanitaire (GCS), faisant participer des professionnels proches du terrain au sein de la région, a représenté un atout majeur pour le développement de ce projet, affirme-t-il.

Dans le cadre de la plateforme, la région tente de mettre en place des outils de pilotage. "Nous avons aujourd'hui une vision sur l’activité en temps réel", précise Vincent Bonnans. Selon lui, le dossier médical partagé de Franche-Comté se révèle "simple d’utilisation et offre de nombreuses possibilités".

En Languedoc-Roussillon, dès l’appel d’offres 2008 et "compte-tenu des difficultés rencontrées avec les pré-expérimentations menées en 2005", il a été décidé "de s'orienter vers un dossier des pathologies chroniques", indique le Dr Dominique Jeulin-Flamme, présidente de l'Union régionale des médecins libéraux (URML) de Languedoc-Roussillon. "Nous sommes donc partis sur des dossiers médicaux partagés centrés sur le patient avec l’accord du Collectif Interassociatif sur la santé (Ciss) régional".

Le Dr Jean-Jacques Veillard, médecin DIM de l'URML Auvergne, a fait part de la volonté de la région d'élaborer un "carnet régional de santé électronique", avec la mise en place d'une plateforme et d'une messagerie sécurisée. Sont actuellement en cours différents chantiers comme la mise à niveau des différents SI en termes d’interopérabilité ou encore celle de l’identito-vigilance, en évitant les doublons. "Il faut une cellule d’identito-vigilance dans chaque lieu de soin ainsi qu’au niveau régional, avec en plus une interopérabilité au niveau national", explique-t-il.

Toutes les Agences Régionales de l’Hospitalisation (ARH) ne participent pas activement au sein des régions. En outre, "il n’est pas si simple de réunir les différents acteurs dans un même but et dans un même trajet", souligne Dominique Jeulin-Flamme. L'enjeu est de se positionner sur un partage des informations et non sur un dossier hospitalo-centré, assure-t-elle.

Au moment du déploiement, la région Auvergne s'est heurtée à de nombreuses difficultés d'ordre financier et réglementaire, déclare Jean-Claude Veillard. Dans les établissements de santé, par exemple, il a été observé une "inhomogénéité" des solutions informatiques mises en oeuvre, qui ne s'avèrent pas interopérables d’un établissement à l’autre, indique-t-il. Autres difficultés pointées du doigt: juridiques avec, par exemple, l’obligation actuelle d’ouvrir seulement la messagerie sécurisée (limitant la connexion au réseau ville-hôpital); humaines, relatives à l'appropriation de l'outil.

Il serait par ailleurs intéressant que la HAS (Haute Autorité de Santé) accepte que "les formations à une plateforme puissent donner des points aux médecins", fait observer Jean-Jacques Veillard. A la formation, doit s'ajouter un accompagnement du professionnel de santé à l’utilisation d'un nouvel outil. La formation des professionnels de santé n'est pas simple à mettre en oeuvre (bien qu'elle le soit davantage dans un hôpital public) et pose le problème de l'investissement financier, prévient Vincent Bonnans. Ainsi, en Franche-Comté, le coût de l'intégration d'une personne dans le dispositif a atteint environ 300 euros par professionnel.

Pour Dominique Jeulin-Flamme, avant de parler formation, d'autres objectifs immédiats doivent être atteints, comme celui de se doter d'"outils simples d’utilisation, efficaces et intégrés aux logiciels". En mai 2008, à la suite de la dernière réunion sur l'ensemble des projets URML, la région a pris la décision de simplifier la tâche des médecins en ne leur confiant pas la charge de l’ouverture du dossier. Pour résoudre des problèmes de transfert d'informations dans un réseau, liés notamment à la double saisie, certaines régions ont développé des outils qui leur sont propres, mais qui ne peuvent être utilisés par d'autres.

Tout comme Michel Gagneux, président du GIP-DMP, Dominique Jeulin-Flamme estime que "le DMP est un projet qu’il faut construire pas à pas", avec comme finalité de voir l’information circuler de manière fluide entre les professionnels. Une forte dynamique de terrain existe dans les régions, qui se trouvent néanmoins dans l'attente de spécifications nationales. L'un des freins au développement régional du DMP est lié au fait que chaque plateforme développe son propre outil, souligne la présidente URML. "Donnez-nous rapidement les données pour construire le DMP national", réclame-t-elle auprès des pouvoirs publics, tout en signalant également l'importance pour les éditeurs de travailler ensemble, dans le but de mettre au point les outils indispensables au développement du DMP et des systèmes d'information partagés.

Certaines structures comme l'Agence des systèmes d'information de santé partagés (Asip) doivent enfin se mettre en place rapidement et l’investissement doit se poursuivre, concluent de concert les trois acteurs de santé./eg/ajr

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