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Applications mobiles et objets connectés : l'ordre des médecins pour une évaluation

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PARIS, 17 juin 2014 (TICsanté) – Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) planche sur la rédaction d'un livre blanc consacré à la santé mobile et à la santé connectée, a annoncé le Dr Jacques Lucas, vice-président du conseil, lors du colloque Doctors 2.0 & You organisé début juin à Paris.

Lors d'une présentation sur le thème "Outils 2.0 pour médecins", le Dr Lucas a indiqué que ce livre blanc présentera la "doctrine ordinale", qui n'est "pas un dogme", sur ce marché en pleine effervescence.

Il a d'abord rappelé que le marché de la santé mobile a "un côté 'bulle'". "Ce n'est pas parce que des gens téléchargent des applications qu'ils les utilisent", a-t-il rappelé. Il convient donc de s'interroger sur le bénéfice réel de ces applications.

Le Dr Lucas a aussi souligné le fait que le côté "connecté" d'un objet peut être porteur d'illusion. "Ce n'est pas parce qu'on relie un objet à Internet qu'il n'existait pas avant", a-t-il observé. Il a pris l'exemple des tensiomètres, qui avant d'être connectés disposaient déjà d'une mémoire pour permettre aux patients de prendre eux-mêmes leur tension.

Le conseil estime que les applications mobiles et objets connectés doivent être "évalués". "Je ne dis pas 'certifiés' ou 'labellisés'", a insisté le Dr Lucas, "car une labellisation s'accompagnerait de délais tels que l'application ou l'objet seraient devenus obsolètes".

Cette évaluation doit associer les professionnels de santé, les usagers et les fabricants de ces applications et objets. Elle doit aussi être portée à la connaissance de l'usager au moment de son achat.

L'évaluation doit porter sur la "fiabilité", a-t-il ajouté. "L'application ou l'objet connecté doit pouvoir être recommandé par le médecin ou le professionnel de santé, voire prescrit."

Concernant la confidentialité, le Dr Lucas a plaidé pour une "réflexion juridique" sur le statut des données de santé et sur leur propriété.

Il est aussi revenu sur le thème de la géolocalisation. "Elle comporte des aspects positifs, par exemple pour identifier des foyers d'épidémie", a-t-il observé. Mais elle ne doit pas permettre de retrouver un patient spécifique.

Sur la géolocalisation des professionnels de santé, Jacques Lucas a indiqué que l'Ordre reçoit régulièrement des plaintes d'usagers et de médecins, mal géolocalisés sur Google.

Le Conseil national va donc proposer une application de géolocalisation des médecins, fondée sur son annuaire. Cela évitera à un usager qui recherche un cardiologue d'arriver chez un dermatologue. /mb

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