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Systèmes d'information

Circuit du médicament: la prescription, une étape au coeur des améliorations à apporter

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PARIS, 22 janvier (TICsanté) - Dans un entretien accordé à TICsanté, François Pesty, pharmacien, intervenant CNEH (Centre national de l'expertise hospitalière) et expert conseil en organisation et informatisation du circuit du médicament, aborde les défaillances pointées du doigt au niveau de la prescription médicamenteuse et les solutions permettant d'optimiser cette étape-clé relative au médicament.

Il existe, selon lui, un nombre significatif de séjours hospitaliers liés à un problème médicamenteux et à la prescription, alors que la première étape de la prise en charge du patient est la prise en compte de son traitement en cours, pour vérifier d'éventuelles contre-indications.

Depuis juillet 2007, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), un téléservice est proposé aux médecins libéraux qui ont un accès ADSL pour se connecter sur un serveur de l'assurance maladie, après authentification, et récupérer l'historique sur une année de traitement. A l'hôpital, un éditeur de logiciel propose, durant les premières étapes du DMP, de se connecter à ce type de service avec la carte vitale du patient et la carte CPS ou autre mode d'authentification professionnelle. Cette opération d'e-capture fournie par l'assurance maladie est gratuite. Elle permet de connaître notamment le code médicament et le nombre de boîtes délivrées et d'établir ainsi le lien avec le traitement en cours.

Par ailleurs, il existe un référentiel pour le médicament créé sous l'égide de la Dhos (Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins) et accessible sur le site du ministère de la santé: ce guide de prise en charge thérapeutique des patients hospitalisés préconise également de prendre en compte les traitements en cours. "Mais cette mesure n'a jamais été imposée aux éditeurs de logiciels !", s'insurge François Pesty.

Dans ce domaine malheureusement, il n'y a aucun pilotage par les pouvoirs publics, ce qui peut s'expliquer par des conflits d'intérêts ou du lobbying, commente-t-il, en ajoutant que l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), de son côté, se caractérise par un certain immobilisme en la matière. A cela s'ajoutent d'autres formes de pressions émanant des industriels du médicament et de ceux des technologies de l'information, ainsi qu'un problème de financement. "Or les 1,5 milliards d'euros promis pour le plan Hôpital 2012 représentent une manne financière pour le petit commerce sans que les éditeurs améliorent ou soient obligés d'améliorer leurs services", souligne le pharmacien.

Selon François Pesty, la prescription est source d'accidents iatrogènes dans 25% des cas. "Pourtant, on dispose de logiciels qui déterminent les 4 niveaux d'interactions médicamenteuses", indique-t-il:

  • contre-indications formelles,
  • précautions d'emploi,
  • associations à prendre en compte,
  • interactions.

Et d'ajouter que "nombreux sont les logiciels qui permettent d'accéder à ce type d'information, à condition toutefois d'être paramétré et de ne pas se déconnecter au système de sécurité". En outre, selon un récent sondage Internet mené auprès de médecins libéraux, seuls 5% des praticiens informatisés tiennent à jour ce type de donnée.

Tout logiciel, selon lui, doit être structuré et en mesure de lancer une alerte en cas d'information manquante sur un patient. "Mais actuellement, seul le logiciel PharmaNet de Cerner-Millenium génère une demande d'analyses biologiques devant une situation pathologique (par exemple, patient insuffisant rénal impliquant par conséquent des contre-indications médicamenteuses et surtout la nécessité de disposer des résultats de certains examens biologiques comme la clearance de la créatinine et la créatininémie). Si un logiciel n'est pas connecté à des données de biologie, de situations pathologiques et de diagnostics, il ne pourra jamais lancer une alerte en cas d'information manquante", estime le pharmacien.

Pourtant, là encore, regrette-il, "l'absence de courage politique fait qu'il n'y a aucune obligation vis-à-vis des éditeurs de faire certifier leurs logiciels d'aide à la prescription".

Le rapport adopté à l'unanimité en avril 2008 de la MECCS, avec 75 personnalités auditionnées proposait, parmi les mesures de SI de santé partagés, une certification obligatoire et la création d'une base de données médicamenteuse complète, accessible à tous et gratuite. "Or à la place de cette mesure pertinente, Roselyne Bachelot propose la mise en place d'un portail avec des liens et aujourd'hui, ne sont disponibles que deux bases de données privées et agréées (dont l'une baptisée THERIAQUE), ainsi que THESORIMED, la base de l'assurance maladie", relève-t-il.

Les députés, rappelle-t-il, étaient prêts à rendre obligatoire la certification des LAP (logiciels d'aide à la prescription) en avril 2008, mais ont finalement baissé les bras, la HAS n'ayant pas donné son feu vert et Roselyne Bachelot ayant émis un avis défavorable à l'amendement n°335 du 19 novembre 2009. Ce dernier visait effectivement "à rendre obligatoire la certification des logiciels d'aide à la prescription et à permettre sa mise en oeuvre rapide en médecine de ville, afin que tous les logiciels mis sur le marché soient certifiés à la fin de l'année 2009".

La Belgique, pour sa part, a élaboré un cahier des charges conditionnant le respect de certification, sinon tout éditeur ne peut prétendre à vendre son logiciel. "En France, il aurait fallu rendre obligatoire cette mesure pour chaque éditeur", conclut avec regret François Pesty./ajr

La Rédaction
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