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La SFSD et Livi publient neuf "recommandations pour le développement du soin digital"

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PARIS (TICsanté) - La Société française de santé digitale (SFSD) et l'entreprise de télémédecine Livi ont publié un livre blanc dans lequel ils proposent cinq enseignements "issus de l’expérience des sociétés savantes de médecine" et neuf recommandations "pour le développement du soin digital", ont-ils fait savoir dans un communiqué le 5 janvier.

Ce livre blanc, intitulé "De la télémédecine au soin digital, une transition des pratiques vue par les médecins", est issu d'entretiens semi-structurés avec 17 sociétés savantes concernant "leur vision de la télémédecine et la place qu’elles doivent occuper dans son déploiement les prochaines décennies", est-il expliqué.

Elles ont été interrogées entre janvier et septembre 2020 par les Drs Maxime Cauterman et Laurent Haas, respectivement directeur médical et directeur médical adjoint de Livi, et le Dr Robin Ohannessian, directeur médical et cofondateur du cabinet de conseil Télémédecine 360.

Les deux sociétés ont rédigé le livre blanc, qui a été relu par la SFSD puis relu et validé par les sociétés savantes, est-il précisé.

Le premier constat des auteurs est "l'émergence de la sémiologie digitale".

"La réflexion clinique se structure dans les différentes spécialités d’abord par l’expérience pratique qui s’accumule plutôt que par l’expérimentation scientifique. Les préoccupations de la profession s’éloignent de plus en plus des champs technologiques et réglementaires et se recentrent sur la clinique", expliquent-ils.

Ils recommandent que "l'émergence de la sémiologie digitale médicale et des connaissances nouvelles [s'inscrivent] dans l’enseignement de chaque spécialité autant que dans des approches transversales telles qu’elles existent aujourd’hui", et que le "soin digital" soit "mieux intégré dans les recommandations cliniques".

"Le soin digital s'émancipe du soin présentiel", constatent-ils ensuite.

"La consultation présentielle demeure irremplaçable mais n’est plus l’étalon auquel la téléconsultation doit être nécessairement comparée", ce qui permet "une revalorisation des approches technologiques simples sans multiplication des objets connectés et recentrée sur la communication interpersonnelle", écrivent-ils.

La téléconsultation doit être reconnue comme "échelon plein et entier de la gradation des soins, complémentaire davantage que substitutive", et "l’utilisation d’objets connectés ne doit pas être considérée comme un prérequis systématique mais comme une modalité de téléconsultation", souhaitent-ils.

Troisième constat: la relation patient-soignant est "équilibrée".

"L’initiative de la téléconsultation peut être redonnée au patient et tend à s’écarter de la vision initiale descendante et prescriptrice […] les codes traditionnels de la relation médecin-patient sont rebattus au profit d’une relation mieux équilibrée."

Ils préconisent que les représentants des patients et des usagers du système de santé soient "davantage impliqués dans toutes les réflexions autour du soin digital, et en particulier dans sa régulation".

"La télémédecine s’impose en première intention et comme un levier évident pour renforcer l’accès aux soins et à la prévention", remarquent les auteurs.

"La combinaison de technologies abordables, d’une société du numérique marquée par l’évolution des attentes des usagers du système de santé, sont les moteurs de cette évolution, décuplée par la pandémie de Covid-19 […]. Au-delà de l’accès aux soins, le digital apparaît comme un levier de prévention sous-utilisé, en particulier dans sa capacité à être un support motivationnel à des changements de comportements."

"Les barrières à l’accès au soin digital doivent être levées sans attente pour les populations les plus éloignées du soin" et "de nouveaux incitatifs" doivent être trouvés "pour conjuguer accès aux soins amélioré et médecin traitant renforcé", prônent-ils.

Le dernier constat est celui d'une "articulation Ă  trouver entre le soin physique et le soin digital".

Pour ce faire, "définir les règles d’interopérabilité et agir pour une plus grande dématérialisation doivent rester les priorités d’actions absolues des autorités", et "la confiance envers le soin digital et le discours bienveillant des autorités et des représentations professionnelles durant l’épidémie [de Covid-19] doivent être entretenus", recommandent-ils.

"Une pratique médicale à part entière"

Par ailleurs, la télémédecine "est aujourd’hui reconnue comme une pratique médicale à part entière par les sociétés savantes françaises".

Ces dernières sont "quasiment toutes mobilisées sur les enjeux de télémédecine et santé numérique", indiquent-ils.

La télémédecine "commence son émancipation des grilles de lecture traditionnelles de la médecine présentielle et se pense désormais pleinement comme une pratique complémentaire et certainement pas substitutive, mais également comme une pratique de première ligne et non plus d’exception et de recours", mais "nécessite pour poursuivre son développement un soutien important des sociétés savantes afin d’accompagner les professionnels dans leurs pratiques nouvelles et compléter l’approche technologique et administrative d’une approche médicale", concluent-ils.

En annexes, un compte rendu d'entretien présente, pour chaque société savante interrogée, les enjeux clés, les réalisations, les réflexions et la place du numérique dans celle-ci.

Les sociétés savantes ayant participé au livre blanc
Les sociétés françaises de lutte contre le sida (SFLS), de médecine d'urgence (SFMU), de dermatologie (SFD), de nutrition (SF Nutrition), de pneumologie de langue française (SPLF), d'hypertension artérielle (SFHTA), de pédiatrie (SFP), d'allergologie (SFA), de neurologie, et de gériatrie et gérontologie, ainsi que le collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), l'Association francophone pour les soins oncologiques de support (Afsos), la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), la Société francophone du diabète et la Fédération française d'addictologie (FFA) ont contribué à ce document.
LĂ©o Caravagna
leo.caravagna@apmnews.com

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