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E-santé

Covid-19: le télésuivi et la coordination sur Terr-eSanté, un atout pour d'autres pathologies (CH de Melun)

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MELUN (TICsanté) - Les enseignements des dispositifs de télésuivi de patients Covid permis par Terr-eSanté, développés sur certains territoires franciliens pour renforcer la coopération ville-hôpital, doivent permettre de prolonger l'expérience sur d'autres pathologies, ont expliqué le directeur de l'hôpital de Melun, Dominique Peljak, et le Dr François Dolveck, chef du département des urgences de l'établissement, dans un entretien à APMnews/TICsanté.

L'hôpital de Melun (groupe hospitalier Sud Ile-de-France-GHSIF) a mis en place au printemps, "sur un territoire assez large qui concerne toute la Seine-et-Marne et toute l'Essonne", un dispositif "original qui fait que l'hôpital sort de ses murs et qui est complètement intégré dans notre gestion de crise", a relaté Dominique Peljak dans un entretien à APMnews/TICsanté début décembre. Il concerne "les urgences jusqu'aux Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes] en passant par notre plateforme de dépistage".

Cette cellule s'appuie sur l'outil e-Covid, développé par le groupement régional d'appui au développement de la e-santé (Grades) Sesan, à la demande de l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, à partir de la plateforme de coordination des parcours complexes Terr-eSanté.

"Quand la crise est arrivée, on a eu le souci, avec la pression qui s'exerçait notamment sur les Samu, de distinguer les patients Covid qu'il fallait adresser aux médecins traitants et ceux qu'il fallait adresser à l'hôpital, avec deux base lines: la bonne prise en charge du patient et la protection de l'hôpital pour ne pas qu'il tombe", a expliqué le Dr François Dolveck, qui est aussi le conseiller médical de Sesan.

"Il fallait pour tous ces patients qui ne présentaient pas de symptômes de gravité avoir quand même des éléments de surveillance." L'outil e-Covid a donc été développé, accessible sur le web et sur application mobile, avec un module permettant aux patients de renseigner quotidiennement des critères d'autosurveillance (température, fréquence cardiaque, respiratoire, malaise...).

Le suivi des tableaux de bord, intégrant des indicateurs de couleur pour alerter sur la sortie des seuils de normalité, "nous a amenés au plus fort de la crise à rappeler une petite centaine de patients par jour", a précisé le Dr François Dolveck. "Certains nous ont rassurés à l'examen téléphonique, certains ont bénéficié d'une visioconsultation, d'autres de l'envoi d'une ambulance et les plus graves de véhicules Smur."

Lors de la deuxième vague, "on s'est aperçu que les patients hospitalisés pour Covid et qui évoluaient plutôt bien pouvaient sortir plus tôt que pendant la première vague, environ une semaine plus tôt, avec un peu d'oxygène à domicile, un dispositif de surveillance", a-t-il poursuivi.

Les sorties plus rapides de l'hôpital "nous ont permis de façon mécanique de récupérer un capacitaire de lits, facilitant l'accueil dans l'établissement de nouveaux patients".

"Tout cela a été vertueux et cette réflexion a fait tache d'huile", puisque l'ensemble des établissements publics du département et ceux de l'Essonne ont rejoint le projet, ainsi que tous les acteurs libéraux.

"Les médecins et les acteurs de soins ont perçu l'opportunité de pouvoir avoir un outil support de l'organisation de leur filière", a fait valoir le Dr François Dolveck.

Il permet le suivi en amont et en aval de l'hospitalisation, le patient pouvant entrer dans le dispositif à partir des résultats de leur test PCR, le service d'urgence, le Samu, la médecine de ville ou les services d'hospitalisation.

La coordination ville-hôpital-médico-social, "enjeu majeur de la e-santé" (Sesan)

Dès lors que les patients sont enregistrés, avec leur accord, "on travaille à l'intégration de leur cercle de soins avec le médecin traitant, la pharmacie habituelle, l'infirmière éventuelle, la personne de confiance, ou des spécialistes qui ont tous accès à l'information de la personne qu'ils suivent". Le patient bénéficie d'une "double surveillance", par son médecin de ville et par l'hôpital en dehors des heures d'ouverture des cabinets.

L'établissement mobilise aujourd'hui une équipe de 8 personnes chargées de cette surveillance, dont 4 infirmières, a précisé le Dr Alain-Gil Mpela, médecin urgentiste chargé de piloter la cellule. "Au plus fort de la première vague, jusque 20 personnes assuraient le suivi de 400 patients."

Le coût du projet, financé par l'ARS, est "essentiellement humain", correspondant au recrutement des personnels sur le dispositif de Melun, soit "un peu plus de 400.000 euros".

La file active est actuellement de "182 patients, suivis sur 28 jours". Le dispositif a permis de suivre jusqu'à 2.250 patients depuis le début de la crise, dont environ 1.800 durant la première vague.

L'établissement, qui a accueilli jusqu'à 144 patients Covid durant la deuxième vague (contre 230 au printemps), rapporte avoir déprogrammé "peu d'activités" cet automne. Il a développé l'hospitalisation de médecine, en lien avec la clinique Saint-Jean l'Ermitage.

"La capitalisation sur la première expérience a permis de créer une dynamique avec les acteurs de ville, avec la perspective de suivre les patients de façon coordonnée sur d'autres pathologies", a expliqué Aurélie Rama, directrice adjointe du GHSIF.

Le dispositif de surveillance à domicile permet "de suivre le patient du tout début de la prise en charge jusqu'à un suivi de ville chronique. Sur nos territoires, on n'a pas d'autres outils capables de rendre ce service", a pointé le Dr François Dolveck. L'idée est de le déployer "sur d'autres filières, comme la BPCO [bronchopneumopathie chronique obstructive], le grand âge, la drépanocytose, le diabète ou encore les patients vasculaires".

"A partir du moment où les établissements s'interconnectent avec Terre-eSanté, ce qui est en train de se faire très largement", ils peuvent avoir accès aux "comptes rendus d'imagerie, de biologie, d'hospitalisation", a-t-il développé.

"On a changé de monde dans les relations ville-hôpital-ville." Le sujet "n'est pas seulement la relation ville-hôpital ou hôpital-ville, parce que les gens sont suivis à la maison, viennent à l'hôpital pour une prise en charge d'expertise ou un suivi spécialisé, avec toujours comme objectif d'être suivis en ville".

D'autres établissements se sont emparés de cette opportunité technologique, comme le CH d'Argenteuil (Val-d'Oise), également pionnier, en particulier sur le suivi post-hospitalisation, dont le directeur, Bertrand Martin, est administrateur de Sesan. E-Covid avait aussi pour objectif d'accompagner le déconfinement avec le suivi des cas contacts.

Sesan indiquait début novembre que 12.000 patients Covid ont été pris en charge par cet outil de télésuivi depuis le début de la crise, au sein de dispositifs mis en place en lien avec l'union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins Ile-de-France.

Contacté par APMnews/TICsanté, le groupement a cité d'autres acteurs l'ayant utilisé dès la première vague, dont les CH de Pontoise, l'hôpital Simone-Veil (Val-d'Oise) le GH Est francilien (Seine-et-Marne), l'hôpital privé Les Magnolias (Essonne), ainsi que des dispositifs d'appui à la coordination et des centres de santé et ambulatoires Covid. Dans les Yvelines, l'outil a été déployé avec l’Apta (plateforme territoriale d'appui) 78.

En Seine-Saint-Denis, c'est autour de Terr-eSanté que l'Apta 93 a engagé un travail sur les sorties d'hospitalisation avec les hôpitaux du territoire, par ailleurs utilisateurs de l'outil de télésuivi développé par l'AP-HP Covidom.

Avec la deuxième vague de l'épidémie, les projets ont été "plus loin dans la coordination ville-hôpital", par exemple dans le Val-d'Oise, souligne-t-on chez Sesan.

L'objectif "affirmé par les professionnels" est de "faire en sorte que la communication et les partenariats ville-hôpital mis en place en période de crise perdurent pour le suivi de l’ensemble des patients".

Dans un communiqué le 9 décembre 2020, l'ARS Ile-de-France et Sesan ont fait savoir que ce dernier, jusqu'ici groupement de coopération sanitaire (GCS), s'est transformé en groupement d'intérêt public (GIP). Cette évolution constitue notamment l'occasion d'"élargir le champ de ses missions", dont celle d'"améliorer et capitaliser sur les services de coordination ville-hôpital-médico-social qui constituent un enjeu majeur de la e-santé".

Maryannick Le Bris

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