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Systèmes d'information

L'ANS détaille l'avancée de ses projets d'interopérabilité des SI de santé

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PARIS (TICsanté) - L'Agence du numérique en santé (ANS), chargée du déploiement de la feuille de route du numérique en santé, a présenté le 10 novembre, en clôture des Journées nationales des industriels (JNI), un point d'étape de ses projets pour l'instauration d'un cadre d’interopérabilité des systèmes d’information (SI) de santé et le calendrier de leur mise en œuvre.

Sempiternel refrain dans le monde de l'e-santé, l'absence d'interopérabilité avait été pointée par le ministère comme un frein majeur à l'utilisation "fluide" des logiciels, contribuant à la "rupture" des parcours numériques, lors de présentation de la feuille de route du numérique en santé, en avril 2019.

Pour répondre à cette problématique, le chantier de l’interopérabilité a été confié à l'ANS.

"Notre première mission repose sur notre rôle de régulateur, c'est-à-dire de producteur de normes et standards, notamment d'interopérabilité et de faire en sorte qu'elles soient faites avec les industriels pour développer les usages et il y a tout un travail de collaboration, de concertation et d'accompagnement qui est mené aujourd'hui", a rappelé Annie Prévot, directrice de l'ANS, le 10 novembre lors d'une conférence de presse en ligne clôturant les Journées nationales des industriels (JNI).

Pour cela, l'ANS met actuellement en œuvre quatre actions pour instaurer le cadre d’interopérabilité des SI de santé attendu par les professionnels de santé, les éditeurs de solutions techniques et les industriels.

Renforcer la gouvernance de l'interopérabilité des SI en santé

La nouvelle gouvernance de l’interopérabilité des SI vise à prioriser les travaux d’interopérabilité (référentiels, terminologies ou encore outils de test d’interopérabilité) pour développer au mieux l’échange et le partage de données utiles aux acteurs des secteurs sanitaire, médico-social et social.

"Elle se voit aujourd’hui renforcée grâce à un élargissement de son périmètre et à la mise en place de deux comités ouverts aux représentants des professionnels de santé, des patients et des fédérations d’industriels. Le comité de pilotage du cadre d'interopérabilité des SI de santé (CI-SIS) s’élargit dorénavant à l’ensemble des institutionnels du secteur", a détaillé l'ANS dans un dossier de presse.

"Un comité de suivi pour le centre de gestion des terminologies de santé et l’espace de tests d’interopérabilité des CI-SIS est créé pour définir avec tous les acteurs la feuille de route du catalogue des terminologies de santé en France et de l’espace de tests d’interopérabilité des SI en santé."

Thierry Dart, directeur du pôle "affaires médicales" de l'ANS a présenté les deux actions menées aujourd'hui pour accélérer dans l'interopérabilité: la mise en concertation du nouveau volet "gestion du cercle de soins élaboré dans le cadre d’une collaboration entre le Grades e-santé Bretagne et l’équipe CI-SIS de l'ANS et l'intégration des outils de tests développés par Interop’Santé dans l’espace de tests d’interopérabilité des SI".

Ces actions doivent permettre "une meilleure couverture des cas d’usage d’échange et de partage des données de santé par des standards d’interopérabilité" et apporter "la garantie de l’usage des services mis en œuvre par les industriels".

Lancement d’un espace de tests d’interopérabilité des SI de santé et poursuite des projectathons

L'ANS a ouvert le 15 octobre 2020, l’espace de tests d’interopérabilité des SI de santé (SIS). Cet espace de tests s’adresse aux organisations publiques ou privées qui ont développé des solutions permettant d’échanger ou de partager des données dans les secteurs de la santé, du médico-social et du social conformément à un référentiel d’interopérabilité.

Emmanuel Clout, directeur de programme à l'ANS a présenté cet espace qui "met à disposition de ces acteurs des outils de tests pour vérifier, par exemple, qu’un volet de synthèse médicale produit par l’une de leur solution est conforme à la spécification technique correspondante du cadre d'interopérabilité des SI de santé".

Cet espace de test permet de réduire les coûts d’implémentation des spécifications d’interopérabilité en aidant les industriels à détecter les non-conformités aux standards plus rapidement et plus tôt dans le processus de développement. Il permet aussi aux maîtrises d’ouvrage de disposer à terme d’une information fiable sur l’interopérabilité des produits qu’elles mettent en oeuvre en établissements de santé ou dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) par exemple.

Mi-novembre, "les services de tests d’InteropSanté compléteront la liste des services de tests accessibles", a fait savoir Emmanuel Clout. A partir de décembre 2020, les éditeurs pourront vérifier la conformité de leur produit en réalisant des cas de tests définis par l'ANS pour un référentiel donné.

"Lorsque les résultats des tests sont positifs, la conformité du produit à ce référentiel sera référencée dans l’espace de tests, qui permettra donc aussi à tous les utilisateurs d’un produit de s’informer sur sa conformité à un référentiel d’interopérabilité", a précisé l'ANS dans son dossier de presse.

En parallèle, l’agence a organisé un projectathon "en distanciel", à l’occasion de la JNI 2020 les 9 et 10 novembre, autour de multi-volets ("une dizaine" de spécifications du cadre d'interopérabilité).

"Il a réuni 23 éditeurs du secteur sanitaire mais aussi, et c’est une première, du médico-social pour tester la mise en œuvre du cahier de liaison ou du dossier de liaison urgence", a souligné Emmanuel Clout, citant les éditeurs Dedalus, Cegedim, Medimust ou encore la société Doctolib parmi les participants.

Développer le Centre de gestion des terminologies de santé

Pour répondre à la problématique des données non structurées et inexploitables, notamment dans le cadre du Health Data Hub, le ministère avait annoncé la mise en œuvre d’un Centre de gestion des terminologies de santé (CGTS) offrant notamment un guichet national public distribuant gratuitement les ressources sémantiques nécessaires, et la mise à disposition d’un serveur national multi-terminologies (SMT), afin de soutenir la structuration sémantique des données de santé.

"Aujourd’hui un effort est porté sur l’homogénéisation du processus de gouvernance et de publication des terminologies en France pour couvrir de façon optimale l’ensemble des besoins. Avec 32 terminologies et 700.000 termes, les utilisateurs souhaitent un guichet unique de publication des terminologies de santé à jour et disponibles sous des formats communs pour faciliter leurs intégrations par les éditeurs avec des services d’accompagnement", a fait savoir l'agence.

L'ANS a également annoncé la mise en production "fin novembre" du SMT dont le rôle est de publier un catalogue de terminologies et des terminologies dans les formats facilement intégrables dans les logiciels du secteur de la santé et du médico-social.

En outre, dans le cadre de la mobilisation contre l'épidémie de Covid-19, "le CGTS a produit un référentiel de médicaments afin de faciliter le suivi des stocks des médicaments en tension. Ce référentiel, produit avec l'ensemble des acteurs du secteur, a été intégré dans l'outil national de suivi des stocks MaPUI.fr", a indiqué l'ANS.

Enfin, "le CGTS soumet sa candidature pour être responsable du centre collaborateur OMS France pour les terminologies de l’OMS", a-t-elle ajouté, précisant travailler à "une poursuite de l’outillage du CGTS, avec mise en production de deux nouvelles versions du SMT en mars puis juillet 2021".

Urbanisation des SI pour le sanitaire et le médico-social et projet "Convergence"

La feuille de route du numérique en santé invite les responsables des SI de santé à se positionner par rapport à cette cible d’urbanisation grâce à un outil de convergence des SI et de prévoir une trajectoire de convergence, rappelle-t-on. L’outil "Convergence" répond à cette attente et a été mis en ligne en décembre 2019.

Il a été progressivement mis à disposition de l'ensemble des acteurs du secteur, d'abord les agences régionales de santé (ARS) et les groupements régionaux d'appui au développement de l'e-santé (Grades) pour leurs services régionaux, puis depuis septembre 2020, les industriels pour leur développement. "Il devrait être ouvert en 2021 aux structures sanitaires et médico-sociales pour leurs SI", a annoncé Manuel Metz, chef du département "architecture sectorielle et interopérabilité technique" à l'ANS.

Destiné à évaluer la maturité des projets d'innovation sur l'ensemble du périmètre couvert par la feuille de route du numérique en santé, l'ANS va publier les premiers résultats des auto-évaluations "mi-décembre 2020" sur son site.

Focus sur les actions menées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19

Dans le cadre d'un consortium mené par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), l’ANS a publié un jeu de valeurs pour le codage des analyses de biologie médicales en lien avec le Covid-19. Il permet d’assurer la comparabilité des résultats d’analyses de biologie médicale.
Par ailleurs, l’ANS a produit des guides d’implémentation afin que les différents acteurs de santé puissent gérer, partager ou échanger les données générées lors de cette crise selon les spécifications du CI-SIS. Ces guides et exemples n’ont pas vocation à se substituer aux volets du CI-SIS, mais à aider les industriels dans le cadre de cette pandémie.
Enfin, la crise du Covid-19 et "les enjeux liés au recours à la téléconsultation et à la télé-expertise dans la gestion de la crise sanitaire et de la prise en charge des patients", a conduit l’ANS à publier ce volet de contenu télémédecine dès le printemps dernier. Il a pour finalité de "favoriser les échanges dématérialisés de données de santé dans le cadre des actes de téléconsultations entre les médecins et leur patient, ainsi que pour les actes de télé-expertise entre deux médecins en lien avec un cas patient", a détaillé l'ANS.
Ce volet de contenu est constitué de spécifications fonctionnelles et techniques et décrit deux modèles de documents (un document pour la téléconsultation et un document pour la télé-expertise).
Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

http://www.computer-engineering.fr/

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