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E-santé

Le Covid a boosté l'usage du numérique en Ehpad, mais du chemin reste à faire

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Nombre d'établissements ont pris le virage du numérique pendant la crise sanitaire, mais des obstacles, comme l'accès à l'Internet haut débit ou l’appropriation par les professionnels, restent encore à lever, ont témoigné Isabelle Hauger et Guénaëlle Haumesser, représentantes du groupe LNA Santé et de la Mutualité française, aux Assises nationales des Ehpad.

Le ministère des solidarités et de la santé ne ménage pas ses efforts pour concrétiser le fameux "virage" du numérique en Ehpad, et la crise sanitaire en a révélé tant la progression que les besoins dans le secteur.

Aux Assises nationales des Ehpad, organisées mi-septembre par le Mensuel des maisons de retraite, Isabelle Hauger, médecin coordonnateur au sein du groupe commercial LNA Santé, a confirmé que "sur cette période Covid, le numérique a été très très important".

Elle a rappelé que le groupe avait mis en place "une cellule de crise et un pôle de visioconférence dans chaque salle de réunion pour faciliter les contacts d'Ehpad en Ehpad ou avec le siège".

De plus, "la télémédecine", sujet sur lequel elle est "référente" pour le groupe, "a pris vraiment sa place car les médecins traitants ne pouvaient plus accéder aux Ehpad".

Précisant d'abord que l'outil n'est pas mis en place dans tous les établissements du groupe, elle s'est d'abord réjouie que, deux ans après l'entrée de la télémédecine dans le financement de droit commun, "les téléconsultations ont été multipliées par cinq sur la période", avec "beaucoup d'a priori qui ont pu tomber".

Mais elle a aussi fait état de "déboires" et constaté que, "malheureusement l'explosion de la télémédecine dans le libéral" n'a pas profité tant que ça aux Ehpad "par manque de temps".

En tant que référente, "je pensais faire beaucoup de médecine, travailler en territorial… mais j'ai passé en fait énormément de temps avec le service informatique et le service achats du groupe, pour avoir du wifi, du matériel adapté et pas trop cher… c'est compliqué et il y a beaucoup de choses à simplifier", a-t-elle déploré.

Toutefois, au plus fort de la crise sanitaire, elle a souligné avoir réussi à "convertir" un médecin généraliste, alors que les généralistes "étaient les premiers à refuser la téléconsultation".

"Souvent, on me dit que la télémédecine déshumanise, mais je n'ai jamais vu autant les équipes rapprochées. Le numérique fédère […] Mais cela doit être complémentaire au papier, au présentiel, et cela doit être simplifié, a-t-elle répété, évoquant des "problèmes de débit" et conseillant la mise en place d'"une personne référente" dans l'établissement.

Parlant de "polyvalence" amorcée pendant cette période, elle a aussi dit avoir accompagné des résidents sur les tablettes pour garder contact avec leurs familles, mais pointant, là encore, "des problèmes de réseau".

En résumé, cette période a permis "de déployer [le numérique] et de faire prendre conscience [de son intérêt à certains]". Avec un bémol, donc, sur "les moyens, la coordination avec le service informatique, les achats, le territoire", qu'elle a encouragé à "encore plus développer".

Des Ă©quipements moins chers qu'avant

Guénaëlle Haumesser, directrice "d'un réseau de 2.600 établissements et services" gérés par la Mutualité française, dont 250 Ehpad, des Ssiad [services de soins infirmiers à domicile], de l'hospitalisation à domicile [HAD] et des établissements sanitaires, a souligné de son côté que son retour d'expérience était "très lié à notre implantation et à notre transversalité".

Ainsi, "bien avant le Covid, depuis une dizaine d'années, le réseau mutualiste a travaillé sur le numérique", a-t-elle rappelé.

Et il s'agit bien du "point positif de la crise sanitaire", a-t-elle assuré, notant "ces derniers mois, une accélération très puissante de l'utilisation de tous les outils numériques en établissement et à domicile", qu'il s'agisse du "lien social" ou encore de la "sécurisation".

Sur "l'accès aux soins", elle a relaté que des salles de télémédecine sont installées "dans un grand nombre d'établissements" de la Mutualité depuis déjà "5 ou 6 ans" mais que le déploiement est lent, du fait notamment d'une difficulté à "trouver des médecins" partants, a-t-elle dit, rebondissant sur les propos d'Isabelle Hauger.

Là encore, la crise a accéléré le processus: "On a créé de véritables ponts entre sanitaire et médico-social, on a fait intervenir des gériatres à distance […] cela a été plus lent avec les libéraux mais c'est en train de s'installer".

Elle a aussi souligné que ces outils doivent "venir soutenir les professionnels", mais à condition que leur utilisation ait été "travaillée" avec eux et qu'ils soient "conçus non pas comme faisant à la place de" ou pour "limiter le nombre de professionnels".

Enfin, Guénaëlle Haumesser a aussi insisté sur "le lien établissement-domicile et sur l'apport de ces outils "pour transformer nos établissements".

"Il faut ouvrir les Ehpad à l'extérieur, les installer dans des logiques territoriales et faire en sorte que les expertises s'ouvrent, créent des parcours."

D'autant que les prix baissent: "Il y a 10 ans, équiper une salle de télémédecine, c'était 20.000 euros". Aujourd'hui, les Ehpad peuvent "investir dans des chariots, entre 6.000 et 8.000 euros".

Mais elle a souligné l'obstacle du wifi, encore trop peu accessible "dans les chambres", et évoqué "l'enjeu essentiel" de l'interopérabilité, avec notamment "le dossier médical partagé [DMP]".

"La crise a permis de rendre ces outils plus usuels. Mon souhait est qu'on maintienne leur utilisation de façon prononcée pour faciliter la vie de tous", a résumé la représentante de la Mutualité française.

Des chariots suffisants pour la télémédecine

Confirmant le manque d'accès au wifi et la baisse de tarif du matériel de télémédecine, Isabelle Hauger, de LNA Santé, a préconisé "un petit chariot avec un PC qui ait un écran assez grand, à 2.000 euros", avec ajout possible d'objets connectés sans être obligé de "tous les avoir".

Depuis l'assistance, Frédérique Harivongs, directrice de l'Ehpad public territorial d'Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), a, elle, déclaré avoir fait installer le wifi "il y a 6 ans", indiquant qu'il n'était "plus assez performant".

En tant que membre du réseau des Ehpad du pays basque, elle a expliqué être "dans un process de télémédecine avec l'ARS de Nouvelle-Aquitaine, qui a ouvert des fonds" permettant à sa structure d'acheter un chariot de 7.500 euros "que nous pouvons amener en chambre". L'Ehpad de Cambo-les-Bains est "centre ressource, et reçoit des habitants pour des téléconsultations".

Elle a aussi fait état de quelques complications car l'hôpital de Bayonne milite pour que le réseau utilise "une solution de télémédecine avec des interfaces compliquées, qui ne nous convient pas", déclarant fonctionner "par Skype" en attendant que la négociation aboutisse.

Une expérience de "télémédecins coordonnateurs" réussie
Présent dans le public de la table ronde, le gériatre Jean-Marie Vétel a fait part d'une expérience de télémédecine avec des médecins coordonnateurs car "le constat est qu'il n'y en a pas dans 30% d'Ehpad".
L'idée, qui pourrait être déployée ailleurs? "Un médecin 'coordinateur' contacte tous les jours au maximum 4 Ehpad, discute avec l'infirmière coordinatrice, les infirmières, pendant une heure en téléconférence" et "tous les 15 jours, il vient une heure dans l'Ehpad".
En Provence-Alpes-Côte-d'Azur, il a testé ce dispositif à Digne-les-Bains avec un gériatre de l'hôpital d'Embrun "pendant 4 ans avec accord de l'ARS [agence régionale de santé]", faisant état d'un bilan "extrêmement positif".
Il a aussi confirmé "l'obstacle" que constitue "le débit". "Quand on en est encore à l'ADSL, on ne peut pas faire de téléconférence. Il faut qu'on ait de la fibre partout, et en particulier dans les zones blanches", a-t-il lancé.
Claire Beziau
claire.beziau@gerontonews.com

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