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E-santé

La télédermatologie encore réalisée hors cadre et peu rémunérée par l'assurance maladie (SFD)

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PARIS (TICsanté) - La télédermatologie, en France, reste pratiquée hors cadre et les actes réalisés dans un cadre formalisé sont encore peu facturés à l'assurance maladie, selon une enquête du groupe de "télédermatologie & e-santé" de la Société française de dermatologie (SFD), présentée à son congrès qui s'est tenu du 3 au 7 décembre à Paris.

Le groupe de "télédermatologie & e-santé" de la société savante a voulu réaliser un état des lieux de la télédermatologie et dresser le profil des télédermatologues en France en 2019.

Pour cela, un questionnaire a été envoyé avec la newsletter de la SFD d'avril à juin 2019. Seules les réponses des dermatologues déclarant pratiquer une activité de télédermatologie dans le cadre d'un réseau sécurisé et formalisé ont été analysées, indiquent le Dr Mathieu Bataille du CH de la région de Saint-Omer (Pas-de-Calais) et ses collègues dans le résumé de leur communication.

Au total, 362 réponses ont été recueillies et seulement 18% ont déclaré avoir une activité de télémédecine dans un cadre formalisé, 13% un projet de télémédecine et 55% avaient une pratique informelle hors cadre.

Parmi les 68 dermatologues ayant une activité de télémédecine encadrée, 65% étaient des femmes, de plus de 45 ans (76%), 57% avaient une activité libérale et 28% étaient en exercice hospitalier public ou militaire (15% autres) et 48% faisaient de la télémédecine depuis moins de deux ans.

Ces dermatologues réalisent principalement des télé-expertises (83%) et 35% font aussi des téléconsultations. Ils donnent 1 à 5 avis par semaine (75%), sur leur journée de travail en plus des activités habituelles (66%) et/ou en dehors (41%) mais seuls 20% prévoient un créneau spécifique à cette activité.

Ils sont 60% à utiliser une plateforme publique régionale, 32% une plateforme privée et 27% une messagerie électronique sécurisée. La grande majorité utilise un ordinateur professionnel (80%), environ un tiers (34%) leur téléphone portable ou leur ordinateur personnel (31%).

Une aide financière pour les deux tiers

La mise en place de l'activité de télédermatologie a été aidée sur le plan financier pour 65% des médecins, dont 79% par des agences régionales de santé (ARS), 15% par des unions régionales des professionnels de santé libéraux (URPS) et 33% par d'autres sources.

Les deux tiers des actes de télémédecine sont rémunérés et, dans ce cas, par l'assurance maladie uniquement pour 12%.

Plus de la moitié (55%) ont déclaré une activité pérenne, 29% en cours d'expérimentation et pour 3%, elle était en péril (27%, autres). Ils étaient 15% à appliquer un tarif CS (consultation de spécialiste) et/ou 22% le tarif APC (avis ponctuel de consultant). Dans 19%, une prestation inter-établissement était appliquée et dans 43%, il s'agissait d'une rémunération encore différente.

Les médecins répondent principalement aux sollicitations des établissements d'hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) (48%) ou de médecins généralistes (48%), mais aussi d'hôpitaux et notamment des urgences (23%), de centres pénitenciers (18%) et des patients eux-mêmes (14%).

Les motifs concernaient la dermatologie générale (74%), les tumeurs cutanées (74%), les plaies chroniques (55%), les urgences (30%).

En cas de nécessité, la moitié des télédermatologues avaient prévu une consultation présentielle post-télémédecine. Cette consultation était alors majoritairement faite par le télédermatologue lui-même (79%), parfois le patient pouvait être adressé à un confrère de proximité (32%) ou un hospitalier (27%) dans le cadre d'une filière de soins.

Ils étaient 45% à assurer un suivi par télémédecine.

La majorité des avis de télédermatologie en France est encore donnée hors cadre. Le volume d'actes apparaît encore faible dans un cadre sécurisé et formalisé et les pratiques sont hétérogènes. Certains télédermatologues ne sont pas rémunérés, peu facturent leur acte à l'assurance maladie et tous ne sont pas organisés pour assurer la prise en charge post-télémédecine, commentent les auteurs.

Certains actes de télémédecine sont entrés dans le droit commun, ouvrant le remboursement par l'assurance maladie des actes de téléconsultation en septembre 2018 et de télé-expertise en février 2019, d'abord à certains patients avant d'envisager d'élargir à tous d'ici fin 2020, rappelle-t-on.

Luu Ly Do Quang

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