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Livi affiche en un an plus de 33.000 actes de téléconsultations, dont plus des deux tiers non remboursées

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PARIS (TICsanté) - Un an après l'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des actes de téléconsultations et son lancement en France, Livi, qui se décrit comme un "centre de santé digital", revendique 33.418 actes de téléconsultations, a rapporté son directeur médical, Maxime Cauterman, le 10 septembre à TICsanté.

Lancé le 15 septembre 2018, jour J de l'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des actes de téléconsultations, la société suédoise Livi affiche 33.418 actes de téléconsultations réalisés.

Si Maxime Cauterman se dit "très satisfait" de ces chiffres, le directeur médical a présenté ces résultats à la presse alors que les actes de téléconsultations de Livi ne sont plus remboursés -hors ceux effectués au sein de leur centre de santé adossé au centre hospitalier intercommunal (CHI) de Créteil- depuis le début de l'année 2019, après une décision de l'assurance maladie.

Dans une décision du 3 janvier, le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a, en effet, "mis fin au remboursement" des actes de téléconsultations réalisés par les professionnels du centre de santé CNP et téléconsultations de Créteil, dont l'association gestionnaire est DigiSanté et le prestataire technologique, la plateforme Livi.

Cette décision de l'assurance maladie a été prise "aux motifs que les modalités d'organisation des consultations de télémédecine ne répondent pas au cadre de prise en charge des actes de téléconsultations" défini par l'avenant 6 de la convention médicale.

Si l'exécution de la décision de la Cnam n'a pas été suspendue par le juge des référés du Conseil d'Etat le 29 mai, un jugement sur le fond, dans cette affaire opposant l'assurance maladie et l'association DigiSanté, est attendu "pour cet automne".

Ainsi, parmi les 33.418 actes de téléconsultations réalisés depuis le 15 septembre 2018, 22.113 actes ont été rejetés par l'assurance maladie et n'ont donc pas été remboursés.

Au total, ce sont 6.946 actes qui ont été pris en charge par l'assurance maladie. "Ils correspondent aux téléconsultations effectuées au sein du centre de santé de Créteil", a précisé Jonathan Ardouin, directeur général de Livi.

"Partout ailleurs, tant que Livi ne se sera pas réorganisée dans les territoires -avec des équipes de professionnels dans les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé], les maisons de santé et les centres de soins- nous prévenons les patients par un message sur l'application que leur téléconsultation ne sera pas remboursée", a-t-il expliqué.

Malgré le non-remboursement, certains patients optent encore pour la téléconsultation sur la plateforme et ce sont 4.359 actes non remboursés qui ont ainsi été effectués depuis un an.

Différents profils de patients

De façon générale, parmi les patients de Livi, les femmes sont largement majoritaires puisqu'elles sont 67,5% à recourir au service, contre 32,5% d'hommes. "La majorité de nos patients ont moins de 40 ans (90%) et parmi eux, 25% ont même moins de 20 ans", a complété Maxime Cauterman.

"Nous répondons aussi aux populations les plus fragiles puisque 2% de nos patients bénéficient de l'aide médicale de l'Etat (AME), 13% n'ont pas de médecin traitant déclaré et 4% sont bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)", a-t-il mis en avant.

Les comportements témoignent également du recours à la télémédecine à des horaires flexibles. Si près de 60% des patients téléconsultent aux heures classiques d'ouverture des cabinets de ville (entre 8h et 20h), 30% recourent, eux, à Livi en dehors des horaires d'ouverture des cabinets de médecine générale classique et principalement tard le soir.

"Nous avons interrogé nos patients pour savoir ce qu'ils auraient fait s'il n'y avait pas eu la téléconsultation et 30% d'entre eux nous ont répondu qu'ils se seraient rendus aux urgences ou qu'ils auraient appelé un service d'urgences", a souligné Maxime Cauterman.

"Face au problème d'engorgement des urgences et le temps d'attente que cela représente, la téléconsultation est une solution", a-t-il martelé, alors que la ministre des solidarités et de la santé vient de dévoiler son "pacte de refondation des urgences". "Nous avons atteint nos objectifs pour cette année, il ne nous reste qu'à ajouter de la territorialité pour répondre aux conditions de l'avenant 6."

La "territorialité" doit également permettre à Livi de répondre à la demande dans les zones reculées. "Aujourd'hui, deux tiers de l'activité a lieu pour des patients qui vivent dans des déserts médicaux", a indiqué le directeur médical de la société suédoise.

Conformément à l'avenant 6 et à la loi relative à la transformation du système de santé ("Ma santé 2022"), les projets médicaux de télémédecine ont vocation à s’intégrer aux projets de santé des territoires, rappelle-t-on.

Malgré les rappels par SMS et mails, les dirigeants de Livi ont, néanmoins, déploré un taux de rendez-vous non honorés de près de 30% et promettent de "se pencher sur cette question".

Par ailleurs, le temps de prise en charge par un des 38 médecins généralistes de Livi, en France, est de "moins de 30 minutes" pour une téléconsultation "qui dure 15 minutes" et se solde "dans 74% des cas" par une prescription (hors antibiotiques).

Une bonne dynamique européenne

A Stockholm, Kry, la maison mère de Livi, "suit attentivement" les développements de sa filiale française et "est satisfaite des résultats", a déclaré Johannes Schildt, directeur général et cofondateur de l'entreprise suédoise lors d'une rencontre avec TICsanté à Stockholm, le 3 septembre.

"La télémédecine n'est pas le futur, nous y sommes déjà. Les systèmes de santé sont statiques mais les progrès technologiques, eux, n'attendent pas. Nous devons répondre à tous les patients, même les oubliés du système de santé ou ceux qui ont des difficultés avec les outils digitaux", a-t-il déclaré.

En Europe, Kry a déployé son service de télémédecine en Suède, en 2015, où la société revendique 3% des visites médicales et collabore avec plus de 400 médecins. Egalement présente en Norvège, elle s'est lancée au Royaume-Uni à l'automne 2018, comme en France.

Au Royaume-Uni, "portée par le NHS" (National Health Service), le déploiement s'effectue "région par région" et compte actuellement 5 zones couvertes pour "près de 400.000 personnes". "Plus de 20.000 téléconsultations ont déjà été réalisées, le taux d'adoption de la télémédecine est plus fort qu'en France", a commenté Jonathan Ardouin, le DG de la filiale française.

Prochaine étape: l'Allemagne. Alors que l'Etat fédéral a acté l'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des actes de télémédecine à compter d'octobre, Kry va y lancer son service concomitamment, comme en France en 2018.

"C'est un marché très important pour nous, il y a plus de 80 millions d'habitants qui consultent un médecin traitant cinq fois par an en moyenne", a expliqué Sabina Wizander, directrice commerciale de Kry, le 3 septembre à Stockholm.

"C'est un pays assez conservateur mais il y a un modèle économique viable et une réglementation favorable donc comme au Royaume-Uni, il y aura des discussions zone par zone, Land par Land", a-t-elle complété.

En attendant, en France, Livi a mené en 2018 des expérimentations de téléconsultations dans "une dizaine d'officines" et, même si l'avenant 15 relatif à la téléconsultation dans les pharmacies d'officine est paru, la société ne souhaite pas (encore) se déployer dans les officines.

"Nous allons d'abord nous concentrer sur notre réorganisation territoriale et une fois notre ancrage dans les territoire acté, nous nous y intéresserons", a conclu Jonathan Ardouin.

Wassinia Zirar
Wassinia.Zirar@apmnews.com

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PARIS (TICsanté) - Le Conseil d'Etat a rejeté, dans une ordonnance datée du 29 mai, une requête de DigiSanté contestant le non-remboursement par l'assurance maladie de ses téléconsultations à Créteil.

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Télémédecine: les représentants des médecins vigilants face à l'essor des plateformes commerciales

(Par Raphaël MOREAUX)

PARIS, 21 septembre 2018 (TICsanté) - L'entrée en vigueur du remboursement de droit commun des téléconsultations médicales a attisé l'intérêt des plateformes privées à vocation commerciale qui se multiplient pour proposer aux patients des services de télémédecine, faisant craindre à plusieurs représentants des médecins l'émergence d'un système concurrentiel et d'une "ubérisation" des soins.

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