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Politique

E-santé: la feuille de route ministérielle saluée malgré des interrogations sur le financement

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PARIS (TICsanté) - Plusieurs représentants des industriels, éditeurs de logiciels, établissements et professionnels de santé contactés par TICsanté ont salué la feuille de route pour le numérique en santé présentée la semaine dernière par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, tout en se disant vigilants sur la capacité des pouvoirs publics à débloquer des financements à la hauteur des ambitions.

Agnès Buzyn et le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O, ont présenté jeudi 25 avril la feuille de route gouvernementale afin d'"accélérer le virage numérique" dans le cadre de la stratégie "Ma santé 2022".

Ils ont notamment fait part de leurs décisions d'intensifier la sécurité et l'interopérabilité des systèmes d'information (SI) de santé, d'accélérer le déploiement de services numériques socles, de soutenir l'innovation  et de renforcer la gouvernance du sujet, avec notamment la création d'une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS).

La création de cette délégation, rattachée directement à la ministre, contrairement à la délégation à la stratégie des systèmes d'information de santé (DSSIS), rattachée au secrétariat général du ministère et amenée à disparaître, a été saluée par les principaux acteurs concernés, qui ont jusqu'ici beaucoup déploré une gouvernance manquant de clarté.

Le Syntec numérique, le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem), la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap), l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss) ont fait part dans des communiqués de presse de leur satisfaction quant à cette gouvernance rénovée.

"Ce pilotage clarifié, souple mais rattaché au plus haut niveau, ainsi que le réalignement stratégique des différents projets numériques dans une feuille de route sont des annonces fortes", a commenté Cyrille Politi, conseiller transition numérique de la Fédération hospitalière de France (FHF), contacté par TICsanté.

Même satisfaction du côté de la Fédération des éditeurs d'informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), dont le président, Francis Mambrini, s'est réjoui auprès de TICsanté de la création de la DNS et du maintien d'une Asip santé rénovée sous le nom d'Agence du numérique en santé (ANS).

Il s'est également félicité que les pouvoirs publics "se donnent les moyens de travailler dans des dispositifs de concertation" avec la relance du Conseil du numérique en santé (CNS), créé sous le précédent quinquennat mais qui ne s'était pas réuni depuis octobre 2017.

La Feima "va être force de proposition" afin de créer en son sein des groupes de travail "restreints" pour travailler de façon "plus opérationnelle" sur des sujets précis comme l'interopérabilité et son cadre d'opposabilité, a-t-il indiqué.

Contacté par TICsanté, l'ex-DSSIS, Philippe Cirre, aujourd'hui retraité, s'est montré plus nuancé, tout en saluant le "nouveau démarrage" que constituent les annonces de la semaine dernière, qualifiant de "très positif" le soutien affiché sur les questions numériques par le ministère.

"On garde un 'triangle de la mort' avec une délégation ministérielle, l'assurance maladie et la DGOS [direction générale de l'offre de soins]. Tant que ces structures ont la même vision il n'y a pas de problème, mais si cela diverge, je pense que la DNS n'aura pas les moyens d'aligner les acteurs", a-t-il confié. Il prône la mise en place d'une "véritable direction qui fédère les moyens consacrés au numérique" au sein du ministère. Il a estimé que les enseignements de la DSSIS en termes de gouvernance "n'ont pas été tirés".

Satisfaction unanime sur le médico-social

Philippe Cirre a également noté que la feuille de route d'Agnès Buzyn et de Cédric O "s'inscrit dans la continuité" de la stratégie e-santé 2020, adoptée en 2016 par l'ex-ministre de la santé Marisol Touraine.

Parmi les réelles nouveautés des annonces de la semaine dernière, il a surtout relevé le lancement, en 2020, d'un plan de soutien à l'informatisation des établissements et services du médico-social (ESMS).

Ce plan a été largement soutenu, notamment par la Fehap, l'Uniopss et la FHF, qui avait fait cette proposition dans le cadre de sa participation aux concertations sur la stratégie "Ma santé 2022". "Il y a dans ce secteur, et pas uniquement dans les Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes], une nécessité absolue de mettre l'accent sur le numérique", a relevé Cyrille Politi.

"Mais on reste sur sa faim" en ce qui concerne l'hôpital, où les moyens à disposition pour l'informatique "sont largement insuffisants", a complété Enguerrand Habran, directeur du Fonds recherche et innovation de la FHF, tout en reconnaissant que les annonces ministérielles "ont le mérite de poser une stratégie et une gouvernance cohérentes".

En France, en moyenne 1,7% du budget des établissements de santé est consacré à l'informatique.

Concernant les questions techniques, et notamment l'opposabilité du cadre d'interopérabilité des SI de santé, les avis sont plus divergents. Si la volonté d'intensifier les efforts sur ce sujet a satisfait le Snitem ou la Feima, Enguerrand Habran s'est montré plus critique.

"L'interopérabilité est certainement le meilleur levier pour soutenir l'essor du numérique en santé. Le ministère lance une réflexion, mais en réalité, les principaux standards et normes ont déjà été choisis à l'échelle européenne dès 2017. On va encore perdre du temps!", a-t-il appuyé, citant les standards HL7, IHE, Dicom et Snomed.

Calendrier trop ambitieux?

Si les annonces de la semaine dernière ont eu le mérite de clarifier les échéances de plusieurs projets numériques en santé comme le déploiement de l'e-prescription, de l'e-carte vitale ou de l'identifiant national des acteurs de santé, elles ont conduit à un calendrier très chargé sur la période 2019-2022.

"Il y a un énorme travail à faire. La DNS doit être construite et l'Asip santé remise sur les rails pour faire face à ce programme très ambitieux", a noté Philippe Cirre. "Il va aussi falloir préciser qui fait quoi" entre l'Etat, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), la future ANS et les agences régionales de santé (ARS) à l'échelon territorial, a-t-il poursuivi.

"Les moyens attribués vont-ils augmenter pour faire face? D'où viendront-ils? Le modèle économique pérenne de l'e-santé est-il uniquement la subvention publique?", a-t-il interrogé.

Les questions en suspens sur les financements ont également été relevées par Cyrille Politi à la FHF, qui a insisté sur "l'importance de mieux valoriser les métiers informatiques de santé pour attirer des expertises pointues".

"Nous manquions d'une vision claire, désormais nous allons pouvoir estimer les besoins, et les financements seront présents, je n'en ai aucun doute", a déclaré Agnès Buzyn le 25 avril.

Sur le calendrier, le président de la Feima, Francis Mambrini, s'est montré moins inquiet. "Il y a dans cette feuille de route un certain nombre de projets déjà en phase de montée en puissance ou d'expérimentation", a-t-il noté, faisant référence au DMP ou à l'e-prescription. "Maintenant il faut que tout converge pour arriver à un déploiement harmonieux. C'est sans doute l'une des plus grandes difficultés", a-t-il ajouté.

Parmi les "points de vigilance" évoqués par les différents acteurs contactés par TICsanté figure la formation des professionnels de santé aux usages numériques, qui n'est pas mentionnée dans la feuille de route du ministère.

L'Uniopss a aussi regretté que le plan ministériel "ne prévoit pas davantage de mesures d'accompagnement des usagers, de manière à réduire la fracture numérique", pointant un "risque d'exclusion".

Selon les chiffres du baromètre du numérique 2018 présentés en décembre 2018 par Bercy, 18% des adultes en France n'utilisent jamais d'outils numériques ou éprouvent d'importantes difficultés à s'en saisir.

Raphael Moreaux
raphael.moreaux@apmnews.com

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Politique

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(Par Caroline BESNIER, au séminaire des hospitaliers)

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E-santé

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