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Systèmes d'information

Les établissements de santé sont devenus "addicts des systèmes d'information"

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PARIS (TICsanté) - Transformés en "gigantesques plateformes logistiques", les établissements de santé deviennent "addicts des systèmes d'information" mais font face à des outils informatiques trop peu intégrés et peu ergonomiques, a déclaré Jean-Patrick Lajonchère, directeur général du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph, le 22 janvier.

Jean-Patrick Lajonchère est intervenu lors des journées D4 Evolution, organisées mardi et mercredi à Paris par l'éditeur de logiciels de santé Medasys et son actionnaire majoritaire, le groupe Dedalus (lire dépêche du 23 janvier 2019)

Il a listé les impératifs et les défis auxquels doit répondre au quotidien un établissement de santé, citant la maîtrise des dépenses de santé, la traçabilité des actes et des décisions, la transparence vis-à-vis des patients, la complexité des procédures, la recherche de qualité et, le "dernier né", la sécurité des données (lire dépêche du 29 mai 2018).

"Nous avons constamment à voguer au milieu de tous ces écueils", a-t-il souligné, expliquant que "l'outil informatique est donc devenu indispensable".

Il a partagé avec l'assistance ses premières expériences d'installations de dossiers patients informatisés (DPI) à l'hôpital Saint-Louis (Paris, AP-HP) en 2005, et rappelé que le GH Paris-Saint-Joseph était passé au "zéro papier" pour le dossier de soins depuis 2013. "Aujourd'hui, on ne pourrait plus se passer d'un tel système", a-t-il constaté.

"Le risque réside pour moi dans le manque de communication des différents outils disponibles", a-t-il poursuivi.

Il a pris l'exemple d'un manipulateur en radiologie, travaillant sur un scanner, et qui doit, pour chaque examen d'un patient, se servir d'"au moins sept logiciels": système de gestion d'identité, dossier patient, logiciel du scanner, système d'archivage d'imagerie médicale (Pacs), système d'information radiologique (Ris), logiciel de brancardage pour ramener le patient à sa chambre.

"Il faut une vision plus globale", a défendu Jean-Patrick Lajonchère. "Vous comprenez bien qu'il y a bien un marché pour que vous vous en occupiez", a-t-il lancé à l'adresse des représentants de Medasys dans la salle.

Le directeur du GH Paris Saint-Joseph a toutefois noté que la construction d'un outil informatique global qui répondent aux exigences des différents métiers de l'hôpital était "difficile" pour les éditeurs. "On vous met en présence d'une dizaine de métiers autour d'une table, qui jargonnent, qui ont chacun leur vision de l'hôpital", a-t-il reconnu.

"Tout doit être mieux fait, mieux intégré, avec des outils intuitifs, responsable, paramétrables et évolutifs [...] Effectivement, on vous demande quasiment l'impossible", a-t-il confié.

Fossé ergonomique entre outils professionnels et personnels

Jean-Patrick Lajonchère a aussi évoqué "le manque d'ergonomie" des logiciels hospitaliers. "Vous avez été dépassés, pour beaucoup, et nous avons nous-mêmes été dépassés par tout ce que la technologie, les téléphones portables, les tablettes ont mis à notre disposition", a-t-il appuyé.

Ces évolutions font que les personnels hospitaliers attendent la même facilité d'usage dans les outils professionnels que celle ressentie avec les appareils utilisés dans la vie privée.

"Il faut que cela soit simple pour les professionnels internes et externes à l'hôpital et pour les patients", a insisté le Jean-Patrick Lajonchère, rappelant que l'un des enjeux pour les directions hospitalières était aussi d'être "plus innovant que les autres" et d'avoir "deux ans d'avance sur la concurrence".

Raphael Moreaux
raphael.moreaux@apmnews.com

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