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E-santé

Comment les fédérations hospitalières prennent en main le sujet de l'e-santé

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PARIS, 13 octobre 2017 (TICsanté) - Des représentants des cinq fédérations hospitalières ont exposé le 6 octobre leurs actions afin de veiller au développement de l'e-santé dans les établissements, et leurs positions sur les apports des outils informatiques dans la pratique des soins, lors des journées "Catel Paris 2017" organisées par le Club des acteurs de la télémédecine (Catel).

La Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap), la Fédération des centres de lutte contre le cancer (CLCC) Unicancer et la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (Fnehad) étaient invitées par le Catel à présenter leurs "stratégies, méthodes et actions pour les 5 ans à venir" en termes d'e-santé.

Représentant les hôpitaux publics, le directeur du fonds Recherche et innovation de la FHF, Enguerrand Habran, a rappelé le rôle de la fédération pour "recueillir des témoignages sur le terrain afin de comprendre les leviers pour favoriser le déploiement de l'e-santé" et "accompagner les changements", notamment "organisationnels" liés à ces nouveaux outils.

"Les professionnels de santé sont dans le flou total: ils ne savent pas si ce qu'ils font en matière d'e-santé est bien ou pas, légal ou illégal", a-t-il relayé, estimant que "la confiance" dans les technologies est "essentielle" pour développer les usages de l'e-santé.

Il a indiqué que le fonds Recherche et innovation de la FHF souhaite participer à "l'acculturation" des professionnels de santé aux technologies informatiques. Pour ce faire, elle prépare actuellement avec l'institut Mines-Telecom un programme de formation en e-learning et en présentiel qui devrait être lancé "d'ici le début de l'année 2018".

Enguerrand Habran a mis en avant le rôle de la FHF pour "participer à la détection et à la promotion des bonnes innovations" dont les professionnels de santé ne sont pas forcément au courant.

Il a reconnu sur ce point qu'il était "dur d'évaluer ce qui relève du médical et du discours marketing", admettant que "beaucoup de projets d'e-santé sont uniquement du marketing".

Promouvoir et diffuser l'innovation

Le fonds Recherche et innovation de la FHF contribue, au travers d'appels à projets, à faire émerger des innovations et à les expérimenter au sein d'établissements publics, a rappelé Enguerrand Habran (voir dépêche du 20 mai 2016)

A compter de l'année 2018-2019, le fonds FHF entend "industrialiser" la détection de l'innovation en e-santé, "en déployant massivement 50 à 100 innovations par an dans les différents établissements, financements compris", a-t-il annoncé.

Le directeur général de la Fehap, Antoine Perrin, a lui aussi mis en avant la "tradition de valorisation des innovations" de sa fédération, notamment au travers de la remise, chaque année, de "Trophées de l'innovation".

Lors de son arrivée à la direction générale de la Fehap en mai 2017, Antoine Perrin a par ailleurs décidé d'intégrer au comité directeur de sa fédération le conseiller en charge des systèmes d'information de santé, Jean-François Goglin, "afin de montrer qu'il s'agit là d'un sujet absolument essentiel".

Du côté de la FHF, Enguerrand Habran a fait part de ses "doutes" sur la mise en application des annonces pour la numérisation des établissements présentées dans le cadre du grand plan d'investissement de l'exécutif (voir dépêche du 27 septembre 2017).

"C'est bien de mettre de l'argent, mais selon moi la problématique n'est pas combien on met, mais comment on le met", a-t-il commenté.

"Veiller aux grands équilibres"

Le président de la FHP, Lamine Gharbi, a enchaîné sur cette question des financements en expliquant que le premier rôle de sa fédération était de "veiller aux grand équilibres" et à "la répartition harmonieuse" des budgets. "On se contentera de 40% des budgets alloués comme on a eu sur le programme Hôpital numérique", a-t-il déclaré.

Il a également souligné les apports de la fédération pour mettre en valeur les initiatives du terrain. Il a par exemple cité les systèmes de partage d'imageries médicales, les solutions informatiques pour réduire le temps d'attente aux urgences, et l'accès numérisé aux dossiers de soins qui "permet la traçabilité" de l'action des professionnels.

"Il ne faut pas avoir peur de la traçabilité", a-t-il assuré, jugeant que le rôle de la FHP était aussi "d'expliquer à nos adhérents que si on continue à craindre le contrôle des évaluateurs, on n'avancera pas".

Feuille de route spécifique à l'e-santé

Le délégué national de la Fnehad, Nicolas Noiriel, a pour sa part indiqué que sa fédération avait adopté il y a quelques semaines une feuille de route spécifique à l'e-santé.

Elle comprend quatre axes: "mieux identifier le besoin", "catalyser et stimuler en travaillant avec les établissements et opérateurs", "capitaliser et diffuser les bonnes pratiques", "garantir et représenter l'intérêt de nos établissements auprès des pouvoirs publics", a-t-il énuméré.

"L'e-santé est un formidable levier de transformation de notre système de santé pour répondre à un tas de défis concernant l'efficience et la pertinence des soins", a estimé Nicolas Noiriel. "L'hospitalisation à domicile qui exerce par nature son activité hors les murs est un terrain assez naturel de déploiement de l'e-santé et de la télémédecine", a-t-il ajouté.

Il s'est félicité de l'émergence de "projets solides" en HAD, notamment dans la télésurveillance des plaies chroniques et les téléconsultations "mobilisant des ressources rares".

Une problématique identifiée par la Fnehad est "le caractère trop peu diversifié" des projets qui sont "trop souvent issus d'initiatives personnelles ou locales" et donc "trop peu souvent encore pleinement pérennisés".

Il a insisté sur deux sujets sur lesquels il espère une action plus efficace des pouvoirs publics: le manque d'interopérabilité des systèmes d'information de santé "dont la HAD souffre particulièrement" et la couverture du territoire national en réseau internet et mobile.

Développer l'évaluation

La déléguée générale d'Unicancer, Pascale Flamant, a pour sa part exprimé sa volonté de "codévelopper avec le ministère et les agences des méthodes d'évaluation de la pertinence" des outils d'e-santé, jugeant cette évaluation "encore très très balbutiante".

Souhaitant partager les différentes expériences et bonnes pratiques des CLCC en matière d'e-santé, Unicancer a réalisé un recensement des applications mobiles développées par les centres, essentiellement pour renforcer le suivi des patients et agir en amont et en aval d'une chirurgie ambulatoire.

"Ce qui m'a frappé, c'est le foisonnement, tout à coup, d'initiatives sur le sujet", a témoigné Pascale Flamant. Certaines applications sont développées en interne, quand d'autres sont construites avec des prestataires extérieurs "dès lors qu'il y a des financements des agences régionales de santé qui le permettent", a-t-elle noté.

Ces outils sont encore "très tournés sur le lien entre le patient et son établissement" et il faudrait pouvoir "les ouvrir sur l'ensemble de la chaîne du parcours de soins", a-t-elle poursuivi.

Parmi les freins identifiés par Unicancer sur l'essor de ces applications figurent "le financement", "la formation des utilisateurs", "la gestion du changement" et "la question de la gestion et de la propriété des données".

rm/ab/

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