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Systèmes d'information

"Le numérique doit servir de levier sur les quatre priorités de la stratégie nationale de santé" (DSSIS)

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PARIS, 21 septembre 2017 (TICsanté) - Les technologies numériques doivent servir de "levier" sur les quatre priorités de la stratégie nationale de santé (SNS) fixées par le ministère des solidarités et de la santé, a déclaré le 19 septembre le délégué par intérim à la stratégie des systèmes d'information de santé (DSSIS), Philippe Cire, lors d'un "E-Health forum" organisé par le groupe Les Echos.

Intervenant lors d'une table ronde intitulée "Digital health management: comment réussir la révolution digitale de la santé", Philippe Cirre a estimé que le numérique devait d'abord être considéré comme "un outil" à mobiliser dans le cadre de la SNS.

Cette stratégie dont le contenu sera concerté pendant l'automne pour une adoption d'ici la fin de l'année comprend quatre grandes priorités: la prévention, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d'accès à la santé, la pertinence et la qualité des soins, et l'innovation, rappelle-t-on (voir dépêche du 5 septembre 2017).

Sur chacun de ces champs, les technologies numériques présentent des apports "importants", mais nécessitent de "faire évoluer les pratiques et les cultures", autant du côté des pouvoirs publics, des professionnels de santé, des patients que des acteurs industriels, a noté Philippe Cirre.

"Il faut placer le patient au coeur de l'e-santé" et lui donner "la maîtrise de ses données" car il constitue "un levier majeur" du changement des pratiques des professionnels de santé, a-t-il relevé.

Le DSSIS a également insisté sur la nécessité d'engager des actions de sensibilisation des professionnels aux technologies de l'information et de la communication. "La formation des professionnels de santé au numérique est aujourd'hui inexistante en France", a-t-il regretté.

Du côté des acteurs économiques, industriels et start-up, Philippe Cirre a pointé l'impératif de "simplifier la vie" des porteurs de projets alors qu'ils sont aujourd'hui "perdus dans des programmes d'innovation qui se chevauchent".

Il faut "dégager un modèle économique" aujourd'hui "difficile à trouver" pour ces acteurs, a-t-il ajouté, rappelant que "pour l'instant, la santé numérique vit essentiellement sur de l'argent public", notamment à travers les programmes Territoire de soins numérique (TSN), Hôpital numérique, ou les rémunérations sur objectifs de santé publique (Rosp).

Enfin, les pouvoirs publics doivent "travailler à la modernisation des outils de régulation" et "utiliser le big data pour mieux maîtriser les dépenses de santé publique".

"Effort majeur" sur la gouvernance du numérique en santé

Le DSSIS a rappelé que les différents objectifs des pouvoirs publics en termes de recours au numérique dans le secteur de la santé avaient été établis sous le précédent gouvernement en juillet 2016, avec l'adoption d'une "stratégie e-santé 2020" du ministère de la santé (voir dépêche du 4 juillet 2016).

Depuis, un "effort majeur" a été fait sur la gouvernance de l'e-santé, a-t-il poursuivi, faisant référence à la mise en place du comité stratégique national du numérique en santé (CSNS) (voir dépêche du 26 janvier 2017).

"Il y a un pilote dans l'avion", mais aussi des "copilotes", a noté le DSSIS, puisque le CSNS associe "toutes les parties prenantes" du numérique en santé avec des représentants des professionnels et établissements de santé, des patients, des industriels, des administrations et de la filière académique.

Il a estimé que la France était dans une phase d'"accélération" sur l'e-santé, ouvrant une "ère nouvelle" où, au sein de l'Etat, de l'assurance maladie et de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), "on se parle, on travaille ensemble, on a des projets communs avec une stratégie globale".

Le défi des usages

Intervenant lors d'une autre table ronde organisée lors du "E-Health Forum" du groupe Les Echos, le directeur général de l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé), Michel Gagneux, a confirmé que la SNS présentée par la ministre des solidarités et de la santé allait "être nourrie par des volets numériques dans chacun de ses items".

Il a rappelé les efforts réalisés ces dernières années pour bâtir un socle commun pour les systèmes d'information de santé avec un cadre d'interopérabilité, des référentiels de sécurité, et le lancement de services numériques comme les messageries sécurisées de santé (MSSanté).

"Les technologies ne sont plus un problème. Le défi est désormais culturel et organisationnel", a-t-il noté. "Au cours des cinq prochaines années il va falloir réussir à rentrer dans les usages", a-t-il poursuivi, estimant que la tâche était "ardue" pour les pouvoirs publics comme pour les industriels et les acteurs de santé.

Michel Gagneux a particulièrement insisté sur "l'importance de l'accompagnement", de "l'appui", du "soutien" et de la "pédagogie" à opérer vis-à-vis des professionnels de santé.

Pour réussir le virage du numérique en santé, il a également jugé "fondamental" d'assurer "la transformation numérique du système hospitalier" qui est "au carrefour" de l'écosystème sanitaire et médico-social.

rm/ab/

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