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E-santé

Jean-Yves Robin présente ses leviers pour "faire de la France un leader" de l'e-santé

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PARIS, 11 juillet 2014 (TICsanté) - L'ancien directeur général de l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé), Jean-Yves Robin, présente dans un livre intitulé "Santé: l'urgence numérique" ses solutions pour rattraper "20 ans de retard" dans le développement des services numériques dans le secteur de la santé.

Jean-Yves Robin, qui a été à la tête du groupement d'intérêt public (GIP) chargé du dossier médical personnel (GIP-DMP) transformé en Asip santé en 2009, livre dans cet ouvrage sorti le 13 juin une charge violente contre le "bilan désastreux" de la France en matière d'e-santé, sept mois après son départ de l'Asip santé (voir dépêche du 2 décembre 2013).

"La faible appétence de la classe dirigeante pour les questions scientifiques et technologiques trouve son apogée sur la question du numérique en santé", écrit-il. Pour lui, les "dernières décisions" en la matière ont eu lieu en 2008-09. S'en est suivi une période "caricaturale", "d'inconsistance" et "d'absence de décisions", où les actions initiées auparavant n'ont avancé que "par inertie". "La France n'est pas inactive mais elle court sans cap", écrit-il.

Dans une quinzaine de chapitres consacrés à des sujets "rarement traités" ou "structurant dans le développement de l'e-santé" (l'urbanisation, la gouvernance, la production des soins, la veille sanitaire, les données de santé, etc.), Jean-Yves Robin revient sur les freins au développement de l'e-santé et propose des solutions pour en sortir.

D'un chapitre à l'autre, les mêmes critiques reviennent. Pour Jean-Yves Robin, l'action publique est "illisible voire brouillonne" car le nombre trop élevé d'acteurs entraîne "une dispersion des initiatives et une dilution des moyens". De plus, "le caractère régulé et administré du secteur de la santé n'est pas propice à l'agilité dont se nourrit l'innovation", estime-t-il.

"L'urgence numérique" répond à trois impératifs: un impératif sanitaire -les données de santé "pourrait permettre de maîtriser et prévenir les crises sanitaires"-, un impératif de gestion et un impératif de qualité de service. Sur ce point, "le secteur de la santé semble frappé d'immobilisme" alors que tous les autres secteurs ont été bouleversés depuis 10 ans par l'irruption du numérique".

LA GOUVERNANCE, RÉFORME LA PLUS URGENTE

Pour Jean-Yves Robin, "s'il ne fallait retenir qu'une réforme", ce serait celle de la gouvernance, "tant le déficit de pilotage et la faiblesse de l'action publique a été la source principale des difficultés de ces dernières années".

Il prend l'exemple de l'Asip santé, qui "dès lors qu'elle a disposé d'une feuille de route en 2009 et 2010 a permis des avancées substantielles". La "quasi-mise en veille de ses activités à partir de 2012" a marqué un nouvel arrêt des projets, observe-t-il.

Selon lui, il faudrait "établir un schéma global d'urbanisation support d'une politique pluriannuelle de développement de l'e-santé" et organiser les missions et compétences respectives de "toutes les composantes des pouvoirs publics nationales et régionales". Cela pourrait passer par la création d'un "Comité stratégique des systèmes d'information de santé", qui impliquerait l'ensemble des acteurs publics et privés de l'écosystème.

Associer le secteur industriel à la gouvernance de l'e-santé, organiser la commande publique autour de projets moins nombreux mais plus grands, font partie des solutions avancées pour faire émerger ce secteur. La filière publique de l'informatique de santé doit être privatisée ou se consacrer exclusivement à un périmètre régalien pour ne pas concurrencer le secteur industriel, poursuit Jean-Yves Robin.

La mise en commun de "grands référentiels" constituerait aussi un des actes "les plus créateurs de valeur pour l'e-santé". La dispersion des projets et leur hétérogénéité -notamment les répertoires régionaux des ressources- induit de forts coûts, insiste-t-il.

Sur la gestion de l'identité, il propose d'adopter le NIR (numéro d'inscription au répertoire ou numéro de sécurité sociale) comme identifiant national de santé pour les secteurs sanitaire et médico-social, et de promouvoir une politique d'identification des professionnels compatibles avec les pratiques professionnels et les nouveaux usages, dont la mobilité.

La question de l'identifiant national de santé doit "enfin" être réglée pour permettre l'interfaçage des systèmes entre eux, notamment le dossier pharmaceutique (DP) et les données de l'assurance maladie avec le dossier médical personnel (DMP).

Le DMP et la messagerie sécurisée de santé doivent être "intégrés aux politiques régionales de santé" car ils constituent des "réponses concrètes" aux enjeux de communication entre la ville et l'hôpital.

Concernant le DMP, dont Jean-Yves Robin assure qu'il était "techniquement prêt" en 2010 et qu'il a été victime de la suppression de son budget de déploiement (cf APM MBRGA002), il doit être suivi par "une instance pérenne d'évaluation", qui s'assurerait que le DMP et la télémédecine répondent vraiment aux besoins des professionnels et s'adaptent à leurs pratiques.

(Santé: L'urgence numérique. Faire de la France un leader de l'e-santé, de Jean-Yves Robin, Ed. L'Harmattan, 207 pages, 21,50 euros)

mb/ab

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