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E-santé

L'utilisation d'un capteur d'activité connecté efficace pour réduire le surpoids

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PARIS, 4 août 2014 (TICsanté) - L'utilisation d'un capteur d'activité connecté augmente l'activité physique et a un impact sur la santé, notamment en matière de réduction du surpoids, selon les résultats de l'étude My Santé Mobile lancée par IDS santé auprès de 1.000 volontaires.

Présentée comme "la plus importante étude mondiale dans le domaine de la santé connectée", cette étude avait été lancée il y a un an (voir dépêche du 16 mai 2013). Ses résultats ont été présentés fin juin à Paris.

Les 1.000 participants ont été recrutés à Bordeaux, Lyon, Lille et Montpellier. Ils ont porté durant sept mois un coach électronique miniaturisé (Fitbit Zip*) qui mesurait quotidiennement leur activité physique (nombre de pas, distance parcourue et calories brûlées). Les données étaient recueillies par le smartphone des participants et synchronisées sur l'application mobile Fitbit*.

En parallèle, les participants devaient répondre à trois questionnaires (lors de l'inscription en mai, puis en août et décembre) afin d'indiquer leur poids, leur taille et leur tour de taille, ainsi que leur perception de la santé connectée et leurs usages.

A l'issue de l'expérience, les données et les questionnaires ont été analysés par MédiQual Research. Ces éléments statistiques sont issus de 515 participants ayant synchronisé leur coach électronique et ayant rempli intégralement les trois questionnaires.

Parmi eux, 97% souhaitaient améliorer leur condition physique, 89% prendre en main leur santé et 69% perdre du poids, "un objectif très concret", notent les auteurs de l'étude.

Les donnés montrent que l'usage du capteur d'activité a fortement diminué au long de l'étude: 85% des participants l'ont utilisé plus de 21 jours par mois en août, contre 55% en décembre. Le pourcentage de volontaires l'ayant utilisé mois de cinq jours par mois est passé de 4% en août à 29% en décembre.

Pour Martijn de Groot, directeur de recherche au sein du Quantified Self Institute de Groningen (Pays-Bas), cette baisse montre un changement de démarche. "Grâce au capteur, j'ai appris à quantifier moi-même mon activité et je m’en sers moins souvent", a-t-il expliqué.

Les personnes ayant utilisé le capteur plus de 21 jours par mois ont marché en moyenne 7.962 pas par jour, contre 6.134 pas pour ceux qui l'ont utilisé moins de cinq jours par mois. Ce nombre reste stable tout au long de l'expérience pour les personnes qui ont utilisé intensément leur capteur et a diminué chez ceux qui s'en sont moins servi en décembre.

Les personnes ayant partagé leurs données ont aussi beaucoup plus marché que celles ne l'ayant pas fait. Dès le mois de juin, l'écart était significatif (9.117 pas/jour contre 8.166 pas/jour) et se creusait pour atteindre une différence de plus de 2.500 pas/jour en décembre en faveur des premiers (9.506 pas/jour contre 6.832 pas/jour).

Au final, 51% des personnes qui souhaitaient perdre du poids (69% de l'échantillon) ont estimé que le capteur les a aidés.

Globalement, 44% des participants ont réduit leur indice de masse corporelle (IMC) (avec 7.821 pas/jour en moyenne) et 37% l'ont vu augmenter (avec 7.499 pas/jour). En parallèle, 44% ont connu une baisse de leur tour de taille (après avoir marché en moyenne 8.150 pas/jour) et 42% une augmentation (7.389 pas/jour).

Les personnes en surpoids ou obèses ont perdu en moyenne 4 kg alors que les autres participants de corpulence normale ont perdu 2,2 kg, ont indiqué les responsables de l'étude.

Malgré la fin de l'expérience, certains participants ont accepté de continuer à partager leurs données. "En ajoutant ces nouvelles données à celles déjà disponibles, nous allons pouvoir étudier les relations entre les variations quotidiennes d’activité physique et l’IMC, la relation entre la fréquence d’usage et celle de synchronisation et son impact sur la santé et également mesurer les variations d’activité physique selon les heures et essayer de voir leurs influences", a relevé Martijn de Groot.

Béa Arruabarrena, doctorante en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris VIII, a pour sa part estimé que les premiers résultats devaient inciter à aller encore plus loin dans l'étude de la santé connectée, en particulier sur la connaissance des démarches personnelles d’engagement et sur la dimension sociale de l'usage des dispositifs connectés (partage des données via les réseaux sociaux notamment).

mb/gb

La Rédaction
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