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Les établissements jugent prioritaires les innovations numériques facilitant l'accès aux soins et les collaborations (enquête)

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PARIS, 31 juillet 2018 (TICsanté) - Les établissements de santé et médico-sociaux jugent prioritaires les innovations numériques améliorant l'accès aux soins pour les patients et celles qui favorisent les collaborations entre professionnels de santé, mais déplorent des freins à leur développement, selon une enquête publiée le 11 juillet par le Centre national de l'expertise hospitalière (CNEH).

L'organisme a réalisé cette enquête, intitulée "Innovation digitale dans les établissements de santé", auprès de ses adhérents (plus de 500 établissements), avec un questionnaire envoyé par courriel. Une centaine de réponses d'établissements ont été exploités. Le CNEH a par ailleurs mené des entretiens auprès de 14 structures, principalement des CHU et des centres hospitaliers (CH), qui ont témoigné "de leur expérience en matière d'innovation".

Plus de 89% des établissements sondés considèrent l'innovation digitale comme une priorité stratégique. La moitié des établissements attendent un impact "majeur" sur leur fonctionnement et 48,7% l'espèrent "important", selon l'enquête.

Les deux thèmes jugés prioritaires par les établissements en matière d'"innovation digitale" sont le développement de la prise de rendez-vous médicaux en ligne à 67% et la facilitation de la collaboration entre les professionnels de santé de l'hôpital et de la ville à 60%. Viennent ensuite la télé-expertise médicale (48%), les consultations en ligne (45%) et la coordination des professionnels dans l'établissement (43%).

Les deux tiers des établissements ont déclaré avoir des projets d'innovation numérique en cours. La majorité des types d'outils et de services mis en oeuvre exploitent des applications (38,5%), des objets connectés (29,2%), des robots (18,8%) et la réalité virtuelle (9,3%).

Concernant la prise en charge du patient à distance, 19,3% des établissements développent un projet dans le diabète, 17% dans le suivi pré ou post-opératoire, ou encore 14,8% dans les pathologies cardiovasculaires et 11,4% dans les maladies neurodégénératives.

Environ 60% des projets mis en oeuvre par les établissements interrogés sont autofinancés, les autres comptent sur des financements extérieurs.

Beaucoup d'établissements notent un manque de cohésion entre les directions

La mise en oeuvre de l'innovation numérique est "progressive" et en "ordre dispersé", avance le CNEH. Si 52,1% des établissements interrogés estiment que les équipes de direction administratives, médicales et soignantes partagent une "même vision" de cette innovation, 47,8% considèrent que ce n'est pas le cas.

Par ailleurs, seuls 46,5% des établissements qui lancent des projets en "innovation digitale" ont une personne identifiée en charge de ce domaine. Les établissements sans projet n'en ont aucun.

"La prise de conscience de l'impact de l'innovation digitale se vit à un niveau plus individuel que collectif et se traduit encore rarement dans une stratégie d'établissement ou une organisation interne spécifique", fait valoir le CNEH. "Le manque de compétences internes représente un frein important au développement des projets", commente-t-il, estimant en s'appuyant sur les résultats de l'enquête que "la coordination des projets d'innovation digitale accélère leur mise en oeuvre". Plus généralement, le CNEH juge que "la maturité digitale reste à acquérir".

Le CNEH a par ailleurs demandé aux établissements de citer les quatre principaux freins à la mise en place ou à l'adoption de l'"innovation digitale". Les incertitudes concernant la réglementation et la possibilité de financement par l'assurance maladie sont mentionnées par 38,2% des sondés et la résistance au changement en interne l'est par 31,6% d'entre eux.

Viennent ensuite les incertitudes sur le retour sur investissement (27,6%), le questionnement sur la sécurisation des données de santé (26,3%), la difficulté d'identifier des besoins précis (25%) ou encore l'impression que les solutions existantes manquent de maturité (21,1%).

jyp/nc/ab

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