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E-santé

Télémédecine: une application réussie de suivi des diabétiques

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CORBEIL-ESSONNES (Essonne), 23 septembre (Direct Hôpital) – L'équipe d'endocrino-diabétologie du Centre hospitalier Sud-Francilien (CHSF) a développé une application téléchargeable sur téléphone portable à destination des patients diabétiques de type 1. Cette application Diabeo facilite le suivi de leur traitement et alerte l'équipe médicale en cas d'irrégularité.

Le diabète de type 1 concerne près de 10% des diabétiques en France, soit 200.000 personnes. Ces patients présentent une carence complète en insuline et sont contraints de s'administrer des injections pluri-quotidiennes, afin de reproduire le fonctionnement normal de leur pancréas. "Ils doivent être experts dans deux domaines: l'évaluation des glucides contenus dans leurs aliments et le calcul de la dose d'insuline à administrer, pour maîtriser correctement leur maladie", explique le Dr Guillaume Charpentier, chef du service d'endocrino-diabétologie du Centre hospitalier Sud-Francilien.

Ce service assure 10.000 consultations et reçoit chaque année 3.000 patients diabétiques dans son hôpital de jour. Pour répondre à cette affluence, le Dr Charpentier a eu l'idée de développer un outil permettant d'aider le patient à calculer ses doses d'insuline au jour le jour et d'optimiser le temps médical avec des consultations réalisées à distance.

Il a donc créé en 2003 le Centre d'études et de recherche pour l'intensification du traitement du diabète (Ceridt), qui a développé en partenariat avec l'éditeur Voluntis une application de télémédecine. "Je ne suis pas peu fier d'avoir anticipé l'émergence des smartphones, dont les premiers modèles apparaissaient en Corée du Sud, et d'avoir réussi à convaincre nos partenaires de développer une application mobile", souligne le Dr Charpentier.

L'application Diabeo a été conçue pour aider les patients à gérer au quotidien leur maladie. Elle offre une aide au calcul en temps réel des doses d'insulines lente et rapide, en fonction de l'alimentation et de l'activité physique, selon la prescription du médecin. L'application est auto-apprenante: si un patient se retrouve en hypoglycémie ou hyperglycémie après les repas, Diabeo lui propose de revoir à la hausse ou à la baisse ses doses.

Le but de Diabeo est aussi de renforcer le lien médecin/patient grâce à une transmission automatique des résultats. Un outil d'analyse automatique est intégré: il alerte le professionnel en cas d'anomalies (hypo ou hyperglycémies, par exemple) trop fréquentes. 19 messages d'alertes différents sont définis.

Une première étude, Télédiab, a été menée de 2007 à 2009. Une baisse moyenne de 0,9% de l'HbA1c (l'hémoglobine glyquée, qui mesure rétrospectivement la concentration moyenne de glucose dans le sang sur les derniers mois) avait été enregistrée sur six mois sans augmentation du risque d'hypoglycémie et sans augmentation du temps médical (voir dépêche du 24 septembre 2009).

L'étude avait aussi montré l'intérêt des patients pour ce dispositif. A la fin de l'expérimentation, 70% des utilisateurs souhaitaient conserver Diabeo. C'est le cas d'Isabelle Solans, qui l'a utilisée pendant deux ans. "J'ai acheté un smartphone pour pouvoir utiliser Diabeo, après avoir testé l'application pendant quelques jours sur un téléphone prêté par le Dr Charpentier", assure-t-elle.

Elle témoigne du côté facilitateur de l'application, qui évite aux patients les calculs souvent complexes pour définir leur dose d'insuline, ainsi que de son côté "rassurant". "On se sent moins seul face à la maladie, même si ce n'est qu'une machine qui nous rappelle notre nombre d'hypoglycémies. C'est aussi rassurant de savoir que le diabétologue sera alerté en cas de problème", explique-t-elle. Un infirmier du Ceridt l'a ainsi contactée à deux reprises pendant l'expérimentation. "Nous avons redéfinis ensemble mes doses, chose que je n'aurais pas faite seule", ajoute la patiente.

La fin de Télédiab a été "très frustrante" pour elle. Elle utilise aujourd'hui un carnet électronique pour noter sa glycémie, mais il ne propose ni le calcul automatique des doses, ni le suivi à distance.

LANCEMENT D'UNE ETUDE MEDICO-ECONOMIQUE SUR 700 PATIENTS

Une nouvelle étude, baptisée Télésage, a été lancée cette année sous l'égide du groupe Sanofi. Elle doit permettre de valider l'intérêt médical et l'impact médico-économique de Diabeo. Le recrutement de 700 patients à l'HbA1c déséquilibrée a commencé en avril. L'objectif de Sanofi est d'obtenir sa prise en charge par l'assurance maladie (voir dépêche du 6 mai 2013) .

"C'est une des plus grandes études cliniques en télémédecine dans le diabète au monde", s'enthousiasme Mark Holdefehr, leader marketing télémédecine chez Sanofi Diabète. Les patients inclus dans l'étude seront suivis par 200 diabétologues hospitaliers et libéraux de toute la France, pour une durée de deux ans.

Lania Letaief, dont le diabète été diagnostiqué à l'âge de huit mois, fait partie des patients suivis dans le cadre de l'étude Télésage. Elle a rejoint le 13 août le dispositif suite à une hypoglycémie sévère ayant entraîné un traumatisme crânien.

Agée de 30 ans, elle n'avait jamais utilisé de carnet papier et affichait une glycémie très déséquilibrée. Aujourd'hui, elle remplit jour après jour les informations demandées sur son téléphone portable. "J'utilise Diabeo aussi naturellement que d'autres applications, comme Facebook. Et sortir mon téléphone portable plutôt qu'un carnet fait que je ne suis pas identifiée comme diabétique par mon entourage", témoigne la jeune femme. Après cinq semaines d'utilisation, elle assure déjà se sentir "mieux physiquement", alors que son corps "se réhabitue à avoir une glycémie normale".

L'étude Télésage a aussi pour but d'évaluer, à 12 et 24 mois, les ressources consommées ainsi que la satisfaction des patients et des médecins. "Télédiab nous a apporté une preuve de concept, explique Mark Holdefehr. Nous voulons maintenant étudier à plus grande échelle les bénéfices de Diabeo pour les patients et les équipes soignantes et préfigurer les impacts organisationnels de ce nouvel outil en vue de son remboursement."

Le Dr Guillaume Charpentier évalue son coût à environ 500 euros par an et par patient, somme qui couvrirait les postes d'infirmières pour le suivi médical à distance.

Un éventuel remboursement du dispositif devra aussi s'accompagner d'une réflexion sur la rémunération des diabétologues.

Ce sujet a obtenu le premier prix ex-aequo de la meilleure idée de reportage hospitalier 2013, lors du concours organisé en mai par l'APM auprès des visiteurs des salons de la santé et de l'autonomie à Paris. /mb

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