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E-santé

Comment un outil de télésuivi a permis au CH du Puy-en-Velay d'anticiper des arrivées aux urgences

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LE PUY-EN-VELAY (TICsanté) - Un outil numérique, adapté lors de la crise sanitaire, a permis le suivi d'un millier de patients à leur domicile, et au centre hospitalier (CH) du Puy-en-Velay d'anticiper d'éventuelles arrivées massives aux urgences.

L'outil utilisé est Memoquest, développé et commercialisé par Calmedica, qui repose sur un robot conversationnel (chatbot), capable de dialoguer par SMS avec des patients avant et après une hospitalisation, et d'alerter les équipes médicales en cas de besoin pour le suivi post-opératoire.

Cet outil "est implanté dans une centaine d'établissements" et a suivi jusqu'à présent "1 million de patients", a précisé Alexis Hernot, directeur et cofondateur de Calmedica, lors d'un entretien par visioconférence avec APMnews (site du groupe APM International dont fait partie TICsanté) fin juin. "Il assure notamment le suivi de tous les patients opérés en ambulatoire à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et est aussi utilisé par l'assurance maladie pour le suivi des patients Prado", a-t-il illustré.

L'hôpital du Puy-en-Velay, qui est l'établissement support du groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Haute-Loire, l'avait lui-même implanté avant le début de la crise épidémique, pour le suivi des patients en chirurgie ambulatoire.

Au début de la crise, "l'établissement a eu l'idée de l'utiliser pour faire le suivi des patients Covid, compte tenu du taux de réponse exceptionnel qui est entre 90% et 95%", précise Alexis Hernot.

Concrètement, "nous avons imaginé de transformer l'écriture des protocoles médicaux et la fréquence des SMS, les messages adressés par ce biais correspondant aux phases de surveillance des personnes à leur domicile", a expliqué Jean-Marie Bolliet, directeur du centre hospitalier, au cours du même entretien.

L'utilisation de ce développement spécifique apporté au logiciel s'est fondée sur une coopération avec les médecins de ville, débutée par une prise de contact avec le conseil départemental de l'ordre des médecins pour informer les médecins et leur demander d'enregistrer tous les cas ayant contracté potentiellement le coronavirus, a-t-il ajouté.

Un millier de patients et près de 60 médecins libéraux

En pratique, un mail est envoyé à l'ensemble des médecins libéraux avec un lien dans le message. Pour intégrer certains de ses patients, il suffit au médecin de cliquer sur ce lien. Une fois sa demande reçue, le médecin reçoit un identifiant et un mot de passe pour accéder au logiciel. "C'est nous qui enrôlons le médecin, puis le médecin (libéral ou hospitalier) qui enrôle ses patients", précise Jean-Marie Bolliet.

Si le patient qui présente des symptômes évocateurs d'un Covid-19 accepte de bénéficier d'un tel suivi en ambulatoire, il lui est remis un dépliant expliquant le fonctionnement et il lui est indiqué qu'il bénéficiera d'une téléconsultation à 7 jours. A partir du moment où il se voit intégré dans le dispositif, il reçoit un SMS tous les 3 jours, l'interrogeant sur son état de santé. Le cas échéant, il est orienté vers son médecin généraliste ou le centre 15, en fonction de sa réponse, détaille Cédric Ponton, directeur de la stratégie, du système d’information et du territoire du CH du Puy-en-Velay.

L'application a également permis d'identifier les professionnels de santé infectés sur le département avec un suivi particulier pour les personnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Depuis le 7 mars, date de lancement de cette application, "près d'un millier de patients ont été enrôlés dans ce suivi ambulatoire par SMS, soit par la cellule de coordination Covid de l'hôpital, soit par les 60 médecins généralistes qui se sont inscrits sur la plateforme".

Lors de l'installation de ce logiciel, "nous ne savions pas combien nous allions avoir de patients", observe CĂ©dric Ponton.

Au final, ce sont aussi environ 30% des médecins libéraux de la Haute-Loire, qui ont accepté de participer au dispositif. Les médecins "ont montré leur intérêt particulièrement pour des patients dont le domicile est un peu isolé et pour garder un lien avec des personnes qu'ils n'avaient pas forcément le temps de revenir voir deux ou trois jours après", constate le directeur du centre hospitalier, Jean-Marie Bolliet.

Source: CH du Puy-en-Velay

Pour le chef d'établissement, outre le lien posé "entre la médecine de ville et l'hôpital", la "grande force" du dispositif est de constituer "un outil d'anticipation assez performant" puisqu'il a permis à l'hôpital de pouvoir "anticiper les arrivées aux urgences". "Nous avons en effet constaté un décalage de deux à trois jours entre des déclarations de cas Covid sur le logiciel par les médecins de ville ou les médecins hospitaliers, et les arrivées", explique Jean-Marie Bolliet qui précise que ce constat s'est vérifié "tout au long des mois de mars et d'avril".

C'est aussi un outil de suivi épidémiologique qui "permet une vision claire de ce qui est en train de monter sur le territoire", affirme-t-il.

"Véritable longue vue" pour connaître l'évolution de l'épidémie, le logiciel a aussi permis à l'hôpital d'anticiper et d'envisager les déménagements nécessaires de services et les ouvertures de nouveaux lits de réanimation.

Des accès ont d'ailleurs été donnés, à leur demande, à la délégation territoriale de l'ARS et à la préfecture pour suivre l'évolution de l'épidémie en direct, sur la base de données ayant été anonymisées.

Les messages envoyés aux patients présents dans le dispositif ont aussi évolué en fonction de l'évolution des connaissances sur la maladie, précisent aussi les dirigeants. "Aujourd'hui, si un patient est positif, on lui explique qu'un agent de la CPAM va le contacter pour faire du contact tracing", souligne Jean-Marie Bolliet.

"L'hôpital du Puy-en-Velay a été le seul à utiliser Memoquest pour le suivi de patients Covid", souligne le directeur de Calmedica. "Notre plateforme peut être paramétrée en 24h pour effectuer n'importe quel suivi spécifique et toucher 95% de la population", souligne Alexis Hernot.

Le développement spécifiquement effectué sur Memoquest a coûté 3.500 euros à l'hôpital, a précisé son directeur Jean-Marie Bolliet, en estimant avoir "largement rentabilisé cet investissement" vu l'intérêt du dispositif.

L'hôpital a vu passer 700 personnes dans son poste médical avancé (PMA) et suivi donc 1.000 patients en ambulatoire. De l'ordre de 200 patients Covid+ ont été hospitalisés dans ses locaux, dont 18 en réanimation. L'hôpital, qui compte habituellement 8 lits de réanimation, a dû ouvrir une seconde unité.

Sabine Neulat Isard

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E-santé

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