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E-santé

Un malade chronique sur cinq a déjà téléchargé une application mobile de santé (enquête Le Lab e-Santé)

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PARIS, 4 juin 2015 (TICsanté) - Plus d'un malade chronique sur cinq (21,5%) a déjà téléchargé une application mobile de santé et près de la moitié d'entre eux estiment qu'elles sont devenues "incontournables" à leur santé, selon une enquête du Lab e-Santé présentée mercredi.

Le Lab e-Santé, nouveau nom de l'association Isidore, a conçu cette enquête consacrée aux malades chroniques en réponse à une étude de 2014, qui portait sur la santé mobile et les professionnels de santé (cf dépêche du 23 juillet 2014).

Cette enquête, auto-administrée sur le web, s'est déroulée du 20 février au 20 mars. Les réponses de 2.226 personnes de 18 ans et plus, résidant en France et touchées par une maladie chronique, ont été retenues. Les patients atteints de diabète sont les plus nombreux du panel (23,9%), suivi de ceux atteints d'hypertension (HTA, 8,2%) et de sclérodermie (7,3%).

"Les diabétiques sont des patients très connectés, ce qui explique leur part très importante", a expliqué le Dr Vincent Varlet, président du Lab e-Santé. Certaines données relatives à cette population ont donc été mises en exergue dans les réponses.

Sept répondants sur 10 (71%) sont équipés d'un smartphone ou d'une tablette, même les plus âgés (55% des 65 à 79 ans et 34% des 80 ans et plus). Un chiffre plus élevé que la moyenne des Français équipés de l'un de ces appareils (55%), qui pourrait s'expliquer par la nature de l'enquête, auto-administrée sur internet.

Pour autant, "être équipé ne signifie pas utiliser des applications mobiles de santé", souligne l'étude. 21,5% des malades chroniques ont déjà téléchargé une application mobile de santé (mApp), proportion qui passe à 42,3% pour les diabétiques et à 29,5% pour les personnes atteintes de rhumatismes inflammatoires chroniques. A l'inverse, seuls 8,3% des insuffisants rénaux, 10,6% des malades de la thyroïde et 11,1% des patients atteints d'arthrose ont déjà téléchargé une mApp.

"Il y a beaucoup d'applications pour les diabétiques, mais certaines maladies ont des taux de 'non-téléchargement' significatif car elles souffrent d'un réel déficit de l'offre", a observé Catherine Cerisey, vice-présidente du Lab e-Santé au titre du collège patients et directrice associée de Patients & Web.

Elle a observé que, comme la maladie, l'âge joue un rôle sur le taux de téléchargement: plus le patient est âgé, moins il est susceptible de télécharger une mApp. "C'est un facteur important, qui montre que les développeurs doivent réfléchir à l'inclusion", a souligné Catherine Cerisey.

Les malades chroniques n'ayant jamais téléchargé d'application mobile de santé déclarent, pour expliquer leur réticence, ne pas savoir ce qu'est une mApp (31% d'entre eux), ne pas en voir l'utilité (25%) et ne pas avoir trouvé une application correspondant à leurs attentes (14%). "Ces résultats montrent qu'il va falloir faire un travail sur la sémantique, mais aussi qu'il est important de se tourner vers le patient pour coconstruire les applications avec lui", a analysé Catherine Cerisey.

Parmi les malades n'ayant jamais téléchargé de mApp, 27% se déclarent "pas prêts" à le faire à l'avenir. 52% seraient prêts à télécharger une application conseillée par leur médecin et 24% par une personne atteinte de la même maladie.

Malgré cette attente de conseils de la part des médecins, "seuls 4,1% des répondants ayant téléchargé une application l'ont fait sur leur conseil", a noté Tatiana de Francqueville, vice-présidente du Lab e-Santé au titre du collège des éditeurs de contenus scientifiques et directrice du marketing de Global Média Santé.

Au Top 5 des mApps les plus téléchargées figurent les "carnets de suivi" (téléchargés par 39% des répondants, 60% des diabétiques), les applications d'informations sur la maladie (39% des répondants), d'actualités sur la santé (26%), les applications liées à des objets connectés (25%) et les bases de données sur les médicaments (22%).

Plus de la moitié (60%) des utilisateurs expliquent que les mApps les aident à "mieux gérer leur pathologie" et 44% disent qu'elles sont "utiles pour leur santé". Pour quatre utilisateur sur 10 et la moitié des diabétiques, elles sont même devenues "incontournables", montre l'étude.

"Si l'on regarde l'usage et non le téléchargement, on voit que les applications les plus utiles au quotidien sont les plus utilisées", a relevé Tatiana de Francqueville. Or, "beaucoup d'éditeurs ne réfléchissent pas suffisamment aux usages et veulent simplement mettre en avant leur contenu", a-t-elle ajouté. Ainsi, les applications d'information sur la maladie ne sont utilisées que par 27% des répondants, soit un recul de 12 points par rapport aux téléchargements.

UN ÉCHANGE FACILITÉ AVEC LE MÉDECIN

Plus de quatre utilisateurs sur 10 (42,5%) ont échangé avec leur médecin sur l'application qu'ils ont téléchargée. Il s'agit d'échanges "très concrets", note l'étude: 23% l'ont fait car c'est leur médecin qui leur a conseillé l'application, 11% lui en ont parlé pour que le médecin teste lui-même l'application, et surtout 51% ont échangé avec leur médecin sur les mesures ou données recueillies par l'application.

Parmi les 11,6% de malades chroniques qui possèdent déjà un objet connecté de santé, 47% disent partager les données de ces derniers avec leur médecin, principalement en lui montrant l'écran du smartphone ou de la tablette (47,5%). "La digitalisation permet avant tout d'enrichir la consultation", a assuré Laurent Mignon, vice-président du Lab e-Santé au titre du collège des agences et prestataires de services et directeur associé de LauMa communication. "Entrer dans la santé connectée, c'est entrer dans une meilleure relation avec son médecin" et non remplacer ce dernier, a-t-il ajouté.

Parmi les malades ne possédant pas d'objet connecté de santé, quatre sur 10 se déclarent prêts à en acheter un "dans l'année". Le tracker d'activité est le premier objet souhaité (30,8%), devant le glucomètre (22,8%) et l'auto-tensiomètre (18,4%).

mb/ab/

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