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E-santé

Maison d'arrêt d'Evreux : la télémédecine presque rentable en six mois

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PARIS, 23 avril 2014 (TICsanté) – La maison d'arrêt d'Evreux dispose depuis septembre d'une plateforme de télémédecine, en lien avec le centre hospitalier de la ville. Les détenus ont accès à des soins d'urgences et de dermatologie, ainsi qu'à un service de télédentisterie.

La plateforme e-Mergency est opérationnelle dans la maison d'arrêt d'Evreux depuis septembre 2013, après six mois de rodage. Elle permet de prendre en charge plusieurs types de pathologies en urgences, ainsi que des problèmes dermatologiques.

Sur les six premiers mois d'utilisation a plein rĂ©gime, 17 consultations de tĂ©lĂ©mĂ©decine ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, dont huit en dermatologie et quatre en psychiatrie. Ces quatre consultations ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans un contexte de tĂ©lĂ©rĂ©gulation : il s'agissait de vĂ©rifier si le dĂ©tenu pouvait attendre 24h avant de voir physiquement un psychiatre.

"17 consultations en six mois, 35 par an, ça ne parait pas très important, mais ça a un impact financier et technique majeur", a expliqué le Dr Arnaud Depil-Duval, chef de service Urgences-UHCD-USS au CH d'Evreux, lors des Journées Télésanté du Catel, fin mars.

Le coût moyen d'une extraction est estimé à 700 euros, a-t-il rappelé. Ce coût est dû à l'escorte policière ainsi qu'au transport en ambulance, supporté à 50% par l'établissement de santé et 50% par le ministère de la santé.

"Ces 17 consultations nous ont donc fait économiser 11.900 euros en six mois, et potentiellement 24.000 euros sur l'année", a calculé le Dr Depil-Duval.

Or, le coût de la plateforme (deux stations de visio-conférence, avec caméra HD, PC, logiciel, etc.) est de 14.000 euros. Les frais de fonctionnement et d'entretien sont de 2700 euros par an. "Notre investissement est presque remboursé en six mois", a souligné le responsable du projet.

Il a aussi rappelĂ© les avantages de la tĂ©lĂ©mĂ©decine : facilitĂ© d'organisation d'une consultation; amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© (en 2013, la maison d'arrĂŞt a connu une tentative d'Ă©vasion pendant une extraction); meilleure rĂ©activitĂ© en cas d'annulation de la consultation. 20% des extractions sont annulĂ©es au dernier moment, malgrĂ© les frais engagĂ©s.

Les dĂ©tenus bĂ©nĂ©ficient aussi, grâce Ă  ce système de bilans dentaires rĂ©alisĂ©s sur place. L'originalitĂ© du projet, c'est qu'il utilise d'autres compĂ©tences que celles du chirurgien dentiste : l'examen est rĂ©alisĂ© par un infirmier ou un aide-soignant, qui Ă  l'aide d'une camĂ©ra endo-buccale, transmet ses images et ses vidĂ©os au chirurgien dentiste.

"La Haute-Normandie est sous-dotée en chirurgiens dentistes, et ces patients ont des besoins très importants", a indiqué le Dr Hervé Moizan, dentiste au CHU de Rouen. Ces dépistages et bilans réalisés lors de l'incarcération sont particulièrement efficaces, a-t-il ajouté. "Le patient voit sur l'écran de visio-conférence l'état de sa bouche, alors qu'il est habituellement difficile de se rendre compte de son propre état dentaire".

Reste le problème de la rĂ©munĂ©ration des intervenants... "On utilise un biais, qui est la cotation C2", a expliquĂ© Arnaud Depil Duval. Il consiste, pour le mĂ©decin de la maison d'arrĂŞt, Ă  demander l'avis d'un spĂ©cialiste. Cela ne permet de facturer que la première consultation : le spĂ©cialiste ne peut pas coter de C2 s'il doit revoir le patient dans les 6 mois suivants. Le suivi est donc bĂ©nĂ©vole. Tout comme l'est la participation des chirurgiens dentistes au projet. /mb

La RĂ©daction
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