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19/04/2010   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Téléconsultation: la polyclinique des Alpes du Sud souhaite confirmer l'essai

PARIS, 19 avril 2010 (TICsanté) – Après un an d’expérimentation en soins orthopédiques postopératoires, la polyclinique des Alpes-du-Sud a pris goût à la téléconsultation. L’établissement devrait signer un contrat avec Orange avant l’été pour pérenniser le dispositif et l’étendre à tous ses services.

La téléconsultation par visioconférence est pratiquée depuis avril 2009 entre la polyclinique de Gap (Hautes-Alpes) et le centre de rééducation de l’Eau vive à Turriers (Alpes-de-Haute-Provence), distants de 30 kilomètres, en zone montagneuse. Son expérimentation est restée limitée aux patients de Jean-Loup Cartier et Alain Vanderweyen, chirurgiens orthopédistes.

Chaque site a été équipé d’un ensemble de visioconférence développé par la société Polycom, comprenant un boîtier avec caméra et haut-parleur incorporés, ainsi qu’un micro filaire et une télécommande. "La télécommande offre la possibilité de manier la caméra du site distant. Le médecin peut, par exemple, zoomer sur le genou du patient", précise Sylvain Perron, chef du projet à la polyclinique. Une sortie vidéo permet de retransmettre l’image sur une télévision à Turriers et sur un vidéoprojecteur à Gap.

Les patients du centre de Turriers sont encadrés par un médecin et un masseur-kinésithérapeute, qui assistent à distance le chirurgien de Gap. "Ca répond aux exigences d’une consultation de suivi postopératoire en orthopédie. Je peux vérifier la récupération normale des amplitudes articulaires, la force musculaire contre résistance ou la qualité de la marche", explique Jean-Loup Cartier. Le praticien considère néanmoins que le dispositif "fonctionne parce que ce sont des patients que l’on connaît déjà. Je ne suis pas sûr que la première prise de contact puisse se faire par visioconférence".

L’expérimentation a utilisé le réseau téléphonique pour transmettre le son et l’image entre les sites. Cette configuration a requis l’usage simultané d’au moins trois lignes. "On arrive à un rendu très intéressant, avec parfois une pixellisation partielle toutes les quatre ou cinq minutes, ou sur un mouvement brusque. Mais globalement, le niveau est à la hauteur", juge Sylvain Perron. Toutefois, une seule salle de l’établissement dispose du nombre de lignes téléphoniques nécessaires.

Les conditions matérielles ont depuis évolué favorablement, puisque le site de Turriers est devenu éligible à une connexion haut débit. "On est enfin entré dans le XXIème siècle", se réjouit-il. Le raccordement du centre de rééducation au réseau Adsl devrait accompagner la pérennisation du dispositif. Une extension aux centres hospitaliers de Gap, Marseille et Grenoble deviendrait alors envisageable.

La polyclinique des Alpes du Sud étudie actuellement une proposition d’Orange pour l’achat d’un nouvel équipement de visioconférence, plus mobile que l’existant. "C’est un meuble 'tout en un' sur roulettes, que l’on pourra déplacer d’un service à l’autre en le branchant simplement sur une prise Ethernet", indique-t-il. Les urologues auraient déjà fait part de leur intérêt pour ce dispositif. La polyclinique annoncera sa décision au mois de juin.

Le prix de ce nouveau dispositif sera compris entre 8.000 et 10.000 euros, auxquels s’ajouteront des frais de communication et de maintenance. En revanche, la polyclinique ne prévoit pas de coût supplémentaire pour former les utilisateurs. "C’est une technologie simple, facile à prendre en main. La contribution d’un technicien n’est pas nécessaire", estime-t-il.

Les frais inhérents à l’expérimentation ont jusqu’à présent été assumés par Orange, qui a gracieusement mis à disposition le matériel de téléconsultation et les lignes téléphoniques. L’opérateur participe au laboratoire d’évaluation de la télémédecine en territoires isolés (Letti).

Le Letti a été créé en 2008 à l’initiative du comité d’expansion Drac-Buëch-Durance, qui le finance à hauteur de 20%. Les autres contributeurs sont la Caisse des dépôts et consignations (40%), la délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (30%) ainsi que le conseil général des Hautes-Alpes (10%)./gb/ar

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