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19/09/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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"Ma santé 2022": de nouveaux services numériques pour professionnels de santé et patients

PARIS, 19 septembre 2018 (TICsanté) - La mise à disposition des professionnels de santé d'un "bouquet de services numériques" pour "gagner du temps médical" et la création d'un espace numérique personnel de santé pour les patients figurent parmi les principales mesures du volet numérique de la stratégie "Ma santé 2022" présentée le 18 septembre.

Le président de la République, Emmanuel Macron, et la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, ont présenté mardi leur stratégie de transformation du système de santé, intitulée "Ma santé 2022", comprenant une cinquantaine de mesures.

Cette stratégie entend s'appuyer sur le numérique pour améliorer l'organisation des soins et dégager du temps médical.

"Les outils numériques sont aujourd'hui insuffisants. Ils sont cloisonnés et laissent bien souvent le patient de côté. Une nouvelle architecture numérique est impérative", a analysé Emmanuel Macron.

"C'est pour cela que nous devrons nous doter dans les trois prochaines années d'une véritable offre de services numériques pour permettre aux patients et ceux qui les prennent en charge d'échanger des informations de manière totalement sécurisée", a-t-il annoncé.

La stratégie "Ma santé 2022" prévoit ainsi le développement d'un "bouquet de services numériques intégrés", avec un début de déploiement auprès des professionnels fin 2019, selon le dossier de presse du ministère des solidarités et de la santé.

Ce bouquet, accessible en mobilité, comprendra des outils de transmission sécurisée d'avis médicaux, de partage des données de santé via le dossier médical partagé (DMP), d'alertes et d'images ainsi qu'un service d'agendas partagés. Des outils d'e-prescription y seront disponibles pour une généralisation d'ici 2021.

Les professionnels pourront aussi accéder à un service de prise de rendez-vous en ligne, dont le ministère entend "systématiser" l'usage afin de diminuer le nombre de consultations non honorées, estimées à 100 millions par an.

"L'ensemble de ces services sera proposé dans un cadre d'interopérabilité renforcé et s'appuyant sur un identifiant unique du patient", a assuré le ministère des solidarités et de la santé.

La création d'un "espace numérique personnel de santé" pour les citoyens qui le souhaitent a également été annoncée d'ici 2022.

Cet espace devra permettre à l'usager d'accéder à ses données de santé (compte rendu d'hospitalisation, résultats d'examens, prescriptions dématérialisées, documents déposés dans le DMP), à des informations sur ses droits à l'assurance maladie, et à des informations sur l'offre de soins sur son territoire.

"Le dossier médical partagé (DMP) -qui va être déployé en novembre- sera la première brique de l'espace numérique de santé. Sur la base de cette brique nous allons agréger d'autres services à cet espace, au fur et à mesure, et permettre aux citoyens de le personnaliser et de se l'approprier de façon sécurisée. Ils auront un accès direct à leur dossier médical, à leur carnet de santé, à leur carnet vaccinal etc.", a précisé Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, interrogée par TICsanté.

Il comprendra aussi des conseils personnalisés pour la santé, des outils d'éducation et de prévention, et des outils de prise de rendez-vous pour la ville et l'hôpital.

"L'existence du compte Ameli (28 millions déjà ouverts) et la généralisation du DMP en novembre 2018 constitueront les premières pierres opérationnelles de cet espace numérique individuel", a précisé le ministère de la santé (voir dépêche du 18 septembre 2018).

Selon le calendrier de la stratégie "Ma santé 2022", les travaux pour concevoir ces espaces doivent débuter d'ici la fin 2019.

L'ensemble du volet "transformation numérique" de cette stratégie sera financé à hauteur de 500 millions d'euros, pour la ville et l'hôpital, mobilisés sur la période 2019-2022 au sein de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam).

"Pilotage national renforcé"

Le ministère des solidarités et de la santé a annoncé la création d'une "direction des services numériques du système de santé" pour "un pilotage renforcé" du numérique en santé. Il s'agit notamment de "favoriser les synergies" entre l'Etat, l'assurance maladie et les agences régionales de santé (ARS).

Cette "gouvernance forte" vise à répondre aux critiques formulées sur le manque de lisibilité et de visibilité de la stratégie française en matière d'e-santé (voir dépêche TICpharma du 20 avril 2018).

"Une structure va être créée au sein du ministère et elle sera en charge du pilotage de la transformation numérique dans les années qui viennent. Mission ou direction, peu importe, nous examinerons d'abord les profils. Ce qui est certain, c'est qu'une task force au sein du ministère va être créée, elle travaillera en lien très étroit avec la Cnam mais il s'agira d'un pilotage ministériel."

Cette gouvernance devra permettre d'assurer le "virage numérique" du système de santé selon "trois orientations majeures" détaillées par le ministère: "apporter des services utiles aux usagers", "développer le partage des informations de santé entre les professionnels" et "tirer profit de l'intelligence artificielle [...] tout en apportant aux citoyens la garantie d'un haut niveau de protection des données personnelles".

Plusieurs mesures de cette stratégie sont issues du rapport d'Annelore Coury et de Dominique Pon, pilotes du chantier numérique du plan de transformation du système de santé ouvert en mars (voir dépêche du 12 mars 2018). C'est le cas de la création d'un espace numérique de santé personnel et du bouquet de services aux professionnels.

Dans leur rapport final rendu en juin au gouvernement, les deux pilotes ont dressé le constat d'un usager "oublié" du virage numérique de santé, d'une "offre morcelée" pour les professionnels et d'un "déploiement incomplet" des outils et fonctionnalités nécessaires au développement de l'e-santé.

rm-wz/eh/ab/APMnews

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