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05/06/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Enovacom plaide pour l'interopérabilité des appareils biomédicaux

(Par Wassinia ZIRAR, à la Paris Healthcare Week)

PARIS, le 5 juin 2018 (TICsanté) - Lors d'une conférence organisée par l'éditeur de logiciels santé Enovacom à la Paris Healthcare Week, le 31 mai, les intervenants sont revenus sur l'importance d'assurer l'interopérabilité des appareils biomédicaux et des objets connectés de santé, afin d'optimiser les parcours de soins.

Baptisée "La santé connectée au service des patients: des appareils biomédicaux connectés à l'IoT, il n'y a qu'un pas", cette table ronde réunissait Jean-Baptiste Michon et David Fermet, tous les deux product managers chez Enovacom et Philippe Barbot, responsable des systèmes d'information (RSI) du centre hospitalier (CH) de Bagnols-sur-Cèze (Gard).

Les trois hommes ont insisté sur la nécessité de collecter et partager l'information des patients via les appareils biomédicaux pour optimiser les parcours de soins et faire gagner du temps au personnel soignant.

"Le but du partage d'information issue des appareils biomédicaux offre une meilleure prise en charge du parcours de soins mais cela permet également d'optimiser les budgets dans les hôpitaux. Au-delà, le gisement de données récoltées favorise également la médecine prédictive", a rappelé en introduction Jean-Baptiste Michon.

Du côté du patient, les apports d'une connexion et d'une interopérabilité des appareils biomédicaux seraient multiples: réduction du risque d'erreurs de retranscription manuelle, optimisation de la prise en charge médicale, identification du patient plus fiable, exhaustivité des données présentes dans le dossier patient et accessibilité immédiate aux informations patients.

A l'hôpital, le constat est le même et outre l'optimisation des coûts de gestion informatique, cela permettrait aux équipes d'avoir une plus grande maîtrise du parc informatique, de gagner en productivité et en temps mais également de faciliter les échanges entre les différentes interfaces.

"Les dispositifs médicaux connectés permettent au patient d'être acteur de son parcours de soins, aux soignants de bénéficier d'informations fiables, en temps réel, et les gisements de données favorisent, eux, la mise en place de nouvelles applications et de nouveaux usages", a-t-il complété.

Faire des appareils biomédicaux des "producteurs de données"

Pour rendre ces apports effectifs, Jean-Baptiste Michon a insisté sur l'importance "d'assurer la communication entre logiciels pour faciliter les échanges de données", condition sine qua non pour faire des appareils médicaux des "producteurs de données".

Ainsi, les intervenants ont appelé à une "urbanisation du système d'information (SI) de santé" qui passe par l'interfaçage du SI avec tout type d'appareils biomédicaux, l'intégration des données du patient dans le DPI ou les applications métier et la traçabilité de tous les événements centralisés en une seule interface.

"L'informatisation permet de générer de plus en plus de data et le volume de données devrait passer de 8 à 163 zettaoctets dans les dix prochaines années", a souligné David Fermet.

L'enjeu est "d'assurer la qualité de la donnée, d'accéder à la donnée du patient, de simplifier le partage et d'en garantir la confidentialité. Par ailleurs, la connexion des équipements renforce les transmissions des alarmes de seuil et facilite la maintenance."

Impliquer davantage le patient

De façon plus générale, si le rôle des technologies dans le cadre de l'amélioration du système de santé tend à s'affirmer, David Fermet a déploré qu'en 2018 "seuls 57% des patients" ont estimé que l'amélioration est rendue "probable" grâce aux technologies.

"Ce n'est pas hyper optimiste et c'est un constat cruel" car "beaucoup de choses évoluent, notamment grâce aux objets connectés de santé comme dans les secteurs de l'hospitalisation à domicile (HAD), par exemple, et cela continuera."

Si les Français ne sont pas encore convaincus, c'est parce qu'ils attendent des technologies qu'elles offrent des avancées en matière d'observance, de suivi médicamenteux ou encore de coopération entre différents corps de métiers, a-t-il commenté.

Pour lui, "la finalité, c'est la qualité des soins offerte mais il reste encore des efforts à accomplir en matière d'implication du patient".

Concernant la sécurité des appareils biomédicaux, si ceux qui sont utilisés "dans l'hôpital" sont sécurisés dès le protocole, les appareils biomédicaux implantables restent soumis à des risques d'attaques malveillantes et "les fabricants devront prendre des mesures pour les sécuriser", a averti Jean-Baptiste Michon.

Invité à livrer un retour d'expérience sur l'interopérabilité des appareils biomédicaux au CH de Bagnols-sur-Cèze, Philippe Barbot a, lui, salué le gain de temps et la sécurisation de la saisie des données permis.

Pour le responsable du SI hospitalier du Gard, l'objectif est désormais atteint avec l'élaboration d'une stratégie commune entre les services informatiques de l'hôpital et les équipes gestionnaires des appareils biomédicaux.

wz/gb/nc

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