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31/05/2018   Envoyer par mail Imprimer   1 commentaire
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L'informatisation du dossier médical achevée dans 70% des établissements (Atlas des SIH 2018)

(Par Wassinia ZIRAR et Raphaël MOREAUX)

PARIS, 31 mai 2018 (TICsanté) - Le dossier médical du patient est informatisé dans 70% des établissements de santé et 26% sont en cours d'informatisation, selon la dernière édition de l'Atlas des systèmes d'information hospitaliers (SIH) présentée le 30 mai lors de la Paris Healthcare Week.

La part des établissements ayant achevé l'informatisation du dossier patient a connu une hausse de 10 points par rapport à 2017, note-t-on (voir dépêche du 18 mai 2017). Ces résultats portent sur 1.538 établissement ayant renseigné l'observatoire des systèmes d'information de santé (oSIS).

L'atlas souligne une "très nette progression des résultats déclarés" dans les cliniques MCO (médecine, chirurgie et obstétrique) et les établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic).

Il relève aussi une plus forte intégration des résultats d'examens (laboratoire et imagerie) dans le dossier patient informatisé (DPI), avec des projets achevés dans 66% des établissements de santé, contre 56% en 2017.

L'Atlas des SIH est publié annuellement depuis 2013 par la direction générale de l'offre de soins (DGOS) en partenariat avec l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH), rappelle-t-on.

Au-delà du DPI, la dernière édition de l'atlas met en avant une dynamique d'informatisation du processus de soins qui "se poursuit mais reste stable" par rapport à 2017.

Les informatisations du dossier de soins et de la prescription de médicaments enregistrent une progression dans les établissements de santé en 2018, avec des hausses respectives de 5 et 6 points de la part des projets achevés (58% pour le dossier de soins et 71% pour la prescription de médicaments).

L'informatisation des prescriptions d'imagerie et d'analyses médicales connaissent la même hausse avec respectivement 6 points de progression pour l'imagerie (47% des établissements) et 5 points pour les analyses médicales (51% des établissements).

Plus de six établissements sur 10 ont également achevé l'informatisation de la gestion des blocs opératoires (63%, +6 points par rapport à 2017) et 58% ont terminé d'informatiser la gestion des lits (+5 points).

Concernant les dépenses consacrées au SIH, le chiffre est quasiment stable, avec en moyenne 1,72% du budget des établissement consacré à l'informatique, contre 1,7% précédemment. Plus de 4.660 équivalents temps plein (ETP) sont dédiés au SIH, pour une rémunération s'élevant à 0,9% des rémunérations totales des établissements.

Des responsables de la sécurité quasiment partout, mais à temps partiel

Sur 2.051 établissements de santé publics et privés, 96% indiquent avoir nommé une personne en charge de la sécurité des SI, dont 91% dans les établissements publics.

"En revanche, ce référent est très rarement (dans 7% des cas seulement) affecté à temps complet à la sécurité des SI", précise l'atlas. "Seuls se distinguent les CHU/CHR, où un responsable de la sécurité des SI (RSSI) est entièrement affecté à cette fonction dans 51% des cas", ajoute-t-il. En 2017, seuls 42% des CHU/CHR avaient nommé un RSSI à temps plein.

Peu de changements concernant l'externalisation de la fonction RSSI: comme en 2017, la fonction est externalisée auprès d'un tiers (groupement de coopération sanitaire -GCS- ou autre) dans 12% des structures et elle est mutualisée avec d'autres établissements dans 30% des cas, contre 25% en 2017.

Si 93% des établissements de santé ont déclaré s'être dotés d'une politique de sécurité du SI, l'atlas note que "les équipements biomédicaux connectés tardent à être inclus" dans cette politique.

Une cartographie des risques liés à l'informatique a par ailleurs été réalisée il y a moins d'un an dans 64% des établissements de santé (contre 63% en 2017).

L'atlas souligne que "des progrès restent à faire quant à la prise en compte systématique d'une analyse de risque préalable à toute introduction dans le système d'information d'une nouvelle application ou d'un nouvel équipement médical", avec seulement 28% des établissements qui déclarent procéder à cette analyse (24% en 2017).

L'autre point du volet sécurité concerne les échanges sécurisés entre les acteurs du système de santé et leur raccordement à l'espace de confiance MSSanté (messagerie sécurisée de santé) (voir dépêche du 2 janvier 2018). Alors qu'en 2017, cet espace rassemblait 860 établissements, il en comptabilise 1.030 en 2018.

Une offre industrielle en progression

L'édition 2018 de l'Atlas des SIH constate une progression de 5% du nombre de sociétés inscrites à l'observatoire du référencement des éditeurs de logiciels et des intégrateurs du monde de la santé (Relims) par rapport à 2017, avec 317 sociétés déclarées. Elles ont un effectif median stable à 16 personnes.

Ces sociétés proposent au total 864 logiciels sur le marché français, soit une hausse de 3% par rapport à l'année passée.

Plus de 70% d'entre elles visent les établissements sanitaires publics de grande taille (CHU/CHR). Le marché le moins couvert est celui de l'informatique des centres de santé et des maisons et pôles de santé pluriprofessionnels (24% des sociétés).

Enfin, près d'un tiers des sociétés (31%) sont "mono-clients" et s'adressent principalement aux CHU/CHR, aux professionnels de santé libéraux, aux établissements privés et aux établissements médico-sociaux.

L'édition 2018 de l'Atlas des systèmes d'information hospitaliers

wz-rm/gb

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Rédigé par: Francois.PESTY@Wanadoo.fr  le 03/06/2018 à 23:20
Vous relayez que selon la DGOS et l'ATIH l'informatisation du dossier médical serait « achevée dans 70% des établissements » et dans « 71% pour la prescription de médicaments ». C'est une plaisanterie. Je parlerais plutôt de « chefs d'oeuvre inachevés dans 71% des établissements ». En effet, j'ai pu interviewer de nombreux éditeurs de logiciels de production de soins englobant le circuit du médicament la semaine dernière lors de la « Paris Healthcare Week », dont les plus gros (Agfa Healthcare, Medasys, Maincare, SIB, Crossway Medical, Cerner, Evolucare, Expertiz Santé, Nexus...). Aucun n'a implémenté de « module d'aide à la conciliation médicamenteuse s'appuyant sur l'exploitation des données de l'historique des médicaments et accessoirement sur les données du dossier pharmaceutique. Faute d'être entrée dans les exigences attendues du référentiel de certification HAS des LAP hospitaliers (il ne prévoit qu'une dangereuse ressaisie par le médecin des ordonnances apportées par le patient, au risque d'erreurs de transcription que l'on ne tolérait plus chez les infirmières...) des erreurs médicamenteuses évitables aux conséquences gravissimes ne sont toujours pas interceptées et se produisent encore tous les jours dans nos hôpitaux. Ils sont nombreux comme Emile à en mourir : www.optimiz-sih-circ-med.fr/Pages/Actu.html#26 La conciliation constitue pourtant la première étape de la prescription du médicament (recenser tous les médicaments pris ou à prendre par le patient entrant à l'hôpital, avant toute nouvelle modification de la prescription). Alors comment parler de prescription achevée sans commencer par le commencement ? Les éditeurs sont plus excités à l'idée de mettre en oeuvre les fonctionnalités qui accompagneront le 9 février 2019 la mise en place de l'usine à gaz de la sérialisation de masse pharmaceutique, inutile (il n'y a pas de médicaments contrefaits en France dans le circuit légal : ni chez les industriels fabricants, ni chez les grossistes répartiteurs, ni en officine de ville, ni dans les PUI). La sérialisation protègera virtuellement les profits des firmes, mais pas les patients d'une erreur médicamenteuse au moment de l'administration : www.optimiz-sih-circ-med.fr/Pages/Actu.html#29. Pour l'éviter, c'est la lecture code barres de chaque dose de médicaments au lit du malade et au chevet des résidents qu'il aurait fallut déployer. Les USA ont déployés ces deux barrières systémiques à l'erreur médicamenteuse dans tous leurs lits hospitaliers et comptent depuis par milliers (16 760 entre 2011 et 2014) les décès évités : www.ahrq.gov/professionals/quality-patient-safety/pfp/interimhacrate20... ; Idem pour l'aide informatique pour la préparation infirmière des doses à administrer et l'étiquetage des perfusions ou des solutions buvables dont ils se sont jusqu'ici désintéresser, laissant l'IDE préparer sa tambouille sur un coin de table sans jamais rien tracer dans le dossier patient des tâches qu'elle effectue pour cette PDA, parfois même sans sortir sa calculette et en persistant à piocher dans des piles d'étiquettes patients imprimées aux admissions, au risque de se tromper de patient... Pourtant, le cap est fixé : www.optimiz-sih-circ-med.fr/Pages/Actu.html#27 Rares sont les éditeurs qui couvrent ce champ de fonctionnalités. Dire que la DGOS a abandonné voilà déjà des années son projet qu'elle avait de certifier ou d'accréditer les logiciels de production de soins, au motif que les éditeurs ne venaient pas aux réunions. Pauvre régulation !
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