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01/03/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Agfa Healthcare mise sur "l'effet taille" pour résister à la concurrence dans les GHT

IVRY-SUR-SEINE (Val-de-Marne), 1er mars 2018 (TICsanté) - Le directeur commercial d'Agfa Healthcare, Aïssa Khelifa, a expliqué dans un entretien accordé à TICsanté "miser sur l'effet taille" d'Agfa et sur sa présence dans les établissements de santé pour figurer parmi les "quatre ou cinq éditeurs" qui survivront, selon lui, à la concentration du marché causée par la création des groupements hospitaliers de territoire (GHT).

La mutualisation de la fonction informatique au sein des 135 GHT créés en 2016 présage une dynamique de concentration de l'offre en logiciels de systèmes d'information hospitaliers (SIH), actuellement caractérisée en France par la grande diversité des éditeurs existants (voir dépêche du 4 avril 2016).

Les années qui viennent s'annoncent "difficiles" pour les éditeurs, a observé Aïssa Khelifa. "On a tendance à croire que la concentration du marché avec les GHT va apporter très rapidement du CA [chiffre d'affaires] supplémentaire. Du CA c'est probable, mais de la rentabilité, ce n'est pas sûr, car aujourd'hui les offres sortent à des niveaux de prix très bas", a-t-il poursuivi.

Les offres à bas prix, réalisées par certains éditeurs pour "arracher des parts de marché", "ont tendance à perturber l'équilibre financier du marché, qui était déjà assez médiocre", a-t-il souligné.

Au-delà du niveau de qualité des outils informatiques proposés, il a pointé le risque de disparition des éditeurs qui n'ont pas d'établissements supports de GHT parmi leurs clients, ou qui n'ont pas une part de marché suffisante sur l'hospitalisation publique. Il a expliqué "ne pas croire" à l'arrivée de nouveaux entrants qui seraient déjà éditeurs dans d'autres domaines d'activité, ou dans d'autres pays.

Il pointe toutefois l'éventualité de nouveaux entrants par le biais de rachat d'opérateurs existants. Sur ce point, il a déclaré qu'Agfa "pourrait racheter de manière opportuniste n'importe quel opérateur" car l'entreprise "a vocation à être un consolidateur du marché".

Afin de traverser cette période d'instabilité sur le marché, Agfa Healthcare compte sur sa position de "plus gros éditeur de systèmes d'information de santé en Europe", avec près de 600 millions d'euros de CA réalisés sur ce segment en 2017.

Le portefeuille d'Agfa Healthcare comprend notamment des systèmes d'information de radiologie (RIS), des systèmes de communication d'archives d'images (Pacs), le dossier patient informatisé (DPI) Orbis*, des logiciels de gestion administrative du patient et de gestion électronique des documents (GED), et des logiciels de gestion des laboratoires de biologie.

"Nous sommes en train de finaliser la filialisation de notre activité IT et de remettre toute la partie imagerie, films et modalités, dans la maison mère", a expliqué Aïssa Khelifa.

Agfa Healthcare est présent en France dans 42 établissements de santé, principalement publics, et dans "13 établissements supports de GHT", dont les CHU de Toulouse et de Nice, a-t-il indiqué. A Nice, l'éditeur assure l'informatisation du circuit du médicament, alors qu'à Toulouse, le DPI Orbis* est déployé avec le périmètre fonctionnel "le plus large" en France.

Suivi des déploiements à l'AP-HP

Le client le plus emblématique d'Agfa Healthcare reste l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), engagée depuis 2008 avec l'éditeur pour le déploiement d'Orbis*.

Après un premier marché décroché sur la période 2008-2015, un nouveau contrat, signé en 2016 et portant sur quatre ans (2016-2020), prévoit la généralisation du SI patient à l'ensemble des 39 hôpitaux de l'AP-HP, rappelle-t-on (voir dépêche du 12 mai 2016).

Si Aïssa Khelifa a reconnu des "débuts difficiles" sur ce projet, il a assuré que les déploiements suivaient désormais le calendrier convenu avec l'AP-HP. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de crispation de temps en temps, mais c'est un projet énorme en taille, de loin le plus gros projet européen en termes de nombre d'opérateurs connectés, avec toute la difficulté que ça représente", a-t-il analysé.

En janvier 2018, les 10.000 consultations simultanées de l'outil ont été atteintes. Les derniers "grands challenges" sont le déploiement d'Orbis* à l'hôpital Robert-Debré et à l'Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) à Paris. Ce dernier est un client historique de l'éditeur Medasys, utilisateur du DPI DxCare*, rappelle-t-on.

Un site internet, ouvert en décembre 2017 par la DSI de l'AP-HP permet de consulter à tout moment l'état d'avancement du déploiement d'Orbis* et de ses différents modules dans les hôpitaux de l'AP-HP.

Avec ce chantier, Agfa Healthcare bénéficie des apports de la communauté médicale de l'AP-HP en termes de paramétrages de l'outil et de développement de modules complémentaires, a relevé Aïssa Khelifa. "L'AP-HP a développé 82 dossiers de spécialités très bien faits, sur la base des formulaires de paramétrage d'Orbis*, et nous sommes en cours de discussion pour voir comment utiliser ces dossiers chez nos autres clients", a-t-il confié.

Premier opérateur sur la biologie médicale

Pour assurer sa pérennité, l'éditeur compte aussi sur la montée en puissance de son offre sur les systèmes d'information des laboratoires de biologie médicale. Il s'affiche depuis quelques semaines comme "premier opérateur" du marché, grâce à son outil Hexalis*, qui détient "30% de part de marché dans le secteur libéral" et "plus de 1.400 laboratoires équipés".

Sur le secteur public, "nous avons une soixantaine d'établissements équipés, dont plusieurs pivots de GHT", a observé Aïssa Khelifa.

L'éditeur a par ailleurs annoncé en janvier 2018 que son serveur d'échanges de résultats d'imagerie Bioserveur* a rejoint l'espace de confiance MSSanté (messagerie sécurisée de santé), et permet donc à tous ses utilisateurs d'échanger des comptes rendus de biologie dans les conditions de sécurité prévues par la loi.

"Grâce à Bioserveur* les systèmes informatiques de laboratoire sont en mesure de transmettre des comptes rendus structurés CDA R2 de niveau 3 en s'appuyant sur la terminologie LoINC", s'est félicité l'éditeur.

Bioserveur* est notamment utilisé dans le cadre des programme Territoire de soins numérique (TSN) en Ile-de-France et en Bourgogne-Franche-Comté pour sa capacité à transmettre des informations structurées entre professionnels de santé.

"C'est un axe très important de notre activité que l'on veut pouvoir répliquer dans d'autres contextes que celui des TSN, notamment dans les GHT où la mutualisation de la biologie est un enjeu majeur", a expliqué Aïssa Khelifa.

En 2017, Bioserveur* a diffusé plus de 14 millions de comptes rendus de biologie entre professionnels, établissements de santé et patients.

rm/ab

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